jeudi 2 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-21MA01947 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HAMMARLEBIOD ISMA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nice d'enregistrer le procès et de condamner l'Etat à lui verser des sommes au titre des préjudices qu'il estime avoir subis.
Par une ordonnance n° 2005307 du 20 avril 2021, la présidente du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 20 mai 2021, M. B demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 20 avril 2021 ;
2°) de faire droit à sa demande de première instance ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 305 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Selon l'article R. 811-7 du même code, les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent, en principe, être présentés, à peine d'irrecevabilité, par un avocat.
2. Il résulte des dispositions combinées des articles R. 612-1 et R. 751-5 du code de justice administrative que lorsque l'obligation du ministère d'avocat en appel a été dûment mentionnée dans la notification du jugement ou de l'ordonnance du tribunal administratif, la requête d'appel présentée sans ministère d'avocat peut être rejetée pour irrecevabilité, à l'expiration du délai d'appel, sans qu'il soit besoin d'inviter le requérant à régulariser sa requête.
3. La requête de M. B, qui tend à l'annulation de l'ordonnance par laquelle la présidente du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande à fins d'enregistrement du procès et de condamnation de l'Etat à lui verser des sommes au titre des préjudices qu'il estime avoir subis et n'entre dans aucun des cas de litige dispensé de ministère d'avocat, n'a pas été présentée par ministère d'avocat.
4. Le requérant a été invité, sans succès, par un courrier mis à sa disposition le 11 octobre 2021 dans l'application " Télérecours citoyens " et dont il est ainsi réputé, en application des dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, avoir reçu communication le 14 octobre 2021, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours sous peine d'irrecevabilité.
5. Si, aux termes d'un document annexé à sa requête, M. B fait part à la Cour de sa demande " de nommer un avocat pour l'appel ", il a été invité, par un courrier mis à sa disposition le 26 août 2021 dans l'application " Télérecours citoyens " et dont il est ainsi réputé avoir reçu communication le 31 août 2021, à remplir et retourner un dossier de demande d'aide juridictionnelle. Le requérant n'a pas donné suite à cette invitation dans le délai d'un mois qui lui était imparti.
6. Le 5 mai 2022, Me Hammarlebiod a produit dans la présente instance, sans y joindre un mémoire, une décision accordant l'aide juridictionnelle totale à M. B en vue de faire appel de l'ordonnance n° 2005306 du 25 janvier 2022 du tribunal administratif de Nice. Dès lors, cette décision d'aide juridictionnelle étant sans effet sur la présente instance et ne pouvant ainsi valoir par elle-même constitution de l'avocate dans celle-ci, Me Hammarlebiod a été invitée, sans davantage de succès, par un courrier mis à sa disposition le 5 mai 2022 et consulté le même jour, à confirmer son éventuelle constitution dans un délai de huit jours.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Marseille, le 2 juin 2022jpl
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026