lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-21MA01611 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BAZIN-CLAUZADE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A Duc C B a été regardé comme demandant au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 13 octobre 2020 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.
Par une ordonnance n° 2007980 du 29 mars 2021, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2021, M. B, représenté par Me Bazin-Clauzade, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 29 mars 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2020 ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour d'un an mention " vie privée et familiale " dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à son conseil qui renoncera à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- les articles L.313-11-7 et L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne ont été méconnus ;
- une erreur manifeste d'appréciation a été commise sur sa situation ;
- la mesure d'éloignement est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour.
La demande d'aide juridictionnelle de M. B a été rejetée par décision du 2 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité vietnamienne, né en 1982, demande l'annulation de l'ordonnance par laquelle la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête dirigée contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 13 octobre 2020 refusant l'octroi d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents () des cours, () peuvent, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
3. En premier lieu, la demande aux fins d'annulation de M. B a été rejetée par le premier juge sur le fondement de l'article R.222-1-7° du code de justice administrative. Le requérant se bornait à soutenir qu'il était dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, qu'il n'avait pas trouvé d'emploi stable et qu'il était bien intégré en France avec son épouse et son enfant. L'ensemble de cette argumentation qui a été regardé par le premier juge comme soulevant la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne n'était accompagné d'aucune pièce justificative. Ainsi, c'est à bon droit que la présidente de la 1ère chambre du tribunal a rejeté la requête comme n'étant manifestement pas assorti de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
4. En second lieu et en tout état de cause, il ressort du dossier que M. B a déclaré être entré en France le 30 novembre 2011 sous couvert d'un visa Schengen d'une durée d'un mois. L'intéressé s'est maintenu au-delà de cette durée et a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire en date du 6 août 2018 qu'il n'a pas exécuté. Si M. B fait valoir qu'il vit en France avec son épouse et son enfant, scolarisé en maternelle, sans troubler l'ordre public, que sa sœur est française et qu'il a noué des relations amicales, ces éléments sont insuffisants pour démontrer qu'il a établi le centre de ses intérêts privés en France alors qu'il n'est pas contesté que ses parents vivent au Vietnam et que sa femme est également en situation irrégulière. Dans ces conditions, eu égard aux conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par l'arrêté en litige et n'a donc pas méconnu les dispositions de l'article L. 313-11-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. Par ailleurs, compte tenu de ce qui vient d'être relevé, la situation de M. B, comme l'a décidé le préfet à juste titre, n'est pas de nature à justifier son admission au séjour pour des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires au sens des dispositions de l'article L.313-14 du code précité. Enfin, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevé à l'encontre de la mesure d'éloignement ne peut être que rejetée eu égard à ce qui précède.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B, qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Duc C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 5 décembre 2022.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026