LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-20MA02407

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-20MA02407

jeudi 1 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-20MA02407
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantSELARL G. PALOUX - E. MUNDET

Texte intégral

3ème chambreVu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... C... a demandé au tribunal administratif de Nice de prononcer la décharge des prélèvements sociaux auxquels il a été assujetti au titre de l’année 2010 à hauteur de 41 700 euros, ou à titre subsidiaire, des mêmes prélèvements à hauteur de 28 169 euros.

Par un jugement n° 1702996 du 18 juin 2020, le tribunal administratif de Nice a rejeté cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 juillet 2020 et le 9 février 2021, M. C..., représenté par Me Mundet, demande à la Cour :

1°) d’annuler le jugement du 18 juin 2020 du tribunal administratif de Nice ;

2°) de prononcer la décharge des impositions en litige ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’autorité de la chose jugée précédemment par le tribunal administratif de Nice le 24 juin 2014 n’est pas opposable, compte tenu des éléments nouveaux apparus après ce jugement, qui sont venus modifier la cause juridique ;
- il a été imposé sur une plus-value de cession des actions de la société A... tenant compte de l’intégralité du prix de cession alors qu’il établit être dans l’incapacité définitive de recouvrer le solde du prix.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 décembre 2020 et le 26 mai 2021, le ministre de l’économie, des finances et de la relance demande à la Cour de rejeter la requête de M. C....

Il fait valoir que les moyens soulevés par l’appelant ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme D...,
- et les conclusions de M. Ury, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M. C... a réalisé une plus‑value lors de la cession des actions qu’il détenait dans le capital de la société A..., au cours de l’année 2010. Il relève appel du jugement n° 1702996 du 18 juin 2020 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à la décharge des prélèvements sociaux auxquels il a ainsi été assujetti à hauteur de 41 700 euros.

2. Par une décision du 9 juillet 2013, l’administration fiscale avait rejeté une première réclamation présentée par M. C... et tendant au dégrèvement des prélèvements sociaux auxquels il a été assujetti à raison de la plus-value de cession des actions de la société A... à hauteur de 41 700 euros. M. C... a alors porté le litige devant le tribunal administratif de Nice, qui a rejeté sa demande par un jugement n° 1303767 du 24 juin 2014. Dans ce jugement, devenu définitif, le tribunal administratif de Nice a confirmé le bien-fondé des impositions, en écartant notamment un moyen tiré de ce que les énonciations de la doctrine administrative permettraient à M. C... d’obtenir la décharge de la fraction des impositions correspondant à la partie du prix de cession des actions dont il n’avait pu obtenir le paiement. Après avoir à nouveau vainement demandé à l’administration de dégrever les mêmes prélèvements sociaux auxquels il a été assujetti au titre de l’année 2010 à hauteur du montant de 41 700 euros, M. C... a porté une nouvelle fois le litige devant le même tribunal administratif par une seconde demande, enregistrée le 27 juillet 2017 sous le n° 1702996. Toutefois, la nouvelle contestation du bien-fondé des impositions, fondée les mêmes énonciations de la doctrine administrative, relève de la même cause juridique que la contestation du bien-fondé des impositions, soumise précédemment au tribunal administratif de Nice. Par suite, l’administration fiscale était fondée à opposer au contribuable l’autorité de la chose jugée par le jugement n° 1303767, sans que M. C... ne puisse utilement se prévaloir de ce qu’il n’aurait pu justifier être dans l’incapacité de recouvrer le solde du prix de cession qu’à compter d’un jugement rendu par le tribunal de commerce de Grasse le 7 juillet 2014.


3. Il résulte de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative doivent être rejetées.



D É C I D E



Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.


Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... C... et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.


Délibéré après l’audience du 17 novembre 2022, où siégeaient :

- Mme Paix, présidente,
- Mme Carotenuto, première conseillère,
- Mme Mastrantuono, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 1er décembre 2022.


Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions