lundi 5 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-20MA01608 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP CHARREL & ASSOCIES;BERNARDIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 février 2018 et le 8 octobre 2019, la commune du Vigan, représentée par la SCP Charrel et associés a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler la délibération du 2 octobre 2017 par laquelle le conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Gard a fixé le montant des contributions des communes pour 2018, d'annuler la décision du SDIS du Gard du 12 décembre 2017 mettant à sa charge la somme de 235 146,05 euros au titre de la contribution de la commune au budget du SDIS du Gard pour l'année 2018 et de mettre une somme de 3 000 euros à la charge du SDIS du Gard au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n°1800531 en date du 10 février 2020, le tribunal administratif de Nîmes a annulé la délibération du SDIS 30 du 2 octobre 2017 fixant le montant des contributions des communes pour l'année 2018 et la décision du même SDIS du 12 décembre 2017 notifiant à la commune du Vigan le montant de sa contribution pour l'année 2018, a rejeté le surplus des conclusions de la requête et les conclusions du SDIS 30 présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la Cour :
1/Par une requête enregistrée le 14 avril 2020 sous le numéro 20MA01608, le SDIS 30, représenté par Me Blanc, demande d'annuler le jugement du 10 février 2020, de rejeter la requête de la commune du Vigan, d'annuler à titre subsidiaire la délibération du 2 octobre 2017 et de mettre à la charge de la commune du Vigan la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 29 janvier 2021, la commune du Vigan, représentée par la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'annulation de la délibération du 2 octobre 2017 par laquelle le conseil d'administration du SDIS du Gard a fixé le montant des contributions des communes pour 2018, et de la décision du SDIS du Gard du 12 décembre 2017 mettant à sa charge la somme de 235 146,05 euros au titre de la contribution de la commune au budget du SDIS du Gard pour l'année 2018 et à la mise à la charge du SDIS 30 d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 18 août 2022, le SDIS 30 se désiste de l'instance.
2/ Par une requête, enregistrée le 14 mai 2020 sous le n°20MA01806, le SDIS 30, représenté par Me Blanc, demande d'ordonner le sursis à exécution du jugement du 10 février 2020 et de mettre à la charge de la commune du Vigan une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2020, la commune du Vigan, représentée par la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du SDIS de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 18 août 2022, le SDIS 30 se désiste de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes n° 20MA01608 et n°20MA01806 qui tendent respectivement à l'annulation et au sursis à exécution du même jugement présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même ordonnance.
Sur les désistements :
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". ".
3. Par des mémoires, enregistrés le 18 août 2022, le SDIS 30 s'est désisté des deux instances n° 20MA01608 et n°20MA01806. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du SDIS 30 la somme que la commune du Vigan demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte des désistements d'instance du SDIS 30.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Vigan tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune du Vigan et au service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Gard.
Fait à Marseille, le 5 septembre 2022.
2 - 20MA01806
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026