Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société anonyme (SA) American Express Carte France a demandé au tribunal administratif de Montreuil de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2013 et des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2012 et 2013, ainsi que des intérêts de retard correspondants.
Par un jugement n° 1907197 du 1er avril 2021, ce tribunal, après avoir prononcé la réduction, d’une part, à raison de l’inclusion au numérateur du coefficient de taxation de la société American Express Carte France du chiffre d’affaires afférent aux commissions d’émetteur, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été réclamés au titre de la période en litige et, d’autre part, à raison de l’exclusion de ces mêmes sommes du prorata d’assujettissement prévu par l’article 231 du code général des impôts, des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2012 et 2013, ainsi que des intérêts de retard correspondants, a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Par un arrêt nos 21PA03089, 21PA04273 du 8 novembre 2024, la cour administrative d’appel de Paris a, d’une part, sur appel du ministre de l’économie, des finances et de la relance, remis à la charge de la société American Express Carte France les impositions dont le tribunal administratif de Montreuil l’avait déchargée et réformé le jugement de ce tribunal en conséquence et, d’autre part, rejeté l’appel formé par cette société contre ce jugement en tant qu’il avait rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Par une décision n° 500369, 500372 du 10 avril 2026 le conseil d’Etat statuant au contentieux a :
- annulé les articles 1er et 2 des arrêts de la cour administrative d’appel de Paris du 8 novembre 2024 ;
- renvoyé ces affaires, dans la limite de la cassation prononcée à l’article 1er à cette cour ;
- condamné l’Etat à verser la somme de 3 000 euros à la société American Express Carte France ;
- rejeté le surplus des pourvois.
Procédure devant la cour :
Une lettre d’information sur reprise d’instance après cassation enregistrée sous le n° 26PA02310 a été adressée aux parties.
Par un mémoire enregistré le 30 avril 2024, le ministre chargé de l’action et des compte publics, demande à la cour de confirmer l’article 4 de la décision du conseil d’Etat rendant irrévocable l’article 4 de l’arrêt précité en ce qu’il a validé le bien-fondé de la rectification afférente aux commissions d’incitation. En conséquence, seules demeurent en litige les reprises d’instance enregistrée sous les numéros 26PA02382 et 26PA02689.
Vu le code de justice administrative.
1. La reprise d’instance après cassation enregistrée sous le numéro 26PA02310 est devenue sans objet. Cette requête doit être rayée du registre du greffe de la cour.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier n° 26PA02310 est rayé du registre de la cour administrative d’appel de Paris.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à SA American Express Carte France et au ministre de l’action et des comptes publics.
Fait à Paris, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
V. Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.