LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-20MA03591

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-20MA03591

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-20MA03591
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantASA - SOCIETE D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure :


M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il été assujetti au titre de l’année 2016 et des pénalités correspondantes.

Par un jugement n° 1901187 du 16 juillet 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.


Procédure devant la Cour :


Par une requête, enregistrée le 15 septembre 2020, M. B... représenté par Me David B..., demande à la Cour :

1°) d’annuler ce jugement du 16 juillet 2020 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) de prononcer la décharge des impositions en litige et pénalités correspondantes ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les plus-values résultant des contrats d’assurance-vie Sogecap et HSBC Assurances Vie France doivent être compensées par les moins-values reportées depuis 2011 dès lors qu’elles relèvent toutes deux de la même catégorie d’impôt, les revenus de capitaux mobiliers, et sont de la même nature.



Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2020, le ministre de l’économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- M. B... n’est pas recevable à solliciter en appel l’imputation de la totalité de la moins-value de cession sur le produit de liquidation des contrats d’assurance-vie à hauteur de 44 668 euros réalisée en 2011 alors que l’imputation de ladite moins-value était limitée dans sa réclamation à la somme de 29 897 euros ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.



Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus, au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme C...,
- et les conclusions de M. Ury, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :


1. A l’issue du contrôle sur pièces dont M. et Mme B... ont fait l’objet, l’administration fiscale leur a notifié des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l’année 2016, assorties de pénalités. M. B... relève appel du jugement du 16 juillet 2020 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge de ces impositions supplémentaires et pénalités correspondantes.


2. Aux termes de l’article 125-0 A du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : « I. – 1° Les produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation ainsi qu'aux placements de même nature souscrits auprès d'entreprises d'assurance établies en France sont, lors du dénouement du contrat, soumis à l'impôt sur le revenu. / (…) Les produits en cause sont constitués par la différence entre les sommes remboursées au bénéficiaire et le montant des primes versées. ». Aux termes de l’article 150-0 D du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : « (…) 11. Les moins-values subies au cours d'une année sont imputables exclusivement sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou des dix années suivantes. (…) ». Il résulte de la combinaison de ces dispositions que les gains nets imposables sont calculés après imputation par le contribuable sur les différentes plus-values que le contribuable a réalisées, avant tout abattement, des moins-values de même nature qu’il a subies au cours de la même année ou reportées en application des dispositions du 11 de l’article 150-0 D précité.





3. Il résulte de l’instruction, et notamment de la proposition de rectification du 15 février 2018 adressée à M. B..., que ce dernier a perçu au titre de l’année 2016 des produits des contrats d’assurance-vie Sogecap, compte n° 3 978 766, et HSBC Assurance Vie France, compte n° 00 069 648, et a omis de déclarer les produits d’assurance vie soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif en application de l’article 125-0-A du code général des impôts, pour un montant total de 60 596 euros. Il résulte également de l’instruction, que les bulletins de recoupement en possession du service émanant de Sogecap et HSBC ont indiqué que les produits perçus étaient imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. En application du 11 de l’article 150-0-D du même code, M. B... n’est pas fondé à soutenir que les moins-values sur cessions de valeurs mobilières subies au titre de l’année 2011, qui obéissent au régime défini par les articles 150 ter à 150 undecies du code général des impôts, sont imputables sur les produits des contrats d’assurance-vie Sogecap et HSBC Assurance Vie France, ces produits ne constituant pas des plus-values sur cession de valeurs mobilières mais des revenus de capitaux mobiliers. A cet égard, si M. B... produit un courrier d’information du 15 juin 2018 émanant de Sogecap mentionnant le rendement de ses « supports en unités de compte », la circonstance qu’il aurait souscrit auprès de Sogecap un contrat d’assurance-vie en unités de compte, les supports étant composés de parts de différents fonds de placement, est sans incidence. Par suite, c’est à bon droit que l’administration a imposé les produits issus des contrats en litige dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.





4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. B... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.


D É C I D E :






Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.



Délibéré après l’audience du 15 septembre 2022, où siégeaient :

- Mme Paix, présidente,
- Mme Carotenuto, première conseillère,
- Mme Mastrantuono, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 septembre 2022.


Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions