Droit européen — EUR-Lex
23 166textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures.
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23 166Autres
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165 048Par année
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE V - CITOYENNETÉ#Article 43 Médiateur européen
L'article 43 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE garantit à tout citoyen de l'Union, ainsi qu'à toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre, le droit de saisir le Médiateur européen en cas de mauvaise administration dans l'action des institutions, organes ou organismes de l'Union. Ce droit, qui s'exerce par l'introduction d'une plainte, constitue un mécanisme de contrôle non juridictionnel visant à améliorer la transparence et la qualité de l'administration européenne. Pour un professionnel du droit français, cet article offre une voie de recours extrajudiciaire complémentaire aux voies contentieuses, notamment pour contester des pratiques administratives de l'UE sans avoir à engager une action devant la Cour de justice.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE V - CITOYENNETÉ#Article 45 Liberté de circulation et de séjour
L'article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE consacre le droit de tout citoyen de l'Union de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres. Ce droit, directement invocable, peut être étendu par le législateur de l'Union aux ressortissants de pays tiers résidant légalement dans un État membre. Pour le praticien français, cet article constitue le fondement conventionnel de la libre circulation, au-delà des dispositions du TFUE, et permet de contester toute entrave nationale disproportionnée à ce droit fondamental.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE V - CITOYENNETÉ#Article 46 Protection diplomatique et consulaire
L'article 46 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne consacre le droit de tout citoyen de l'Union de bénéficier, sur le territoire d'un pays tiers où son État membre d'origine n'est pas représenté, de la protection des autorités diplomatiques et consulaires de tout autre État membre, dans les mêmes conditions que les ressortissants de ce dernier. Cette disposition, qui reprend l'article 20, paragraphe 2, point c), du TFUE, garantit une protection extraterritoriale uniforme pour les citoyens européens en difficulté à l'étranger, renforçant ainsi la citoyenneté de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cela implique que les autorités consulaires françaises peuvent être tenues d'assister un citoyen d'un autre État membre, et réciproquement, créant une obligation de solidarité diplomatique entre États membres.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VI - JUSTICE#Article 47 Droit à un recours effectif et à accéder à un tribunal impartial
L'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE consacre le droit à un recours effectif devant un tribunal impartial et indépendant, garantissant à toute personne dont les droits et libertés garantis par le droit de l'Union sont violés un accès à la justice. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue une norme supérieure directement invocable, renforçant les principes du procès équitable et du droit au juge, notamment en matière de délais raisonnables et d'aide juridictionnelle.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VI - JUSTICE#Article 48 Présomption d'innocence et droits de la défense
L'article 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne consacre le droit à la présomption d'innocence et les droits de la défense pour toute personne accusée. Ce texte garantit que nul ne peut être considéré comme coupable avant une condamnation définitive et assure à l'accusé le bénéfice de moyens de défense effectifs. Pour un professionnel du droit français, cet article impose le respect de ces principes fondamentaux dans toute procédure judiciaire relevant du droit de l'Union, renforçant ainsi les garanties procédurales déjà présentes en droit interne.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VI - JUSTICE#Article 49 Principes de légalité et de proportionnalité des délits et des peines
L'article 49 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne consacre les principes de légalité criminelle (nullum crimen, nulla poena sine lege) et de proportionnalité des peines. Il garantit que nul ne peut être condamné pour une action qui n'était pas incriminée par le droit national ou international au moment où elle a été commise, et que la peine doit être proportionnée à la gravité de l'infraction. Ce texte impose également la rétroactivité de la loi pénale plus douce et interdit les peines disproportionnées, constituant une norme de référence pour le juge français dans le contrôle de conventionalité des dispositions pénales nationales.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VI - JUSTICE#Article 50 Droit à ne pas être jugé ou puni pénalement deux fois pour une même infraction
L'article 50 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE consacre le principe "non bis in idem", interdisant qu'une personne soit jugée ou punie pénalement une seconde fois pour une même infraction sur le territoire de l'Union. Ce principe s'applique non seulement au sein d'un même État membre, mais également entre États membres, garantissant une protection uniforme contre les doubles poursuites pénales dans l'espace judiciaire européen.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VII - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RÉGISSANT L'INTERPRÉTATION ET L'APPLICATION DE LA CHARTE#Article 51 Champ d'application
L'article 51 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE délimite son champ d'application en précisant que ses dispositions s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. Il impose le respect des droits et principes énoncés, tout en interdisant toute extension des compétences de l'Union au-delà de celles attribuées dans les traités. Pour un professionnel du droit français, cet article est essentiel car il empêche l'invocation autonome de la Charte en dehors d'un litige relevant du droit de l'Union, préservant ainsi la compétence nationale dans les situations purement internes.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VII - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RÉGISSANT L'INTERPRÉTATION ET L'APPLICATION DE LA CHARTE#Article 52 Portée et interprétation des droits et des principes
L'article 52 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE fixe les règles d'interprétation et de limitation des droits qu'elle consacre. Il précise que toute restriction doit être prévue par la loi, respecter le contenu essentiel du droit et être proportionnée à un objectif d'intérêt général. Pour le praticien français, cet article est crucial car il harmonise la protection des droits fondamentaux avec la Convention européenne des droits de l'homme et garantit que les limitations nationales respectent un standard européen commun.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE VII - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RÉGISSANT L'INTERPRÉTATION ET L'APPLICATION DE LA CHARTE#Article 54 Interdiction de l'abus de droit
L'article 54 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE interdit toute interprétation des droits qu'elle consacre qui viserait à les détruire ou à les limiter de manière excessive. Concrètement, il empêche un justiciable de se prévaloir abusivement d'un droit de la Charte pour porter atteinte à un autre droit ou à l'essence même de la Charte. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue une clause de sauvegarde essentielle, rappelant que les droits fondamentaux ne peuvent être invoqués dans un but contraire à leur finalité, à l'instar de la théorie de l'abus de droit en droit interne.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 72 (ex-article 64, paragraphe 1, TCE et ex-article 33 TUE)
L'article 72 TFUE précise que le titre V (espace de liberté, de sécurité et de justice) ne porte pas atteinte à l'exercice des responsabilités incombant aux États membres pour le maintien de l'ordre public et la sauvegarde de la sécurité intérieure. Il réaffirme ainsi la compétence nationale exclusive en ces matières, malgré l'harmonisation européenne dans le domaine de la coopération judiciaire et policière.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 71 (ex-article 36 TUE)
L'article 71 TFUE institue un comité permanent de coordination opérationnelle en matière de sécurité intérieure au sein du Conseil, chargé de faciliter et de renforcer la coopération entre les autorités nationales compétentes des États membres. Ce comité, souvent désigné comme COSI, a pour mission de promouvoir et de renforcer l'échange d'informations et la coordination opérationnelle dans le domaine de la sécurité intérieure, sans toutefois se substituer aux compétences des États membres ni empiéter sur les prérogatives des autres institutions de l'Union.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 70
L'article 70 TFUE prévoit que le Conseil, sur proposition de la Commission, adopte des mesures pour assurer une évaluation objective et impartiale de la mise en œuvre des politiques de l'Union relevant de l'espace de liberté, de sécurité et de justice (ELSJ) par les États membres. Il permet ainsi la mise en place d'un mécanisme d'évaluation mutuelle, visant à garantir l'application effective et cohérente du droit de l'Union dans ce domaine sensible. Pour le praticien français, cet article est le fondement juridique des évaluations périodiques, notamment dans les domaines de la coopération judiciaire et policière, qui peuvent influencer la transposition et l'application des instruments européens en droit interne.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 69
L'article 69 TFUE dispose que l'élaboration des politiques nationales en matière de liberté, sécurité et justice doit tenir compte des intérêts des États membres voisins, notamment dans le cadre de la coopération policière et judiciaire en matière pénale. Il impose une obligation de coordination et de prise en considération des systèmes juridiques des États limitrophes pour assurer la cohérence de l'espace de liberté, de sécurité et de justice.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 68
L'article 68 TFUE confie au Conseil européen la mission de définir les orientations stratégiques de la programmation législative et opérationnelle dans l'espace de liberté, de sécurité et de justice. Il établit ainsi un cadre politique général pour les actions de l'Union en matière de coopération judiciaire, de contrôle aux frontières, d'asile et d'immigration. Pour le professionnel du droit français, cet article est la clé de voûte qui détermine les priorités politiques influençant directement l'élaboration des règlements et directives dans ces domaines.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE V - L'ESPACE DE LIBERTÉ, DE SÉCURITÉ ET DE JUSTICE#CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES#Article 67 (ex-article 61 TCE et ex-article 29 TUE)
L'article 67 TFUE constitue la disposition fondatrice de l'espace de liberté, de sécurité et de justice (ELSJ). Il établit que l'Union constitue un espace sans frontières intérieures, garantissant la libre circulation des personnes, tout en prévoyant des mesures appropriées en matière de contrôles aux frontières extérieures, d'asile, d'immigration, ainsi que de prévention et de lutte contre la criminalité. Ce texte fixe le cadre général et les objectifs transversaux de l'ELSJ, dont les politiques spécifiques sont détaillées dans les articles suivants du Titre V.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE IV - LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, DES SERVICES ET DES CAPITAUX#CHAPITRE 4 - LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS#Article 66 (ex-article 59 TCE)
L'article 66 TFUE permet au Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, d'adopter des mesures restrictives concernant les mouvements de capitaux et les paiements à destination ou en provenance de pays tiers. Cette disposition constitue une clause de sauvegarde exceptionnelle, activable en cas de circonstances graves menaçant le fonctionnement de l'Union économique et monétaire. Pour le praticien français, elle offre un fondement juridique pour justifier des restrictions temporaires et ciblées aux flux financiers extra-UE, sous réserve du respect des procédures strictes de l'Union.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE IV - LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, DES SERVICES ET DES CAPITAUX#CHAPITRE 4 - LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS#Article 65 (ex-article 58 TCE)
L'article 65 TFUE autorise les États membres à maintenir ou adopter des restrictions aux mouvements de capitaux et aux paiements, notamment pour des motifs fiscaux, de surveillance prudentielle ou d'ordre public, tout en prohibant les discriminations arbitraires. Il constitue une dérogation au principe de libre circulation des capitaux, encadrant les mesures nationales qui peuvent être justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général. Pour le praticien français, cet article est central pour apprécier la validité de dispositions fiscales ou réglementaires nationales face au droit de l'Union.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE IV - LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, DES SERVICES ET DES CAPITAUX#CHAPITRE 4 - LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS#Article 64 (ex-article 57 TCE)
L'article 64 TFUE constitue une clause de standstill et de sauvegarde en matière de libre circulation des capitaux. Il autorise les États membres à maintenir, à l'égard des pays tiers, les restrictions existantes au 31 décembre 1993 concernant les mouvements de capitaux (notamment les investissements directs). Il habilite également le Conseil, statuant à l'unanimité, à adopter des mesures restrictives allant au-delà de ce qui est permis pour les mouvements de capitaux vers ou en provenance de pays tiers.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE IV - LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, DES SERVICES ET DES CAPITAUX#CHAPITRE 4 - LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS#Article 63 (ex-article 56 TCE)
L'article 63 TFUE interdit toute restriction aux mouvements de capitaux et aux paiements entre les États membres, ainsi qu'entre les États membres et les pays tiers. Cette disposition fondamentale du droit de l'Union européenne vise à établir une union économique et monétaire intégrée, en garantissant la libre circulation des capitaux comme l'une des quatre libertés fondamentales du marché intérieur. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue la base juridique permettant de contester toute mesure nationale entravant les investissements transfrontaliers ou les flux financiers, avec un effet direct invocable devant les juridictions nationales.
7 juin 2016