Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9749 — Glencore Energy UK/Ørsted LNG Business) Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 72/06
Cette notification préalable concerne le projet de concentration par lequel Glencore Energy UK envisage d'acquérir le contrôle exclusif de l'activité GNL d'Ørsted. La Commission européenne indique que cette opération est susceptible d'être examinée selon la procédure simplifiée de contrôle des concentrations, ce qui signifie qu'elle ne soulève pas de problèmes de concurrence majeurs. Le texte informe les tiers intéressés de la possibilité de présenter leurs observations sur cette opération.
5 mars 2020
Conclusions de l'avocat général M. E. Tanchev, présentées le 5 mars 2020.#SC contre Eulex Kosovo.#Pourvoi – Clause compromissoire – Personnel des missions internationales de l’Union européenne – Concours interne – Non-renouvellement d’un contrat de travail – Acte détachable du contrat.#Affaire C-730/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions sur l'affaire C-730/18 P, précise la distinction entre les actes contractuels et les actes administratifs unilatéraux dans le cadre des missions internationales de l'UE, comme Eulex Kosovo. L'avocat général considère que la décision de non-renouvellement d'un contrat de travail du personnel de ces missions constitue un acte détachable du contrat, relevant ainsi de la compétence du juge de l'Union pour en apprécier la légalité. Cette interprétation élargit la protection juridictionnelle des agents contractuels des missions internationales de l'UE en France et dans les États membres.
5 mars 2020
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9789 — CMA CGM/CMP/Terminal Link) Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 72/08
Cette notification préalable concerne le projet de concentration par lequel CMA CGM et CMP (filiale de China Merchants Port Holdings) acquièrent le contrôle conjoint de Terminal Link, une société active dans la gestion de terminaux portuaires. L'affaire est susceptible d'être traitée selon la procédure simplifiée de la Commission européenne, ce qui indique que l'opération ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs. Ce texte intéresse les professionnels du droit français car il implique un acteur majeur du transport maritime français (CMA CGM) et une opération de concentration soumise au contrôle européen.
5 mars 2020
Conclusions de l'avocat général M. E. Tanchev, présentées le 5 mars 2020.#Commission européenne contre Roumanie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme – Directive (UE) 2015/849 – Absence de transposition et/ou de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire.#Affaire C-549/18.
La Cour de justice est saisie par la Commission européenne d'un recours en manquement contre la Roumanie pour défaut de transposition de la directive 2015/849 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. L'avocat général propose de constater le manquement et d'appliquer l'article 260, paragraphe 3, TFUE pour condamner l'État membre au paiement d'une somme forfaitaire, sans qu'il soit nécessaire de prouver un préjudice concret. Cette affaire illustre le mécanisme de sanction automatique en cas de non-communication des mesures de transposition d'une directive adoptée selon une procédure législative.
5 mars 2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2020.#OPR-Finance s.r.o. contre GK.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2008/48/CE – Contrats de crédit aux consommateurs – Article 8 – Obligation de vérification par le prêteur de la solvabilité du consommateur – Réglementation nationale – Opposabilité de la prescription à l’exception de nullité du contrat soulevée par le consommateur – Article 23 – Sanctions – Caractère effectif, proportionné et dissuasif – Juge national – Examen d’office du respect de ladite obligation.#Affaire C-679/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), même en l'absence de contestation du consommateur. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit, lorsqu'elle prive le consommateur de la possibilité de se prévaloir de la violation de cette obligation, est contraire au droit de l'Union si elle n'est pas effective, proportionnée et dissuasive au sens de l'article 23 de la directive.
5 mars 2020
Règlement (UE) 2020/358 (version consolidée)
5 mars 2020
Règlement (UE) 2020/359 (version consolidée)
5 mars 2020
Décision de la Commission du 04/03/2020 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.9703 - SCP / REAL) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)
Cette décision de la Commission européenne, adoptée le 4 mars 2020, autorise la concentration entre SCP et REAL dans le secteur de la gestion d'actifs immobiliers, la jugeant compatible avec le marché intérieur au sens du règlement (CE) n° 139/2004. Elle conclut que l'opération, notifiée sous le numéro M.9703, n'entraverait pas de manière significative une concurrence effective sur le marché concerné. Pour un professionnel du droit français, cette décision constitue une référence en matière de contrôle des concentrations dans le secteur immobilier, confirmant l'absence d'atteinte à la concurrence.
4 mars 2020
Règlement d’Exécution (UE) 2020/359 de la Commission du 4 mars 2020 modifiant le règlement (UE) no 1178/2011 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l’aviation civile conformément au règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Ce règlement d'exécution modifie les exigences techniques et procédures administratives applicables au personnel navigant de l'aviation civile, notamment en ce qui concerne les licences, les qualifications et les conditions de délivrance des certificats médicaux. Il vise à harmoniser et actualiser les règles de l'UE pour renforcer la sécurité aérienne, en tenant compte des évolutions techniques et des retours d'expérience. Pour un professionnel du droit français, ce texte implique une mise à jour des références réglementaires nationales transposant le droit européen de l'aviation.
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 mars 2020.#Centraal Justitieel Incassobureau, Ministerie van Veiligheid en Justitie (CJIB) contre Bank BGŻ BNP Paribas S.A.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2005/214/JAI – Reconnaissance et exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales – Transposition incomplète d’une décision-cadre – Obligation d’interprétation conforme du droit national – Portée.#Affaire C-183/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à la décision-cadre 2005/214/JAI relative à la reconnaissance et à l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales, même en cas de transposition incomplète. Elle juge que le juge national doit interpréter son droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de l'objectif de cette décision-cadre, afin d'en assurer l'effet utile. Cette obligation s'impose pour garantir l'efficacité de la coopération judiciaire en matière pénale, sans toutefois pouvoir conduire à une interprétation contra legem du droit national.
4 mars 2020
Proposition de DÉCISION DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relative à une Année européenne du rail (2021)
Cette proposition de décision vise à désigner 2021 comme l'Année européenne du rail afin de promouvoir le transport ferroviaire comme un mode de transport durable, innovant et sûr, en ligne avec les objectifs du Pacte vert pour l'Europe. Elle prévoit des actions de sensibilisation, des campagnes d'information et des événements à l'échelle de l'Union pour encourager l'utilisation du rail, tant par les voyageurs que pour le fret. Pour un professionnel du droit français, ce texte annonce un cadre incitatif et non contraignant, mais qui pourrait influencer les politiques nationales de mobilité et les réglementations ferroviaires.
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 mars 2020.#CSTP Azienda della Mobilità SpA contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Aides d’État – Entreprise exploitant des réseaux de liaisons par autobus dans la région de Campanie (Italie) – Compensation pour des obligations de service public versée par les autorités italiennes à la suite d’une décision du Consiglio di Stato (Conseil d’État, Italie) – Décision de la Commission européenne déclarant la mesure d’aide illégale et incompatible avec le marché intérieur.#Affaire C-587/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de CSTP Azienda della Mobilità SpA contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État illégale et incompatible les compensations versées par les autorités italiennes pour des obligations de service public de transport par autobus. L'arrêt confirme que le simple respect d'une décision de justice nationale, ici du Consiglio di Stato, ne suffit pas à écarter la qualification d'aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, et rappelle la primauté du contrôle de la Commission sur les mesures étatiques, même ordonnées par une juridiction.
4 mars 2020
Règlement (UE) 2011/517
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 4 mars 2020.#Teritorialna direktsia « Severna morska » kam Agentsia Mitnitsi contre « Schenker » EOOD.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (UE) no 952/2013 – Soustraction à la surveillance douanière – Vol de marchandises placées sous le régime de l’entrepôt douanier – Article 242 – Responsable de la soustraction – Titulaire de l’autorisation d’entrepôt douanier – Sanction pour infraction à la réglementation douanière – Article 42 – Obligation de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes – Cumul avec une sanction pécuniaire – Proportionnalité.#Affaire C-655/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le titulaire d'une autorisation d'entrepôt douanier est responsable de la soustraction à la surveillance douanière de marchandises volées dans cet entrepôt, même en l'absence de faute de sa part. Elle juge que l'obligation de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes, cumulée à une sanction pécuniaire, n'est pas disproportionnée au regard de l'article 42 du code des douanes de l'Union, dès lors que ce cumul est prévu par la législation nationale et que la sanction totale n'excède pas ce qui est nécessaire pour assurer l'application correcte du droit douanier.
4 mars 2020
Affaire C-10/18 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020 — Mowi ASA, anciennement Marine Harvest ASA / Commission européenne (Pourvoi – Concurrence – Contrôle des opérations de concentration entre entreprises – Règlement (CE) no 139/2004 – Article 4, paragraphe 1 – Obligation de notification préalable des concentrations – Article 7, paragraphe 1 – Obligation de suspension – Article 7, paragraphe 2 – Exemption – Notion de «concentration unique» – Article 14, paragraphe 2 – Décision infligeant des amendes pour la réalisation d’une opération de concentration avant sa notification et son autorisation – Principe ne bis in idem – Principe d’imputation – Concours d’infractions)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de la notion de « concentration unique » au sens du règlement sur les concentrations, et clarifie les obligations de notification préalable et de suspension qui en découlent. La Cour confirme qu'une infraction à l'obligation de suspension peut être sanctionnée par une amende, même en l'absence de notification préalable, et rejette les arguments fondés sur le principe *ne bis in idem* et le concours d'infractions. Cette décision est essentielle pour les praticiens du droit de la concurrence, car elle renforce la rigueur du contrôle des concentrations et les risques de sanction en cas de non-respect des obligations procédurales.
4 mars 2020
Règlement (UE) 2010/995
4 mars 2020
Règlement Délégué (UE) 2020/723 de la Commission du 4 mars 2020 établissant des règles détaillées concernant l’acceptation de la certification des pilotes par les pays tiers et modifiant le règlement (UE) no 1178/2011
Ce règlement délégué harmonise les conditions d'acceptation, par les États membres, des licences et certificats médicaux de pilotes délivrés par des pays tiers. Il modifie le règlement (UE) n° 1178/2011 en précisant les exigences de validation et de conversion de ces titres, notamment pour les pilotes professionnels et de ligne, afin de garantir un niveau de sécurité équivalent aux normes européennes.
4 mars 2020
Publication du document unique visé à l’article 94, paragraphe 1, point d), du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil et de la référence à la publication du cahier des charges d’une dénomination dans le secteur vitivinicole 2020/C 70/04
Cette communication publie le document unique et la référence au cahier des charges d'une dénomination vitivinicole, conformément au règlement (UE) n° 1308/2013. Elle officialise la protection de cette appellation dans l'Union européenne, permettant aux opérateurs français de connaître les spécificités techniques et juridiques de la dénomination concernée. Ce texte est essentiel pour les professionnels du secteur viticole souhaitant commercialiser ou contrôler l'usage de cette indication géographique protégée.
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 mars 2020.#Buonotourist Srl contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Aides d’État – Entreprise exploitant des réseaux de liaisons par autobus dans la région de Campanie (Italie) – Compensation pour des obligations de service public versée par les autorités italiennes à la suite d’une décision du Consiglio di Stato (Conseil d’État, Italie) – Décision de la Commission européenne déclarant la mesure d’aide illégale et incompatible avec le marché intérieur.#Affaire C-586/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que des compensations versées par les autorités italiennes à une entreprise de transport par autobus pour des obligations de service public, à la suite d'une décision du Conseil d'État italien, constituent une aide d'État illégale et incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que les juridictions nationales ne peuvent pas ordonner le versement d'une compensation sans respecter les conditions de l'arrêt Altmark, notamment l'absence de surcompensation et la définition préalable et transparente des paramètres de calcul. Cette décision rappelle aux professionnels du droit français l'importance de vérifier la conformité des compensations de service public avec le droit européen des aides d'État avant toute exécution judiciaire.
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020.#Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) contre Equivalenza Manufactory SL.#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Appréciation de la similitude des signes en conflit – Appréciation globale du risque de confusion – Prise en compte des conditions de commercialisation – Neutralisation d’une similitude phonétique par des différences visuelle et conceptuelle – Conditions de la neutralisation.#Affaire C-328/18 P.
La Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une similitude phonétique entre deux marques peut être neutralisée par des différences visuelles et conceptuelles dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. Elle rappelle que les conditions de commercialisation des produits ou services concernés ne peuvent être prises en compte que si elles sont inhérentes à la catégorie de produits ou services, et non si elles relèvent des choix propres au titulaire de la marque. Cet arrêt affine la méthode d'appréciation de la similitude des signes et du risque de confusion pour les professionnels du droit des marques de l'Union européenne.
4 mars 2020