LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-20MA04697

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-20MA04697

mardi 20 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-20MA04697
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre-formation à 3
Avocat requérantRENARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme C... B... a demandé au tribunal administratif de Toulon, d’une part, d’annuler l’arrêté du directeur général des douanes et des droits indirects du 29 mai 2018 portant changement d’affectation et la décision du 11 juillet 2018 portant rejet de son recours gracieux en tant qu’ils lui refusent le bénéfice du dispositif d’accompagnement social et financier des agents de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) faisant l’objet de restructuration de services contenu dans l’accord du 2 mars 2015 relatif au renforcement de l’accompagnement social et financier des personnels de cette direction, dans le cadre de la mise en œuvre du projet stratégique de la douane, et, d’autre part, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 1802887 du 19 octobre 2020, le tribunal administratif de Toulon a rejeté cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2020, Mme B..., représentée par Me Renard, demande à la Cour :

1°) d’annuler ce jugement du tribunal administratif de Toulon du 19 octobre 2020 ;




2°) d’annuler cet arrêté du 29 mai 2018 et cette décision du 11 juillet 2018 en tant que le bénéfice du dispositif d’accompagnement social et financier des agents de la DGDDI faisant l’objet de restructuration de services contenu dans l’accord du 2 mars 2015 susmentionné lui est refusé ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le jugement attaqué rendu par le tribunal administratif de Toulon le 19 octobre 2020 est irrégulier tant sur la forme que sur le fond :

- si le tribunal administratif de Toulon a soulevé un moyen d’irrecevabilité présenté comme étant un moyen d’ordre public, ce moyen, qui n’a pas été présenté par l’administration, n’est pas un moyen d’ordre public ;
- si elle avait conclu à ce que ce moyen ne relevait pas des moyens d’ordre public susceptibles d’être soulevés d’office, le jugement attaqué ne répond pas à ce moyen ;
- si, par impossible, le moyen retenu relevait bien de la catégorie des moyens susceptibles d’être relevés d’office, il incombait au tribunal administratif de Toulon de mettre en demeure l’administration pour que celle-ci s’explique sur la transposition, ou non, de l’accord invoqué, en un acte administratif ;
- elle doit bénéficier de l’accord sur l’accompagnement social et financier du 2 mars 2015 et les décisions contestées, motivées de manière erronée, reposent donc sur une erreur de qualification juridique de la restructuration du service et sur une erreur d’appréciation ;
- cet accord a été transposé : il a fait l’objet d’un décret n° 2015-787 du 29 juin 2015 instituant un complément spécifique de restructuration en faveur de certains agents de la DGDDI et d’un arrêté du 29 juin 2015 fixant le montant du complément spécifique de restructuration institué par ce décret ; il visait, dans ses conclusions, ce décret ;
- la mesure litigieuse crée une rupture d’égalité entre les agents « restructurés » d’un même service et entre les agents « restructurés » de services distincts ;
- cette mesure aboutit à une mobilité forcée.

Un courrier du 12 septembre 2022 adressé aux parties en application des dispositions de l’article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il était envisagé d’appeler l’affaire à l’audience et leur a indiqué la date à partir de laquelle l’instruction pourrait être close, dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l’article R. 613-1 et le dernier alinéa de l’article R. 613-2 du même code.

Par une ordonnance du 13 octobre 2022, mise à la disposition, sur l’application informatique Télérecours, du conseil de Mme B..., à 8 heures 51, et du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, à 9 heures 37, la clôture de l’instruction a été prononcée avec effet immédiat, en application du dernier alinéa de l’article R. 613-1 du code de justice administrative.

Un mémoire, présenté par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, a été enregistré le 13 octobre 2022, à 11 heures 20, soit postérieurement à la clôture de l’instruction, et n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010 ;
- le décret n° 2015-787 du 29 juin 2015 et l’arrêté du 29 juin 2015 fixant le montant du complément spécifique de restructuration institué par ce décret ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. A...,
- et les conclusions de M. Angéniol, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


Contrôleur principal des douanes et droits indirects, Mme B... était affectée au centre de liaison interrégional (CLI) de Marseille, rattaché à la direction régionale garde-côtes (DRGC), au sein de la direction interrégionale (DI) de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) - Corse, pour y exercer les fonctions d’opératrice radio aéromaritime et aéroterrestre jusqu’au 31 août 2018. Par un arrêté du directeur général des douanes et droits indirects du 29 mai 2018, Mme B... a été mutée, à compter du 1er septembre 2018, à la résidence de Toulon SNS, service rattaché à la direction nationale des garde-côtes des douanes (DNGCD). Mme B... relève appel du jugement du 19 octobre 2020 par lequel le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté du 29 mai 2018 et de la décision du 11 juillet 2018 portant rejet de son recours gracieux en tant qu’ils lui refusent le bénéfice du dispositif d’accompagnement social et financier des agents de la DGDDI faisant l’objet de restructuration de services contenu dans l’accord du 2 mars 2015 relatif au renforcement de l’accompagnement social et financier des personnels de cette direction, dans le cadre de la mise en œuvre du projet stratégique de la douane.

Sur la régularité du jugement attaqué du tribunal administratif de Toulon du 19 octobre 2020 :

Il ressort des pièces de la procédure devant le tribunal administratif de Toulon qu’à la page 6 de leur mémoire en défense, enregistré sur l’application informatique Télérecours le 19 juin 2020, le ministre de l’économie et des finances et le ministre de l’action et des comptes publics ont fait valoir que le moyen invoqué par Mme B... dans sa demande de première instance et tiré de la méconnaissance de l’accord susmentionné du 2 mars 2015 devait être écarté, motif pris de ce que cet accord n’avait pas de valeur juridique. Si, par des courriers ultérieurs, datés du 23 juillet 2020, la présidente du tribunal administratif de Toulon a informé les parties, sur le fondement des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d’être fondé sur un moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions tendant à l’annulation des décisions contestées dès lors que cet accord du 2 mars 2015 était dépourvu de valeur juridique ou de force contraignante à l’égard des fonctionnaires, ceux-ci étant placés dans une situation légale et réglementaire, les premiers juges n’ont pas fondé leur jugement du 19 octobre 2020 sur ce moyen d’ordre public mais sur le moyen de défense des ministres. Ils ont ainsi écarté le moyen tiré de la méconnaissance dudit accord comme inopérant puis rejeté au fond les conclusions à fin d’annulation afférentes. Il s’ensuit que le moyen tiré de l’irrégularité de ce jugement du 19 octobre 2020 invoqué devant la Cour par Mme B... et tenant aux conditions dans lesquelles ce moyen d’ordre public a été soulevé et accueilli par le tribunal administratif de Toulon est inopérant. Pour ce motif, il ne peut qu’être écarté dans toutes ses branches.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué du tribunal administratif de Toulon du 19 octobre 2020 :

En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme B... a, de sa propre initiative, demandé à être mutée à la résidence de Toulon SNS, service rattaché à la DNGCD, poste sur lequel elle a été affectée, à la suite de la réunion de la commission administrative paritaire centrale (CAPC) qui s’est tenue le 17 avril 2018, à compter du 1er septembre suivant. Dans ces conditions, et alors qu’il n’est pas sérieusement contesté que l’appelante aurait pu prioritairement conserver, au sein du CODT de Marseille, un poste comparable à celui qu’elle occupait jusqu’alors au sein des services du CLI de Marseille, avec des conditions de travail équivalentes, cette dernière n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort qu’elle a été regardée comme ayant sollicité une mutation pour convenances personnelles et que, pour ce motif, il lui a été refusé le bénéfice du dispositif d’accompagnement social et financier des agents faisant l’objet de restructuration de services contenu dans l’accord du 2 mars 2015, lequel est en tant que tel dépourvu de portée juridique, comme l’ont relevé à bon droit les premiers juges dans leur jugement attaqué. Les moyens afférents soulevés par Mme B... ci-dessus analysés doivent donc être écartés. Par ailleurs, pour la première fois devant la Cour, Mme B... soutient clairement que cet accord a été transposé par le décret susvisé du 29 juin 2015 instituant un complément spécifique de restructuration en faveur de certains agents de la DGDDI et l’arrêté du 29 juin 2015 fixant le montant du complément spécifique de restructuration institué par ce décret. Mais, à supposer qu’elle ait entendu par là-même invoquer un moyen tiré de ce que les décisions contestées auraient été prises en méconnaissance de ces deux textes, un tel moyen ne pourrait qu’être écarté comme dépourvu des précisions permettant à la Cour d’en apprécier le bien-fondé dès lors que l’appelante ne se prévaut d’aucune disposition précise de ces deux textes qui justifierait son éligibilité au dispositif dont elle demande l’application.

En deuxième lieu, si Mme B... soutient qu’en lui refusant le bénéfice de ce dispositif, l’autorité administrative aurait créé une rupture d’égalité entre agents « restructurés » d’un même service et de services distincts, ainsi qu’il vient d’être dit, elle n’établit pas qu’elle remplissait les conditions requises pour bénéficier dudit dispositif et elle ne démontre en tout état de cause pas davantage que l’autorité administrative aurait instauré une rupture d’égalité entre agents placés dans une situation identique qui ne serait pas justifiée par un motif d’intérêt général. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d’égalité de traitement entre agents publics invoqué par l’appelante ne peut qu’être écarté.

En troisième lieu, si elle soutient que les droits des agents « restructurés » n’auraient pas été respectés, Mme B..., qui n’indique pas quelles dispositions légales ou règlementaires l’autorité administrative aurait à ce titre méconnues, n’assortit, là encore, pas ce moyen des précisions permettant à la Cour d’en apprécier la portée et le bien-fondé. Un tel moyen ne peut, dès lors, qu’être écarté.

En quatrième et dernier lieu, le détournement de procédure allégué n’est pas établi au vu des pièces versées aux débats et ce moyen doit donc être écarté.




Il résulte tout de ce qui précède que Mme B... n’est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué du 19 octobre 2020, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande. Ses conclusions à fin d’annulation doivent, dès lors, être rejetées. Par voie de conséquence, il doit en être de même de ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C... B... et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l’audience du 6 décembre 2022, où siégeaient :

- M. Marcovici, président,
- M. Revert, président assesseur,
- M. Lombart, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions