lundi 4 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-20MA00508 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LELIEVRE-CASTELLORIZIOS;MARCOU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Santa Lucia a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Zonza du 20 août 2018 par lequel il a délivré le permis de construire n° PC 02A362 18R0135 à M. B C.
Par un jugement n° 1801095 du 30 décembre 2019, le tribunal administratif de Bastia a rejeté la demande de la SCI Santa Lucia.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 6 février 2020, la SCI Santa Lucia, représentée par Me Lelièvre, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 30 décembre 2019 ;
2°) d'annuler l'arrêté délivrant le permis de construire du 20 août 2018 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Zonza une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le dossier de permis de construire était incomplet faussant alors l'appréciation de l'autorité administrative ;
- le tribunal administratif a dénaturé les pièces du dossier en jugeant que les pièces manquantes n'avaient pas fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative ;
- les dispositions de l'article R. 111-17 du règlement national d'urbanisme ont été méconnues ;
- le pétitionnaire avait l'intention frauduleuse de tromper l'administration ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par un courrier en date du 27 septembre 2021, M. Aapelle, représenté par Me Poletti, a sollicité la mise en place d'une médiation.
Le 30 septembre 2021, la SCI Santa Lucia a donné son accord pour sa mise en place.
Par un mémoire du 4 octobre 2021, M. C, représenté par Me Poletti conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SCI Santa Lucia la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le 15 novembre 2021, la commune de Zonza a donné à son tour son accord quant à la mise en place d'une médiation dans cette affaire.
Par un mémoire enregistré le 31 juillet 2023, la société Santa Lucia demande à la Cour de prendre acte du désistement de la requête.
Par un mémoire enregistré le 1er août 2023, M. C, déclare accepter ce désistement et demande à la Cour de donner acte à la SCI Santa Lucia de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. D pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 636-1 du même code : " Le désistement peut être fait et accepté par des actes signés des parties ou de leurs mandataires et adressés au greffe () ".
2. Par un mémoire enregistré au greffe le 31 juillet 2023, la SCI Santa Lucia déclare se désister de l'instance introduite devant la Cour le 6 février 2020. Le greffe de la Cour a communiqué ce mémoire le 31 juillet 2023 à la commune de Zonza et à M. C. Ce dernier a, par un mémoire enregistré le 1er août 2023, accepté le désistement et a demandé à la Cour d'en prendre acte. Le désistement de la société Santa Lucia est pur et simple, et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais d'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de ne faire droit à aucune des conclusions des parties fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Santa Lucia.
Article 2 : Les conclusions des parties fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratives sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Santa Lucia, à la commune de Zonza et à M. B C.
Fait à Marseille, le 4 décembre 2023.
ot
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026