Droit européen — EUR-Lex
23 166textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures.
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Version consolidée du traité sur l'Union européenne#Tableaux de correspondance
Ce tableau de correspondance permet de faire le lien entre les anciennes et les nouvelles numérotations des articles du traité sur l'Union européenne (TUE) suite à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Pour un professionnel du droit français, cet outil est essentiel pour naviguer entre les versions du TUE et assurer une référence juridique correcte dans ses analyses ou contentieux. Il facilite l'identification précise des dispositions applicables, notamment pour les renvois opérés dans des textes antérieurs à 2009.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE II - DISPOSITIONS RELATIVES AUX PRINCIPES DÉMOCRATIQUES#Article 11
L'article 11 du TUE institue un principe de démocratie participative au sein de l'Union européenne. Il impose aux institutions un dialogue ouvert et transparent avec les citoyens et les associations représentatives, et introduit l'initiative citoyenne européenne comme outil de proposition législative directe. Pour un praticien français, ce texte fonde la participation de la société civile au processus décisionnel européen, au-delà du seul circuit représentatif classique.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE II - DISPOSITIONS RELATIVES AUX PRINCIPES DÉMOCRATIQUES#Article 12
L'article 12 du TUE définit le rôle des parlements nationaux dans le fonctionnement de l'Union européenne, en précisant leurs contributions à la bonne gouvernance de l'UE. Il leur confère notamment un droit de contrôle du respect du principe de subsidiarité via le mécanisme d'alerte précoce, ainsi qu'un droit de participation aux procédures de révision des traités et d'évaluation des politiques de l'UE. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique de l'implication du Parlement français dans le processus décisionnel européen.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE III - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INSTITUTIONS#Article 13
L'article 13 du TUE, au sein du Titre III, établit le cadre institutionnel unique de l'Union européenne, listant les sept institutions (Parlement, Conseil européen, Conseil, Commission, CJUE, BCE, Cour des comptes) et leur principe de fonctionnement. Il pose les bases de la répartition des compétences et de la coopération loyale entre ces institutions, tout en renvoyant aux traités pour la définition de leurs missions respectives. Pour un professionnel du droit français, cet article est la clé de voûte pour comprendre l'architecture institutionnelle de l'UE et le cadre dans lequel s'exerce le pouvoir normatif et exécutif européen.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE III - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INSTITUTIONS#Article 14
L'article 14 du TUE, dans sa version consolidée, définit la composition et les compétences du Parlement européen. Il précise que le Parlement est composé de représentants des citoyens de l'Union, exerce conjointement avec le Conseil la fonction législative et budgétaire, et assure des fonctions de contrôle politique et consultatif. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement de la participation du Parlement européen au processus décisionnel de l'UE, notamment en codécision, et rappelle son rôle central dans l'équilibre institutionnel.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE III - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INSTITUTIONS#Article 16
L'article 16 du TUE, dans sa version consolidée, définit le rôle et le fonctionnement du Conseil de l'Union européenne. Il précise que le Conseil exerce, conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et budgétaire, ainsi que des fonctions de définition de politiques et de coordination. Il établit également les règles de vote, notamment le principe de la majorité qualifiée, et la composition du Conseil par représentation ministérielle des États membres.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 1 - DISPOSITIONS COMMUNES#Article 23
L'article 23 du TUE fixe les principes directeurs de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), que l'Union et ses États membres doivent respecter et promouvoir. Il énumère les objectifs de cette action, tels que la sauvegarde des valeurs communes, le renforcement de la sécurité, la préservation de la paix et la promotion de la coopération internationale. Pour le praticien français, cet article constitue le socle juridique définissant le cadre et les finalités de l'action extérieure de l'Union dans le domaine de la PESC.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 1 - DISPOSITIONS COMMUNES#Article 26 (ex-article 13 TUE)
L'article 26 TUE définit le rôle du Conseil européen et du Conseil dans la définition et la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il précise que le Conseil européen identifie les intérêts stratégiques et fixe les orientations générales, tandis que le Conseil élabore la politique et prend les décisions nécessaires. Ce texte structure donc la répartition des compétences entre ces deux institutions pour l'action extérieure de l'Union.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 1 - DISPOSITIONS COMMUNES#Article 27
L'article 27 du TUE précise le rôle du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui conduit la PESC et préside le Conseil des affaires étrangères. Il dispose que le Haut Représentant est également Vice-président de la Commission européenne, assurant ainsi la cohérence entre l'action extérieure de l'Union. Enfin, il charge le Haut Représentant de représenter l'Union pour les matières relevant de la PESC et de conduire le dialogue politique avec les tiers.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 1 - DISPOSITIONS COMMUNES#Article 34 (ex-article 19 TUE)
L'article 34 TUE impose aux États membres de coordonner leur action au sein des organisations internationales et lors des conférences internationales, et d'y défendre les positions de l'Union. Il prévoit également que les États membres siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU doivent demander que la position de l'Union y soit défendue. Ce texte encadre ainsi l'obligation de loyauté et de cohérence des diplomaties nationales avec la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 2 - DISPOSITIONS CONCERNANT LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE COMMUNE#Article 43
L'article 43 du TUE définit les missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), incluant les actions conjointes en matière de désarmement, de prévention des conflits, de gestion de crise, de stabilisation post-conflit et de lutte contre le terrorisme. Il précise que l'Union peut recourir à des moyens civils et militaires pour ces missions, qui peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien à des pays tiers. Ce texte constitue le fondement opérationnel des opérations de gestion de crise de l'UE, encadrant leur déploiement et leur portée.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 2 - DISPOSITIONS CONCERNANT LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE COMMUNE#Article 44
L'article 44 du TUE permet au Conseil de confier la mise en œuvre d'une mission de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) à un groupe d'États membres qui le souhaitent et disposent des capacités nécessaires. Ce mécanisme de "coopération structurée" ponctuelle offre une flexibilité accrue pour lancer des opérations de gestion de crise sans nécessiter l'engagement de l'ensemble des États membres. Pour un praticien français, cet article constitue le fondement juridique permettant à la France de piloter ou de participer à des missions militaires ou civiles restreintes, en dehors du cadre institutionnel classique de l'UE.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE V - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES À L'ACTION EXTÉRIEURE DE L'UNION ET DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE SÉCURITÉ COMMUNE#SECTION 2 - DISPOSITIONS CONCERNANT LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE COMMUNE#Article 46
L'article 46 du TUE, au sein de la section sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), instaure une procédure de « coopération structurée permanente » (CSP) permettant aux États membres qui remplissent des critères plus élevés de capacités militaires de lier plus étroitement leurs forces armées au sein de l'Union. Ce mécanisme, ouvert à tout État membre répondant aux conditions fixées par un protocole annexé, vise à renforcer l'efficacité et la réactivité de l'UE dans les missions de gestion de crise. Pour un praticien français, cet article constitue le fondement juridique permettant à la France de s'engager dans des coopérations militaires renforcées avec d'autres États volontaires, en dehors du cadre de l'OTAN, tout en restant dans le giron institutionnel de l'Union.
7 juin 2016
Version consolidée du traité sur l'Union européenne#TITRE VI - DISPOSITIONS FINALES#Article 47
L'article 47 du traité sur l'Union européenne (TUE) confère à l'Union européenne la personnalité juridique. Cela signifie que l'UE peut agir en tant qu'entité unique sur la scène internationale, conclure des accords et être partie à des procédures judiciaires. Pour un professionnel du droit français, cet article est fondamental car il justifie la capacité de l'UE à exercer ses compétences et à être reconnue comme un sujet de droit distinct des États membres.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 10 Liberté de pensée, de conscience et de religion
L'article 10 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE consacre la liberté de pensée, de conscience et de religion, incluant le droit de manifester sa religion ou ses convictions individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites. Ce droit, qui correspond à l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme, est directement applicable et prime sur le droit national, imposant aux États membres et aux institutions de l'UE de garantir son respect dans le cadre de leur action. Pour un professionnel du droit français, cela signifie que toute restriction à cette liberté doit être prévue par la loi, proportionnée et nécessaire dans une société démocratique, et que les juges nationaux doivent l'interpréter à la lumière de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 11 Liberté d'expression et d'information
L'article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE consacre la liberté d'expression et d'information, incluant le droit de recevoir et de communiquer des informations sans ingérence des autorités publiques et sans considération de frontières. Pour un professionnel du droit français, cet article garantit une protection équivalente à l'article 10 de la CEDH et à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, mais dans le cadre du droit de l'Union européenne, ce qui implique son respect par les institutions européennes et les États membres lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'UE.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 12 Liberté de réunion et d'association
L'article 12 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE garantit le droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association à tous les niveaux, y compris dans les domaines syndical et politique. Pour un professionnel du droit français, cet article consacre un droit directement applicable, dont la portée est alignée sur l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais avec une spécificité : il inclut expressément le droit de fonder des partis politiques au niveau de l'Union et d'y adhérer. Ce texte impose donc aux institutions européennes et aux États membres, lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'UE, de respecter ces libertés fondamentales, ce qui peut avoir un impact sur l'appréciation de la conformité des législations nationales restrictives.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 17 Droit de propriété
L'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne consacre le droit de propriété, incluant le droit de posséder, d'utiliser, de disposer et de léguer ses biens légitimement acquis. Il précise que nul ne peut être privé de sa propriété, sauf pour cause d'utilité publique, dans des cas et conditions prévus par la loi et moyennant une indemnisation juste et préalable. Ce texte encadre également l'usage des biens par la loi dans l'intérêt général, ce qui a une portée directe pour les professionnels du droit français, notamment en matière d'expropriation et de régulation des droits réels.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 18 Droit d'asile
L'article 18 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne consacre le droit d'asile, en renvoyant directement aux dispositions de la Convention de Genève de 1951 et du Protocole de 1967 relatifs au statut des réfugiés. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue une source de droit primaire de l'UE, imposant le respect de ces instruments internationaux dans l'interprétation et l'application du droit d'asile par les autorités nationales et les juges. Il garantit ainsi que toute personne persécutée peut bénéficier d'une protection internationale au sein de l'Union, sous réserve du respect des conditions prévues par ces textes.
7 juin 2016
Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne#TITRE II - LIBERTÉS#Article 19 Protection en cas d'éloignement, d'expulsion et d'extradition
L'article 19 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE interdit les expulsions collectives et protège contre l'éloignement, l'expulsion ou l'extradition vers un État où la personne risquerait la peine de mort, la torture ou des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Ce texte consacre un droit absolu et non dérogeable, imposant aux États membres et aux institutions de l'UE une obligation de vérification approfondie des risques encourus par la personne concernée avant toute mesure d'éloignement. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue un fondement essentiel pour contester une mesure d'éloignement ou d'extradition devant les juridictions nationales et la Cour de justice de l'Union européenne.
7 juin 2016