Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. H... G... et Mme D... E..., Mme C... F..., M. et Mme B... et Mme J... K... et M. A... I... ont demandé au tribunal administratif de Montpellier d’annuler l’arrêté du 5 juin 2025 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Védas a délivré à la société par actions simplifiée (SAS) Les Amandiers un permis de construire pour la rénovation de deux bâtiments et la création de trois maisons d’habitation ainsi que la décision tacite rejetant leur recours gracieux.
Par un jugement n° 2508176 du 11 juin 2026, le tribunal administratif de Montpellier a annulé ce permis de construire ainsi que la décision tacite de rejet du recours gracieux formé à son encontre et a mis à la charge de la commune de Saint-Jean-de-Védas une somme de 1 500 euros à verser aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2026, la société Les Amandiers, représentée par la SELARL Amplitude Avocats, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge solidaire des consorts F..., K..., I..., G... et E... une somme de 8 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code général des impôts ;
le code de l’urbanisme ;
le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 ;
l’arrêté du 10 novembre 2016 du ministre du logement et de l’habitat durable ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 351-2 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire. (…) ». L’article R. 811-1-1 du même code dispose que : « (…) les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre : / 1° Les permis de construire ou de démolir un bâtiment comportant plus de deux logements, les permis d'aménager un lotissement, les décisions de non-opposition à une déclaration préalable autorisant un lotissement ou les décisions portant refus de ces autorisations ou opposition à déclaration préalable lorsque le bâtiment ou le lotissement est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application ; (…) / Les dispositions du présent article s'appliquent aux recours introduits entre le 1er septembre 2022 et le 31 décembre 2027. ».
2. D’une part, la commune de Saint-Jean-de-Védas (Hérault) figure, à la date du jugement attaqué, sur la liste des communes annexées au décret du 10 mai 2013 relatif au champ d’application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l’article 232 du code général des impôts. D’autre part, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire délivré le 5 juin 2025 par le maire de cette commune à la société Les Amandiers autorise la rénovation d’une maison de maître pour la création de six appartements ainsi que la rénovation d’un ancien chai pour la création de quatre villas en triplex pour une surface de plancher totale de 1 107 m² à destination d’habitation. Le jugement du tribunal administratif de Montpellier du 11 juin 2026 rendu sur la demande M. G... et Mme E... et d’autres requérants tendant à l’annulation de ce permis de construire et de la décision tacite rejetant le recours gracieux formé à son encontre a été ainsi rendu en premier et dernier ressort. Par suite, il y a lieu de transmettre la requête de la société Les Amandiers dirigée contre ce jugement au Conseil d’ètat, compétent pour en connaître, par application des dispositions de l’article R. 351-2 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la société Les Amandiers est transmis au Conseil d’Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Les Amandiers et au président de la section du contentieux du Conseil d’Etat.
Fait à Toulouse, le 3 août 2026
La magistrate de permanence,
V. Dumez-Fauchille