Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Conclusions de l'avocate générale Mme J. Kokott, présentées le 26 mars 2026.###
L'avocate générale Kokott propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le droit de l'Union en matière de protection des consommateurs, probablement dans le cadre d'un litige transfrontalier ou d'une question préjudicielle. Ses conclusions visent à clarifier les obligations des professionnels et les droits des consommateurs, en particulier sur des aspects comme l'information précontractuelle ou les clauses abusives. La portée de cet avis pourrait influencer l'application uniforme du droit européen de la consommation en France, notamment pour les juridictions nationales saisies de litiges similaires.
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 mars 2026.#Dmitry Alexandrovich Pumpyanskiy e.a. contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Mesures restrictives prises au regard de l’agression militaire contre l’Ukraine – Décision 2014/145/PESC – Article 1er, paragraphe 1, sous e), et article 2, paragraphe 1, sous g) – Règlement (UE) no 269/2014 – Article 3, paragraphe 1, sous g) – Gel de fonds et de ressources économiques – Notion de “femmes et hommes d’affaires influents ayant une activité dans des secteurs économiques qui fournissent une source substantielle de revenus au gouvernement de la Fédération de Russie” – Exception d’illégalité – Articles 7, 16, 17, 47 et article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale, liberté d’entreprise, droit de propriété et droit à un recours juridictionnel effectif – Limitations – Principes de légalité et de proportionnalité – Principe d’égalité de traitement.#Affaires jointes C-696/23 P, C-704/23 P, C-711/23 P, C-35/24 P et C-111/24 P.
La Cour de justice de l’Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de Dmitry Alexandrovich Pumpyanskiy et d’autres requérants contestant leur inscription sur les listes de mesures restrictives liées à l’agression russe contre l’Ukraine. Elle a validé la notion de « femmes et hommes d’affaires influents ayant une activité dans des secteurs économiques fournissant une source substantielle de revenus au gouvernement russe », en jugeant que cette condition ne viole pas les principes de légalité, de proportionnalité ou d’égalité de traitement, ni les droits fondamentaux à la vie privée, à l’entreprise, à la propriété et à un recours effectif. Cet arrêt confirme ainsi la large marge d’appréciation du Conseil pour définir les critères de désignation dans le cadre des sanctions économiques, tout en précisant les limites du contrôle juridictionnel sur ces mesures.
26 mars 2026
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 26 mars 2026.###
L'avocat général Kokott conclut que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une obligation générale et indifférenciée de conservation des données de trafic et de localisation à des fins de lutte contre la criminalité, sans prévoir de dérogation pour les communications couvertes par le secret professionnel, notamment entre un avocat et son client. Cette position renforce les exigences de proportionnalité et de protection des droits fondamentaux, en particulier le droit au respect de la vie privée et le secret des correspondances, dans le cadre de la conservation préventive des données.
26 mars 2026
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 26 mars 2026.###
L'avocat général Kokott propose à la Cour de préciser les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre la libre circulation des capitaux pour des motifs d'ordre public ou de sécurité publique, notamment en matière d'investissements directs étrangers. Les conclusions examinent la proportionnalité de mesures nationales de filtrage des investissements au regard du droit de l'Union, en particulier du règlement (UE) 2019/452. Cette affaire est cruciale pour les praticiens français confrontés à l'articulation entre le contrôle des investissements étrangers (décret français) et les libertés fondamentales européennes.
26 mars 2026
Arrêt CJUE — 62024CC0266
26 mars 2026
Arrêt CJUE — 62024CC0579
26 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62025CJ0294
26 mars 2026
Arrêt CJUE — 62023CC0706
26 mars 2026
Arrêt CJUE — 62023CC0734
26 mars 2026
Arrêt CJUE — 62023CC0736
26 mars 2026
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 26 mars 2026.###
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Kokott, examine la compatibilité d'une réglementation nationale avec le droit de l'Union, probablement en matière de libre circulation ou de concurrence. Ces conclusions, non contraignantes mais très influentes, éclairent la position juridique que la Cour pourrait adopter, offrant ainsi une analyse prospective pour les praticiens français confrontés à des litiges similaires.
26 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0307
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 mars 2026.#Dmitry Alexandrovich Pumpyanskiy e.a. contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Mesures restrictives prises au regard de l’agression militaire contre l’Ukraine – Décision 2014/145/PESC – Article 1er, paragraphe 1, sous e), et article 2, paragraphe 1, sous g) – Règlement (UE) no 269/2014 – Article 3, paragraphe 1, sous g) – Gel de fonds et de ressources économiques – Notion de “femmes et hommes d’affaires influents ayant une activité dans des secteurs économiques qui fournissent une source substantielle de revenus au gouvernement de la Fédération de Russie” – Exception d’illégalité – Articles 7, 16, 17, 47 et article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale, liberté d’entreprise, droit de propriété et droit à un recours juridictionnel effectif – Limitations – Principes de légalité et de proportionnalité – Principe d’égalité de traitement.#Affaires jointes C-696/23 P, C-704/23 P, C-711/23 P et C-35/24 P.
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois formés par Dmitry Alexandrovich Pumpyanskiy et d'autres parties contre les mesures restrictives (gel de fonds) prises par le Conseil de l'UE à leur encontre en raison de l'agression russe contre l'Ukraine. L'arrêt confirme la validité du critère d'inscription fondé sur la qualité de "femmes et hommes d'affaires influents" opérant dans des secteurs économiques fournissant une source substantielle de revenus au gouvernement russe, et écarte les exceptions d'illégalité soulevées au regard des droits fondamentaux (vie privée, liberté d'entreprise, droit de propriété, recours effectif). Pour le praticien français, cette décision consolide la jurisprudence sur la large marge d'appréciation du Conseil dans la définition des critères de désignation, et précise que les limitations aux droits fondamentaux sont proportionnées et justifiées par l'objectif de pression sur la Russie.
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 26 mars 2026.#LF contre Sanofi Pasteur SA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour d'appel de Rouen.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Responsabilité du fait des produits défectueux – Directive 85/374/CEE – Article 13 – Rapports avec le régime de responsabilité pour faute – Faute du producteur présentant un lien avec la défectuosité du produit – Article 10 – Point de départ du délai de prescription de trois ans en cas de dommage consistant en une maladie évolutive – Notion de « connaissance du dommage » – Article 11 – Extinction des droits de la victime – Validité – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union europ�enne – Droit d’accès à un juge.#Affaire C-338/24.
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre de la directive 85/374, la victime d’un produit défectueux peut cumuler l’action en responsabilité du fait des produits avec une action en responsabilité pour faute, dès lors que la faute du producteur présente un lien avec la défectuosité. Il clarifie également que, pour une maladie évolutive, le délai de prescription de trois ans court à compter de la connaissance du dommage dans son existence et son caractère non négligeable, et non de sa manifestation complète. Enfin, la Cour valide le délai de forclusion de dix ans de l’article 11 au regard du droit à un recours effectif, sous réserve de son caractère prévisible et proportionné.
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 26 mars 2026.#Fauré Le Page Maroquinier SAS et Fauré Le Page Paris SAS contre Goyard ST-Honoré SAS.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour de cassation (France).#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 3, paragraphe 1, sous g) – Motifs de refus d’enregistrement ou de nullité d’une marque – Marque de nature à tromper le public – Articles de maroquinerie de luxe – Marque incluant un nombre perçu par le public pertinent comme indiquant une année de création d’entreprise – Évocation, en raison de l’ancienneté de cette année, d’un savoir-faire de longue date conférant au produit concerné un gage de qualité et une image de prestige – Indication trompeuse sur les caractéristiques du produit.#Affaire C-412/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 3, paragraphe 1, sous g), de la directive 2008/95/CE, relatif aux marques de nature à tromper le public. Elle juge qu'une marque incluant un nombre perçu comme une année de création d'entreprise peut être trompeuse si elle évoque un savoir-faire ancien et un prestige qui ne correspondent pas à la réalité des caractéristiques du produit. Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une indication d'ancienneté dans une marque peut être sanctionnée pour tromperie sur la qualité ou l'origine des produits de luxe.
26 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0434
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 26 mars 2026.#UC contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Mesures restrictives prises en raison de la situation en République démocratique du Congo – Liste des personnes et des entités auxquelles s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Liste des personnes faisant l’objet de restrictions d’entrée et de passage en transit sur le territoire de l’Union européenne – Inclusion du nom du requérant – Recours en annulation.#Affaire C-455/24 P.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans le cadre d'un pourvoi, confirme la légalité des mesures restrictives (gel des fonds et restrictions de voyage) adoptées par le Conseil à l'encontre d'un individu dans le contexte de la situation en République démocratique du Congo. La Cour rejette les moyens du requérant, validant ainsi l'inscription de son nom sur les listes litigieuses au regard des critères fixés par la décision PESC pertinente. Cette décision précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives individuelles en matière de PESC.
26 mars 2026
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 26 mars 2026.#Fremoluc NV et Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités ASBL contre Vlaamse Regering.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Grondwettelijk Hof.#Renvoi préjudiciel – Aides d’État – Notion de “régime d’aides” – Mesures d’application supplémentaires – Réglementation nationale prévoyant l’adoption de régimes d’aides visant à permettre l’achat de biens immobiliers – Mise en œuvre de cette réglementation par des règlements communaux.#Affaire C-58/25.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "régime d'aides" au sens de l'article 107 TFUE, en examinant si une réglementation régionale qui prévoit l'adoption de régimes d'aides par les communes, sans fixer tous les éléments essentiels, constitue une base juridique suffisante. L'arrêt clarifie que les mesures d'application supplémentaires, comme des règlements communaux, doivent être prises en compte pour déterminer l'existence d'un régime d'aides notifiable. Cette décision a une portée directe pour les collectivités territoriales françaises, qui doivent s'assurer que leurs dispositifs d'aides à l'achat immobilier respectent les règles de notification préalable à la Commission européenne.
26 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62025CJ0202
26 mars 2026
Ordonnance du président du Tribunal du 26 mars 2026.#MS e.a. contre Conseil de l'Union européenne.#Référé – Politique économique et monétaire – Adoption par la Bulgarie de l’euro au 1er janvier 2026 – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Méconnaissance des exigences de forme – Irrecevabilité.#Affaire T-653/25 R.
Le président du Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable une demande de référé introduite par des particuliers (MS e.a.) visant à obtenir le sursis à exécution et des mesures provisoires contre la décision du Conseil autorisant l'adoption de l'euro par la Bulgarie au 1er janvier 2026. La requête a été jugée irrecevable pour non-respect des exigences de forme procédurales. Cette ordonnance confirme la rigueur des conditions de recevabilité en matière de référé devant les juridictions de l'Union.
26 mars 2026