mercredi 7 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-20MA01235 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL PARME AVOCATS;CABINET D'AVOCATS CONRAD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société anonyme Engie a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler la décision implicite en date du 31 juillet 2017 par laquelle le maire d'Ajaccio a rejeté sa demande tendant à ce que la commune d'Ajaccio qualifie de biens de retour les installations de stockage et de transport de gaz, et lance une procédure de publicité et de mise en concurrence d'une concession gazière pour la commune d'Ajaccio, d'enjoindre au maire d'Ajaccio de se prononcer sur la qualification des installations de transport et de stockage de gaz du site de Loretto-Loregaz dans un délai de quinze jours, et de lui enjoindre " d'adopter le cadre juridique d'exploitation du service public gazier, et, dans le cas de recours à un mode de gestion délégué, de lancer dans les trois mois suivants une procédure de publicité et de mise en concurrence ".
Par un jugement n° 1701255 du 16 janvier 2020, le tribunal administratif de Bastia a, d'une part, jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande dirigée contre le refus implicite de qualifier de biens de retour les installations de stockage de gaz et sur celle tendant à ce qu'il soit procédé au lancement d'une procédure de publicité et de mise en concurrence en vue de l'attribution d'une concession, et rejeté le surplus des demandes de la requête de la société Engie.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2020, la société Engie, représentée par Me Delelis, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision en date du 4 octobre 2017 ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Ajaccio de se prononcer sur la qualification des installations de transport de gaz du site de Loretto-Loregaz dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte, passé ce délai, de 1 000 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à la commune d'Ajaccio de lancer la procédure de publicité et de mise en concurrence destinée à choisir le futur concessionnaire du service public de distribution de gaz dans un délai de trois mois suivant la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte, passé ce délai, de 1 000 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de la commune d'Ajaccio deux sommes de 5 000 euros à lui verser en remboursement des frais exposés, respectivement, en première instance et en appel, et non compris dans les dépens ;
6°) de mettre à la charge de la commune d'Ajaccio les dépens éventuels.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, la commune d'Ajaccio, représentée par la SELARL Parme Avocats, conclut au rejet de la requête d'appel et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Engie sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2022, la société Engie déclare se désister de l'instance.
Par un mémoire enregistré le 6 septembre 2022, la commune d'Ajaccio a acquiescé à ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "() les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 1° Donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
2. Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2022, la société Engie a déclaré se désister des conclusions de la présente instance, à l'exception de ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement, auquel la commune d'Ajaccio a acquiescé, est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Engie dans l'affaire n° 20MA01235.
Article 2 : Les conclusions des deux parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Engie et à la commune d'Ajaccio.
Fait à Marseille, le 7 septembre 2022.
No 20MA01235 2
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00595
La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de l’association syndicale autorisée (ASA) du canal de Ventavon - Saint-Tropez, qui contestait le refus du tribunal administratif d’annuler une facture de 87 508,80 euros émise par EDF pour une ouverture anticipée des vannes. La cour a jugé que le droit d’eau de 2 500 litres par seconde, accordé par la loi du 20 juillet 1881, avait été abrogé par l’article 3 de la loi du 26 août 1919, et que les conventions de 1972 et 1976 limitaient les prélèvements gratuits de l’ASA à la période du 15 avril au 15 octobre. En conséquence, la facture d’EDF était fondée, et la demande de remboursement a été rejetée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02936
La Cour administrative d’appel de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné un litige relatif à la responsabilité décennale des constructeurs pour des désordres affectant le centre nautique des Gorguettes à Cassis. Le tribunal administratif de Marseille avait condamné in solidum plusieurs sociétés à indemniser la métropole Aix-Marseille-Provence à hauteur de 935 463,44 euros TTC, en répartissant la charge définitive entre les constructeurs, dont la société Isolbat à 10 % et la société Bureau Veritas à 5 %. La cour a rejeté les appels de la société Isolbat et de la société Bureau Veritas Construction, confirmant le jugement en toutes ses dispositions, et a également rejeté l’appel incident de la métropole. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et sur les règles de la solidarité et du recours entre co-obligés.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03216
La Cour administrative d’appel de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société BNP Paribas Lease Group visant à obtenir la condamnation solidaire de la commune d’Istres et de la métropole Aix-Marseille-Provence à lui verser une indemnité de 61 943,68 euros en exécution d’un contrat de location financière portant sur un tracteur agricole. La cour a soulevé d’office l’illicéité de l’article 7 des conditions générales du contrat, estimant que cette clause empêchait l’administration de résilier le contrat pour motif d’intérêt général et prévoyait une indemnité de résiliation disproportionnée. La solution retenue par la cour n’est pas explicitée dans l’extrait, mais les moyens d’ordre public soulevés suggèrent une possible annulation ou réformation du jugement du tribunal administratif de Marseille, qui avait rejeté la demande initiale. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
04/05/2026