mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-20MA03970 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | DI CESARE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. et Mme D et B C ont demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2013 à 2015.
Par un jugement n° 1900230 du 18 septembre 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté leur demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 octobre 2020 et 25 mars 2021, M. et Mme C, représentés par Me Di Cesare, demandent à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 18 septembre 2020 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de prononcer la décharge des impositions et pénalités en litige ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- n'ayant pas été informée de l'origine et la teneur des données recueillies par le service vérificateur dans le cadre de l'exercice de son droit de communication, la SARL E a été privée de la garantie prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales ;
- ils contestent l'existence et le montant des revenus distribués par la SARL E dès lors que la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires est radicalement viciée, les vérificateurs s'étant fondés sur des données considérées par eux comme non fiables ; le coefficient de marge hors taxes retenu est anormalement élevé au vu de la localisation géographique et de la nature de l'activité de la société ;
- la méthode de reconstitution aurait dû être effectuée à partir des achats consommés dès lors qu'une telle méthode apparaît plus pertinente que celle mise en œuvre par le service ;
- M. C a été qualifié à tort par l'administration d'unique maître de l'affaire, de sorte qu'elle n'établit pas l'appréhension par ce dernier des sommes réputées distribuées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars et 7 avril 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les appelants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bernabeu, présidente assesseure,
- les conclusions de Mme Courbon, rapporteure publique,
- et les observations de Me Di Cesare, représentant M. et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL E, qui exploite un commerce de boulangerie et de pâtisserie à Saint-Rémy-de-Provence, a fait l'objet le 27 mai 2016 d'un contrôle inopiné puis d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015, étendue au 30 mars 2016 en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée, à l'issue de laquelle des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés lui ont été notifiés par une proposition du 14 décembre 2016. M. C, qui assurait la co-gérance de cette société jusqu'au 16 novembre 2015 avant d'en assurer seul la gérance, et son épouse ont fait l'objet d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel l'administration leur a notifié, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2013 à 2015. M. et Mme C relèvent appel du jugement du 18 septembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté leur demande tendant à la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. En vertu du principe d'indépendance des procédures, les moyens relatifs à la régularité de la procédure d'imposition suivie à l'encontre d'une société soumise au régime d'imposition des sociétés de capitaux sont sans influence sur les impositions personnelles mises à la charge des bénéficiaires des revenus de capitaux mobiliers distribués par cette société. Par suite, pour contester les impositions en litige, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir du moyen tiré de ce que l'administration aurait méconnu les dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales lors du contrôle de la société E.
Sur le bien-fondé des impositions :
3. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital () ". Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109, les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés ".
En ce qui concerne la charge la preuve :
4. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ".
5. En application des dispositions précitées, il appartient à M. et Mme C, qui se sont abstenus de répondre dans le délai de trente jours à la proposition de rectification du 14 décembre 2016 qui leur a été notifiée, sans solliciter par ailleurs la prorogation de ce délai de réponse, de démontrer le caractère exagéré des impositions qu'ils contestent.
En ce qui concerne l'existence et le montant des revenus distribués par la SARL E :
6. Au préalable, M. et Mme C ne contestent pas les motifs de rejet de la comptabilité de la SARL E retenus par le service, mais uniquement la méthode de reconstitution qu'il a utilisée pour procéder aux rehaussements des bénéfices de la société, qui ont été imposés entre les mains de ces derniers dans la catégorie des capitaux mobiliers sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article 109-1 du code général des impôts.
7. Pour reconstituer, en l'absence de conservation des données informatisées des deux caisses enregistreuses du 1er juillet 2012 au 19 février 2015, le chiffre d'affaires de la SARL E sur les exercices 2013 à 2015, le service a examiné les recettes enregistrées par ces caisses sur une période de treize mois, soit de mars 2015 à mars 2016, et les a comparées aux états établis par le gérant de la société en vue de leur comptabilisation. Il a, à partir de cette analyse, constaté que les recettes comptabilisées sur la base des informations transcrites par le gérant étaient, en particulier en ce qui concerne les paiements en espèces, systématiquement inférieures aux données issues du système informatisé de caisse. Il a relevé, sur la période précitée, un différentiel de recettes de 178 057,08 euros toutes taxes comprises, de nature à caractériser l'existence d'une minoration du chiffre d'affaires déclaré. Il a, enfin, déterminé la valeur moyenne de la minoration de recettes observée sur la période de treize mois, soit 13 696,70 euros toutes taxes comprises, et constatant que les minorations de recettes sur chaque mois étaient régulières - la moyenne précitée se rapprochant de la médiane (14 232,59 euros) -, a appliqué cette moyenne sur l'ensemble des mois pour lesquels les données de caisse n'avaient pas été transmises par le gérant. Le chiffre d'affaires hors taxes a ensuite été déterminé en calculant une taxe sur la valeur ajoutée en dedans en utilisant la clé de répartition du taux de cette taxe pratiquée par l'expert-comptable de la société. L'insuffisance de chiffre d'affaires hors taxes déclaré a ainsi été établie, au titre des exercices clos les 30 juin 2013, 2014 et 2015, à hauteur des sommes respectives de 155 087,95 euros, 154 934,45 euros et 155 570,51 euros.
8. En premier lieu, pour critiquer la méthode ainsi retenue par le service vérificateur, M. et Mme C soutiennent que celui-ci se serait fondé sur des données qu'il a considérées lui-même comme n'étant pas fiables, la comptabilité de la SARL E ayant été rejetée comme irrégulière. Il résulte cependant de l'instruction, notamment de la proposition de rectification, qu'en raison du caractère irrégulier et non probant de cette comptabilité, l'administration fiscale s'est fondée sur les données les plus pertinentes en sa possession, en particulier les recettes issues du système de caisse informatisé sur la période de mars 2015 à mars 2016. Il n'est pas contesté que l'extrapolation de ces données sur l'ensemble de la période vérifiée a été rendue nécessaire au motif que le gérant de la société requérante n'avait conservé aucune donnée informatisée des deux caisses enregistreuses sur une longue période allant du 1er juillet 2012 au 19 février 2015. Les doubles des tickets de caisse et les tickets RAZ n'ont pas davantage été conservés. L'administration fait en outre valoir sans être utilement contestée que la précision des données ressortant du système de caisse informatisé est attestée par l'exercice du droit de communication effectué auprès des fournisseurs, permettant de constater que le volume en quantité des achats revendus, calculé à partir des réponses données par ces derniers correspond au volume en quantité des marchandises vendues restitué par la caisse. Si des anomalies du système de caisse sont relevées en ce qui concerne les paiements par tickets restaurant et carte bancaire, elles ne suffisent pas à démontrer que le service ne pouvait valablement se fonder sur une telle méthode pour reconstituer les recettes de la société. A cet égard, ce dernier s'est essentiellement basé sur les recettes issues des paiements en espèces, dont la fiabilité des données n'est pas contestée, faisant apparaître une somme de 198 689,11 euros inscrite dans les caisses enregistreuses mais non comptabilisée. Le service a en outre tenu compte de l'existence éventuelle d'une confusion des modes de règlements lors de l'enregistrement des données, en globalisant les écarts constatés sur l'ensemble des modes de règlements, conduisant à diminuer le montant du chiffre d'affaires non déclaré à hauteur de 178 057,08 euros. Enfin, après avoir envisagé deux méthodes, l'une portant sur l'application d'un coefficient de marge corrigé de 3,48 sur l'ensemble de la période vérifiée, à partir du coefficient obtenu sur les treize mois où les données de caisse ont été transmises, et l'autre reposant sur l'application d'une moyenne des minorations de recettes observées sur la même période, l'administration a finalement retenu la seconde méthode qui est la plus favorable à la société concernée.
9. En deuxième lieu, M. et Mme C réitèrent en appel leur contestation du taux de marge précité de 3,48. Cependant, une telle contestation est inopérante dès lors que l'administration a finalement retenu, ainsi qu'il a été exposé précédemment, la seconde méthode consistant à utiliser la moyenne des minorations de chiffre d'affaires constatées et non un coefficient de marge. Les appelants ne justifient pas, en tout état de cause, l'impossibilité pour la société concernée de pratiquer des marges importantes eu égard notamment à la localisation géographique de la boulangerie-pâtisserie, située à Saint-Rémy-de-Provence et à proximité immédiate d'une artère de contournement du centre-ville proche des lieux touristiques, et à son chiffre d'affaires d'un million d'euros hors taxes tel qu'allégué par les requérants.
10. En dernier lieu, si les époux C proposent une méthode alternative de reconstitution, fondée sur la détermination des achats consommés, et faisant apparaître un coefficient de marge moyen de 2,73, cette dernière, qui est explicitée par une étude de l'expert-comptable de la société effectuée postérieurement aux opérations de contrôle, n'est cependant pas pertinente, dès lors, d'une part, qu'elle repose en partie sur les données ressortant de la comptabilité de la société, qui n'est pas probante, et, d'autre part, qu'elle ne prend aucunement en compte l'existence de la discordance relevée dans la comptabilisation des espèces, traduisant une dissimulation de recettes, et donc une minoration du total des ventes à prendre en compte. Par suite, il ne résulte nullement de l'instruction que cette méthode serait plus pertinente que celle retenue finalement par l'administration, qui consiste, ainsi qu'il a été dit précédemment, à retenir une moyenne des minorations de recettes observées sur une période de treize mois et à l'utiliser sur l'ensemble des mois pour lesquels les données de caisse n'ont pas été transmises.
11. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 8 à 10 que M. et Mme C n'établissent ni que la méthode de reconstitution de recettes retenue par l'administration fiscale pour déterminer le chiffre d'affaires de la SARL E serait radicalement viciée ou excessivement sommaire ni que la méthode alternative qu'ils proposent aboutirait à une évaluation plus proche de la réalité de l'exploitation de l'entreprise. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à remettre en cause l'existence et le montant des distributions effectuées par celles-ci à hauteur des rehaussements de bénéfices ainsi déterminés par l'administration.
En ce qui concerne l'appréhension des revenus distribués :
12. Il résulte de l'instruction que M. et Mme C, d'une part, et M. A et son épouse, d'autre part, détenaient respectivement 50 % du capital de la SARL E, dont M. C et M. A assuraient la co-gérance jusqu'au 16 novembre 2015. A compter du 17 novembre 2015, M. et Mme A ont cédé leurs parts sociales à une société détenue par les époux C et M. C est devenu, par suite, le seul gérant de la société E.
13. Pour établir que M. C avait la qualité d'unique maître de l'affaire sur l'ensemble de la période vérifiée, l'administration fiscale fait valoir que l'intéressé disposait de la signature sur les comptes bancaires de la société et qu'il exerçait la responsabilité effective de la gestion administrative, commerciale et financière de celle-ci, notamment en gérant le personnel, les relations avec les fournisseurs et le comptable, ainsi qu'en disposant seul de la maîtrise du système de caisse informatisé. Les opérations de contrôle ont ainsi montré qu'il était en charge du comptage manuel de la caisse, assurait la bonne correspondance entre le comptage manuel et les statistiques du logiciel de caisse et reportait quotidiennement celui-ci sur la feuille de saisie destinée à une transmission mensuelle vers le cabinet comptable pour l'inscription des recettes en comptabilité. Il n'est pas sérieusement contesté à cet égard que, sur la période de juillet 2012 à mars 2016, aucune des feuilles manuscrites à l'origine du montant du chiffre d'affaires non déclaré de la société n'a été rédigée par M. A. En outre, les comptes rendus d'interventions du 10 juin 2016 et du 28 novembre 2016, dressés par le service vérificateur au cours de la procédure de contrôle, reprennent les éléments constatés sur le fonctionnement des caisses enregistreuses et le rôle exclusif de M. C. Ces documents ont été remis en mains propres à ce dernier et à l'expert-comptable de la société, qui n'ont formulé aucune observation sur les responsabilités éventuelles du co-gérant. Par ailleurs, M. C a indiqué au service vérificateur que les données de caisse afférentes à la période du 1er juillet 2012 au 19 février 2015 était conservées sur un ordinateur à son domicile, avant de finalement soutenir qu'elles n'étaient plus accessibles en raison d'un bug informatique. Enfin, les attestations de M. A et de cinq salariés, datant de juin et décembre 2018, rédigées de manière stéréotypée, ne sont pas suffisamment probantes pour établir le rôle du co-gérant dans la gestion et la direction de la société, notamment le comptage manuel de la caisse qu'il aurait effectué une semaine par mois, alors que ce dernier n'a jamais été mis en évidence lors des opérations de vérification.
14. Il résulte de l'ensemble de ces circonstances que M. C était le seul maître de l'affaire, sans qu'ait d'incidence la circonstance qu'il n'aurait pas effectivement appréhendé les sommes réputées distribuées par la SARL E. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a réintégré, sur le fondement du 1° de l'article 109-1 du code général des impôts, dans le revenu imposable des époux C les revenus distribués par la SARL E résultant du rehaussement de ses bases imposables à l'impôt sur les sociétés au titre des années 2013 à 2015, les appelants ne soutenant pas que les sommes concernées n'étaient pas disponibles.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté leur demande de décharge, en droits et pénalités, des impositions supplémentaires mises à leur charge au titre des années 2013 à 2015. Leurs conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. et Mme D et B C et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, où siégeaient :
- Mme Helmlinger, présidente de la Cour,
- Mme Bernabeu, présidente assesseure,
- Mme Carotenuto, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2022.
nc
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026