Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Affaire C-612/18 P: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 19 mars 2020 — ClientEarth / Commission européenne [Pourvoi – Accès aux documents des institutions – Règlement (CE) n° 1049/2001 – Article 4, paragraphe 1, sous a), troisième tiret, et paragraphe 6 – Exceptions au droit d’accès – Protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales – Documents établis par le service juridique de la Commission européenne concernant le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États ainsi que le système juridictionnel des investissements dans les accords commerciaux de l’Union européenne – Refus partiel d’accès]
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel d'accès de la Commission à des documents juridiques relatifs aux mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et au système juridictionnel des investissements (ICS). La Cour confirme que la Commission peut invoquer l'exception de protection des relations internationales (article 4, §1, a), 3e tiret du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à des avis juridiques, même partiellement, dès lors que leur divulgation porterait atteinte à la position de négociation de l'Union. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents en matière de politique commerciale et la marge d'appréciation des institutions pour protéger l'intérêt public international.
19 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0406
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#PG contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire – Procédures communes pour l’octroi de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46, paragraphe 3 – Examen complet et ex nunc – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif – Pouvoirs et devoirs de la juridiction de première instance – Absence de pouvoir de réformation des décisions des autorités compétentes en matière de protection internationale – Réglementation nationale prévoyant une obligation de statuer dans un délai de 60 jours.#Affaire C-406/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, combiné à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Il précise que le droit à un recours effectif exige que le juge national, saisi d'un recours contre une décision de rejet d'une demande de protection internationale, dispose du pouvoir de réformer cette décision, y compris en accordant lui-même la protection, et non de seulement l'annuler. Une réglementation nationale qui limite ce pouvoir ou impose un délai de jugement trop court, comme un délai de 60 jours, peut compromettre l'examen complet et ex nunc requis par le droit de l'Union.
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#LH contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-564/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé par un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas le lien suffisant entre ce demandeur et ledit pays. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020.#Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo contre BP e.a.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI.#Affaire C-234/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Il juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation d'avoirs illégalement acquis qui sont engagées en l'absence d'une condamnation pénale définitive, ces dernières relevant de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cette décision délimite le cadre européen applicable aux procédures de confiscation dites "non fondées sur une condamnation".
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020.#Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo contre BP e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI.#Affaire C-234/18.
Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile ou administrative qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive. En conséquence, une procédure nationale de confiscation des avoirs illégalement acquis, engagée en l'absence de toute condamnation pénale, relève du droit national et non du cadre harmonisé par la directive.
19 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0103
19 mars 2020
Affaires jointes C-103/18 et C-429/18: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 mars 2020 (demandes de décision préjudicielle du Juzgado Contencioso-Administrativo n° 8 de Madrid, Juzgado Contencioso-Administrativo n° 14 de Madrid — Espagne) — Domingo Sánchez Ruiz (C-103/18), Berta Fernández Álvarez e.a. (C-429/18) / Comunidad de Madrid (Servicio Madrileño de Salud) (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clause 5 – Notion de «contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs» – Non-respect par l’employeur du délai légal imparti pour pourvoir définitivement le poste occupé provisoirement par le travailleur à durée déterminée – Prorogation implicite d’année en année de la relation de travail – Occupation par un travailleur à durée déterminée du même poste dans le cadre de deux nominations consécutives – Notion de «raisons objectives» justifiant le renouvellement de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Respect des motifs de recrutement prévus par la réglementation nationale – Examen concret révélant que le renouvellement successif de relations de travail à durée déterminée vise à couvrir des besoins permanents et durables de l’employeur en personnel – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Procédures de sélection visant à pourvoir de manière définitive les postes occupés provisoirement par des travailleurs à durée déterminée – Transformation du statut des travailleurs à durée déterminée en «personnel à durée indéterminée non permanent» – Octroi au travailleur d’une indemnité équivalente à celle versée en cas de licenciement abusif – Applicabilité de l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée nonobstant le fait que le travailleur a consenti aux renouvellements successifs de contrats à durée déterminée – Clause 5, point 1 – Absence d’obligation pour les juridictions nationales de laisser inappliquée une réglementation nationale non conforme)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (19 mars 2020) précise les conditions dans lesquelles l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs dans le secteur public espagnol constitue un abus au sens de la clause 5 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que le simple respect des motifs légaux de recrutement ne suffit pas à justifier des renouvellements successifs si ceux-ci couvrent en réalité des besoins permanents et durables de l'employeur. Elle indique également que les mesures nationales de prévention et de sanction des abus, comme la transformation en "personnel à durée indéterminée non permanent" ou l'octroi d'une indemnité, doivent être effectives et dissuasives, sans que le consentement du travailleur aux renouvellements ne fasse obstacle à la constatation de l'abus.
19 mars 2020
Affaire C-406/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — PG / Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal (Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire – Procédures communes pour l’octroi de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46, paragraphe 3 – Examen complet et ex nunc – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif – Pouvoirs et devoirs de la juridiction de première instance – Absence de pouvoir de réformation des décisions des autorités compétentes en matière de protection internationale – Réglementation nationale prévoyant une obligation de statuer dans un délai de 60 jours)
L'arrêt C-406/18 de la CJUE précise que l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, lu à la lumière de l'article 47 de la Charte, impose au juge national saisi d'un recours contre une décision en matière de protection internationale de procéder à un examen complet et ex nunc des faits et des éléments de droit, ce qui implique qu'il puisse réformer la décision administrative. Il s'oppose donc à une réglementation nationale qui limite le pouvoir du juge de première instance à un simple contrôle d'annulation, sans pouvoir substituer sa propre décision à celle de l'autorité administrative, et ce, même en présence d'un délai de jugement de 60 jours.
19 mars 2020
Décision d’exécution de la Commission Du 19 Mars 2020 rectifiant la décision d’exécution de la Commission du 25 juin 2019 relative à la publication au Journal officiel de l’Union européenne d’une demande de modification du cahier des charges d’une dénomination du secteur vitivinicole visée à l’article 105 du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil [Dealurile Sătmarului (IGP)] 2020/C 100/06
Cette décision d'exécution de la Commission européenne rectifie une erreur matérielle dans la publication antérieure de la demande de modification du cahier des charges de l'indication géographique protégée (IGP) « Dealurile Sătmarului » (Roumanie). Elle assure la correcte information du public et des opérateurs économiques sur la procédure de modification en cours, conformément au règlement (UE) n° 1308/2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles.
19 mars 2020
Décision (UE) 2020/414 (version consolidée)
19 mars 2020
Affaire C-234/18: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad — Bulgarie) — Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo / BP, AB, PB, «Тrast B» ООD, «Agro In 2001» EOOD, «ACounT Service 2009» EOOD, «Invest Management» OOD, «Estate» OOD, «Bromak» OOD, «Bromak Finance» EAD, «Viva Telekom Bulgaria» EOOD, «Balgarska Telekomunikationna Kompania» AD, «Hedge Investment Bulgaria» AD, «Kemira» OOD, «Dunarit» AD, «Technologichen Zentar-Institut Po Mikroelektronika» AD, «Еvrobild 2003» EOOD, «Тechnotel Invest» AD, «Ken Trade» EAD, «Konsult Av» EOOD, Louvrier Investments Company 33 SA, EFV International Financial Ventures Ltd, Interv Investment SARL, LIC Telecommunications SARL, V Telecom Investment SCA, V2 Investment SARL, Empreno Ventures Ltd (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-234/18) précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive, et que de telles mesures relèvent de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt délimite donc le cadre européen applicable aux procédures de confiscation sans condamnation pénale, en distinguant le régime de la directive de celui de la décision-cadre.
19 mars 2020
Règlement d’exécution (UE) 2020/423 de la Commission du 19 mars 2020 modifiant le règlement (CE) no 1010/2009 en ce qui concerne les arrangements administratifs avec les pays tiers relatifs aux certificats de capture des produits de la pêche
Ce règlement d'exécution modifie les modalités administratives encadrant les certificats de capture pour les produits de la pêche importés de pays tiers. Il vise à simplifier et harmoniser les procédures de vérification documentaire, notamment via la dématérialisation des échanges, afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Pour le praticien français, ce texte actualise les obligations de contrôle applicables aux importateurs et aux autorités compétentes.
19 mars 2020
Règlement d’exécution (UE) 2020/416 du Conseil du 19 mars 2020 mettant en œuvre le règlement (UE) no 270/2011 concernant des mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes, entités et organismes au regard de la situation en Égypte
Ce règlement d'exécution met à jour la liste des personnes et entités visées par des mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction de mise à disposition de fonds) dans le cadre de la situation en Égypte. Il modifie l'annexe du règlement (UE) n° 270/2011 en supprimant certaines entrées et en actualisant les motifs d'inscription de personnes physiques et morales. Pour un professionnel du droit français, ce texte impose une obligation de vérification des listes actualisées pour le respect des sanctions financières applicables aux avoirs détenus en France.
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 mars 2020.#Domingo Sánchez Ruiz et Berta Fernández Álvarez e.a. contre Comunidad de Madrid (Servicio Madrileño de Salud).#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clause 5 – Notion de “contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs” – Non-respect par l’employeur du délai légal imparti pour pourvoir définitivement le poste occupé provisoirement par le travailleur à durée déterminée – Prorogation implicite d’année en année de la relation de travail – Occupation par un travailleur à durée déterminée du même poste dans le cadre de deux nominations consécutives – Notion de “raisons objectives” justifiant le renouvellement de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Respect des motifs de recrutement prévus par la réglementation nationale – Examen concret révélant que le renouvellement successif de relations de travail à durée déterminée vise à couvrir des besoins permanents et durables de l’employeur en personnel – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Proc��dures de sélection visant à pourvoir de manière définitive les postes occupés provisoirement par des travailleurs à durée déterminée – Transformation du statut des travailleurs à durée déterminée en “personnel à durée indéterminée non permanent” – Octroi au travailleur d’une indemnité équivalente à celle versée en cas de licenciement abusif – Applicabilité de l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée nonobstant le fait que le travailleur a consenti aux renouvellements successifs de contrats à durée déterminée – Clause 5, point 1 – Absence d’obligation pour les juridictions nationales de laisser inappliquée une réglementation nationale non conforme.#Affaires jointes C-103/18 et C-429/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs pour couvrir des besoins permanents et durables constitue un abus, même si le travailleur y a consenti. Elle juge que le non-respect par l'employeur du délai légal pour pourvoir définitivement un poste, entraînant une prorogation implicite du contrat, ne constitue pas une "raison objective" justifiant le renouvellement. En conséquence, les États membres doivent prévoir des mesures effectives pour sanctionner ces abus, comme la transformation du contrat en contrat à durée indéterminée ou l'octroi d'une indemnité équivalente à un licenciement abusif, sans que les juges nationaux soient tenus de laisser inappliquée une réglementation nationale contraire.
19 mars 2020
Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#LH contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-564/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas si ce pays offre effectivement une protection. Elle a également estimé qu'un délai de huit jours pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision impose donc aux États membres de garantir un contrôle juridictionnel approfondi et des délais raisonnables pour les recours.
19 mars 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9764 — Red Rock Power/Capman Infra Lux Management/NH-Amundi Asset Management/JV) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 100/02
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant la création d'une entreprise commune par Red Rock Power, Capman Infra Lux Management et NH-Amundi Asset Management. Cette décision, fondée sur le règlement européen sur les concentrations, autorise l'opération sans condition, car elle ne soulève pas de problème de concurrence significatif sur le marché pertinent. Le texte est pertinent pour l'Espace économique européen (EEE).
19 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0612_INF
19 mars 2020
Affaire C-564/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — LH / Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal (Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui prévoit l'irrecevabilité d'une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays où il n'est pas exposé à la persécution ou qui offre une protection suffisante. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur le recours contre une telle décision d'irrecevabilité est contraire au droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
19 mars 2020
Décision (PESC) 2020/418 du Conseil du 19 mars 2020 modifiant la décision 2011/172/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes, entités et organismes au regard de la situation en Égypte
Cette décision du Conseil prolonge et actualise les mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction de mise à disposition de fonds) visant des personnes responsables de détournements de fonds publics en Égypte. Elle maintient la pression sur les individus et entités impliqués dans ces détournements, tout en révisant la liste des personnes ciblées pour tenir compte des évolutions juridiques et procédurales.
19 mars 2020