jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-20MA02574 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | VOGELS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société IFC 3 a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge, en droits et majorations, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices 2010, 2011 et 2012 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012.
Par un jugement n° 1807206 du 10 juin 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 juillet 2020 et 23 décembre 2020, la société IFC 3, représentée par Me Vogels, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1807206 du 10 juin 2020 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de prononcer la décharge sollicitée devant le tribunal ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le tribunal a commis une erreur manifeste d'appréciation, violé les articles L. 192, R. 281-3-1 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales et n'a pas examiné le moyen relatif à l'existence d'un salarié à temps plein ;
- l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires n'est pas motivé ;
- elle est fondée à bénéficier de l'exonération en faveur des entreprises situées en zone franche urbaine, dès lors que son activité est sédentaire et qu'elle employait un salarié sédentaire à temps plein en 2010 ;
- les majorations pour manquement délibéré ne sont pas fondées.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 novembre 2020 et 18 janvier 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par la société IFC 3 ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 décembre 2020, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 janvier 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Ury, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société IFC 3, qui exerce une activité de formation adulte continue et de conseil pour les affaires et la gestion, notamment pour l'organisation administrative interne des ressources humaines, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle des propositions de rectification des 17 décembre 2013 et 13 mars 2014 lui ont été notifiées. Au terme de la procédure, elle a été assujettie à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2010, 2011 et 2012 et à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012, assortis des intérêts de retard et de majorations pour manquement délibéré. La société IFC 3 relève appel du jugement du 10 juin 2020 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge, en droits et majorations, de ces impositions.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. Aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ".
3. Contrairement à ce que soutient la société IFC 3, le tribunal a suffisamment exposé aux points 5 à 7 du jugement attaqué les motifs pour lesquels il a jugé qu'elle ne remplissait pas les conditions lui permettant de bénéficier de l'exonération en faveur des activités implantées en zone franche urbaine prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts, notamment celle tenant à l'existence de l'emploi d'un salarié sédentaire à temps plein au titre de l'exercice 2010, le bien-fondé de ces motifs étant sans incidence sur le caractère suffisant de la motivation. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ce jugement doit ainsi être écarté.
4. Par ailleurs, hormis le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le tribunal s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. La société IFC 3 ne peut ainsi utilement soutenir, pour demander l'annulation du jugement attaqué, que les premiers juges auraient commis une erreur manifeste d'appréciation, méconnu les règles de dévolution de la charge de la preuve résultant de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales et " violé les articles R. 281-3-1 et R. 281-5 " du même livre.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
5. Aux termes de l'article L. 59 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction en vigueur : " Lorsque le désaccord persiste sur les rectifications notifiées, l'administration, si le contribuable le demande, soumet le litige à l'avis () de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires () ". Aux termes de l'article R. 60-3 du même livre : " L'avis () de la commission () des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires doit être motivé () ".
6. Les vices de forme ou de procédure dont serait entaché l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires n'affectent pas la régularité de la procédure d'imposition suivie et ne sont pas de nature à entraîner la décharge de l'imposition établie à la suite des rectifications ou redressements soumis à l'examen de la commission mais peuvent seulement modifier, le cas échéant, la dévolution de la charge de la preuve. Par suite, le moyen tiré de ce que la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires aurait insuffisamment motivé son avis ou se serait à tort déclarée incompétente lorsqu'elle a émis son avis doit être écarté comme inopérant.
Sur le bien-fondé des impositions :
7. Aux termes de l'article 44 octies A du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " I. Les contribuables qui, entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2014, créent des activités dans les zones franches urbaines définies au B du 3 de l'article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 () ainsi que ceux qui, entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2011, exercent des activités dans les zones franches urbaines définies au deuxième alinéa du B du 3 de l'article 42 de la même loi sont exonérés d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés à raison des bénéfices provenant des activités implantées dans la zone jusqu'au 31 décembre 2010 pour les contribuables qui y exercent déjà une activité au 1er janvier 2006 ou, dans le cas contraire, jusqu'au terme du cinquante-neuvième mois suivant celui du début de leur activité dans l'une de ces zones () Pour bénéficier de l'exonération, l'entreprise doit répondre cumulativement aux conditions suivantes : a) Elle doit employer au plus cinquante salariés () et soit avoir réalisé un chiffre d'affaires n'excédant pas 10 millions d'euros au cours de l'exercice, soit avoir un total de bilan n'excédant pas 10 millions d'euros ; b) Son capital ou ses droits de vote ne doivent pas être détenus, directement ou indirectement, à hauteur de 25 % ou plus par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises dont l'effectif salarié dépasse deux cent cinquante salariés et dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes excède 50 millions d'euros ou dont le total du bilan annuel excède 43 millions d'euros () c) Son activité principale () ne doit pas relever des secteurs de la construction automobile, de la construction navale, de la fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, de la sidérurgie ou des transports routiers de marchandises ; d) Son activité doit être une activité industrielle, commerciale ou artisanale au sens de l'article 34 et du 5° du I de l'article 35 ou une activité professionnelle non commerciale au sens du 1 de l'article 92 () Lorsque l'activité non sédentaire d'un contribuable est implantée dans une zone franche urbaine mais est exercée en tout ou partie en dehors d'une telle zone, l'exonération s'applique si ce contribuable emploie au moins un salarié sédentaire à temps plein ou équivalent, exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité, ou si ce contribuable réalise au moins 25 % de son chiffre d'affaires auprès de clients situés dans les zones franches urbaines () ".
8. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération. A cet égard, la société IFC 3, qui reconnaît en outre qu'elle n'a pas formulé d'observations à la suite de la proposition de rectification relative aux années 2011 et 2012 s'agissant de la rectification en litige qu'elle a ainsi acceptée au titre de ces années, n'est pas fondée à soutenir que la charge de la preuve incomberait à l'administration, les dispositions du premier alinéa de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales n'ayant pas eu pour effet de modifier les règles de détermination de la charge de la preuve, mais seulement de mettre fin, sous réserve du cas prévu au deuxième alinéa du même article, à l'état du droit antérieur sous l'empire duquel l'avis rendu par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires avait pour effet, s'il était favorable à l'administration, d'attribuer au contribuable la charge d'une preuve que l'intéressé n'aurait pas supportée en l'absence de saisine de cette commission.
9. La société IFC 3 soutient que l'administration ne pouvait lui opposer les conditions prévues au dernier alinéa du I de l'article 44 octies A du code général des impôts, dès lors qu'elle n'établit pas que son activité, principalement exercée en zone franche urbaine où elle dispose de moyens d'exploitation, serait " non sédentaire " au sens de ces dispositions. Toutefois, l'administration fait valoir que les locaux de la société IFC 3 implantés au 27 boulevard Charles Moretti dans le 14ème arrondissement de Marseille, également lieu du siège situé en zone franche urbaine, sont constitués, selon le bail à loyer professionnel signé le 11 décembre 2009, d'un local sous-loué, pour un loyer mensuel de 200 euros hors taxes, situé au 2ème étage de l'immeuble. Il est constant que ce local, partagé avec un autre locataire, ne comporte essentiellement que deux bureaux aménagés, une table de réunion et du matériel et des fournitures utiles à une activité administrative. Si la société IFC 3 soutient que la majeure partie de son activité aurait été exercée dans ces locaux, elle se borne à produire quatre attestations de ses clients, dépourvues de tout élément précis et circonstanciés quant aux réunions qui s'y seraient déroulées, notamment en ce qui concerne leur date et leur fréquence, et qui, au demeurant, contredisent les allégations selon lesquelles la majeure partie de l'activité en faveur des clients, situés hors de la zone franche urbaine, s'y seraient déroulée. Par ailleurs, l'administration fait valoir sans être contredite que les relevés bancaires de la société IFC 3 étaient adressés au domicile personnel du gérant à Saint-Cyr-sur-Mer et que la société a déduit des montants significatifs de frais relatifs aux déplacements du gérant dans le cadre de son activité au titre des années en litige. Dans ces conditions, si la société IFC 3 disposait d'une implantation matérielle en zone franche urbaine, elle n'apporte aucun élément, qu'elle seule est en mesure de produire, permettant d'affirmer que son activité aurait été exercée de façon sédentaire dans les locaux précités, et non pas à l'extérieur de son lieu d'implantation auprès de ses différents clients, dont il est constant qu'ils n'étaient pas établis en zone franche urbaine. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a regardé l'activité de la société IFC 3 comme non sédentaire au sens du dernier alinéa du I de l'article 44 octies A du code général des impôts.
10. Par ailleurs, la société IFC 3, dont le chiffre d'affaires était réalisé auprès de clients qui n'étaient pas situés en zone franche urbaine, soutient qu'elle employait un salarié sédentaire à temps plein exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité en 2010. Toutefois, aux termes mêmes du dernier alinéa du I de l'article 44 octies A du code général des impôts, l'exonération ne peut s'appliquer que si la société IFC 3 employait un salarié sédentaire à temps plein ou équivalent, exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité. Or, s'il résulte de l'instruction que la société IFC 3 a embauché un salarié à temps plein dans le cadre d'un contrat de professionnalisation, conclu le 20 juillet 2009 mais interrompu le 31 mars 2010, puis un autre salarié dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps plein conclu le 1er avril 2010, transformé à compter du 1er novembre 2010 en temps partiel, il est constant que ce salarié exerçait une activité de formateur nécessitant des déplacements sur l'ensemble du territoire régional. La société IFC 3 n'apporte aucun élément, qu'elle seule est en mesure de produire, permettant d'affirmer qu'elle aurait effectivement employé au titre de l'exercice 2010 au moins un salarié à temps plein ou équivalent pouvant être qualifié de sédentaire et exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité. Dans ces conditions, faute de remplir l'une ou l'autre des conditions prévues au dernier alinéa du I de l'article 44 octies A du code général des impôts, c'est à bon droit que l'administration a refusé d'accorder à la société IFC 3 le bénéfice de l'exonération en faveur des activités implantées en zone franche urbaine prévue par les dispositions de cet article.
Sur les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt () entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires () la preuve de la mauvaise foi () incombe à l'administration ".
12. Pour justifier l'application de la majoration pour manquement délibéré en matière d'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2011 et 2012, résultant de la remise en cause du régime d'exonération prévu par les dispositions de l'article 44 octies A du code général des impôts, l'administration s'est fondée sur la nature du rehaussement, la société IFC 3 ayant intentionnellement mentionné dans ses déclarations de résultats de ces exercices sa volonté de bénéficier du régime d'exonération prévu à l'article 44 octies A du code général des impôts, en calculant également le montant de l'abattement, alors que, ainsi qu'il a dit précédemment, elle n'en remplissait pas les conditions légales. A cet égard, la société IFC 3, qui ne peut utilement faire valoir que son comptable ne lui aurait pas indiqué le contraire, ne saurait sérieusement soutenir qu'elle disposait d'une espérance légitime de bénéficier du régime d'exonération, dès lors qu'elle ne pouvait ignorer qu'elle n'exerçait pas une activité sédentaire et qu'elle n'employait aucun salarié à temps plein exerçant ses fonctions dans les locaux au titre de ces exercices. En outre, les omissions commises sont de montants importants et ont été réitérées sur plusieurs exercices. Dans ces conditions, l'administration apporte la preuve du caractère délibéré des manquements constatés et justifie du bien-fondé de l'application des pénalités prévues au a) de l'article 1729 du code général des impôts.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la société IFC 3 n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Ses conclusions aux fins d'annulation de ce jugement et de décharge, en droits et majorations, des impositions en litige, doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société IFC 3 demande au titre des frais qu'elle a exposés.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société IFC 3 est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société par actions simplifiée IFC 3 et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, où siégeaient :
- Mme Paix, présidente,
- M. Platillero, président assesseur,
- Mme Mastrantuono, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 mars 2023.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026