LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-21MA02871

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-21MA02871

mardi 20 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-21MA02871
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre-formation à 3
Avocat requérantROJANO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A... C... a demandé au tribunal administratif de Bastia, d’une part, d’annuler l’arrêté du 29 juillet 2019 par lequel le ministre de l’agriculture et de l’alimentation l’a radiée des cadres pour abandon de poste, d’autre part, d’annuler la décision du 22 octobre 2019 par laquelle le ministre de l’agriculture et de l’alimentation l’a informée qu’un titre de perception de 44 827,39 euros sera émis à son encontre et de la décharger de l’obligation de payer la somme correspondante, et, enfin, d’annuler le titre de perception émis à son encontre le 18 novembre 2019 pour obtenir le paiement de la somme de 44 827,39 euros au titre d’un trop-perçu de rémunération ainsi que la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable, et de la décharger de l’obligation de payer la somme correspondante.

Par un jugement n° 1901673, 1901674 et 2000588 du 10 juin 2021, le tribunal administratif de Bastia a rejeté les demandes de Mme C....

Procédure devant la Cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 juillet 2021 et 22 avril 2022, Mme C..., représentée par Me Rojano, demande à la Cour :

1°) d’annuler le jugement n° 1901673, 1901674 et 2000588 du 10 juin 2021 du tribunal administratif de Bastia ;

2°) d’annuler l’arrêté du 29 juillet 2019 par lequel le ministre de l’agriculture et de l’alimentation l’a radiée des cadres pour abandon de poste ;
3°) d’annuler le titre de perception émis à son encontre le 18 novembre 2019 pour obtenir le paiement de la somme de 44 827,39 euros et de la décharger de l’obligation de payer la somme correspondante ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- le jugement attaqué est entaché d’irrégularité, le tribunal n’ayant pas répondu à toutes les conclusions et moyens dont il était saisi ;
- le jugement est par ailleurs entaché d’erreur de droit dès lors qu’aucune mise en demeure ne pouvait lui être notifiée dès lors qu’à la date de réception de cette mise en demeure, elle était en position de congé maladie et qu’à la date d’expiration du délai qui lui était imparti pour reprendre son poste, elle était en congés annuels ;
- n’étant pas en situation d’absence irrégulière, elle ne peut être regardée comme ayant souhaité rompre tout lien avec le service, et ce, d’autant plus qu’elle a justifié son absence par la production de l’avis du médecin de prévention ; de plus, il appartenait à l’administration de lui proposer un poste en adéquation avec son état physique ou de saisir le comité médical ;
- en l’absence d’aménagement de poste et de contestation du bien-fondé de l’avis du médecin de prévention, l’administration ne pouvait la regarder comme étant en situation d’absence irrégulière ;
- les premiers juges ont commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant qu’il ne ressortait pas des pièces du dossier que le médecin de prévention l’aurait, à l’issue de la visite médicale du 8 décembre 2016, déclarée inapte à l’exercice de ses fonctions ; en application du décret du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, l’administration aurait dû tenir compte de l’avis du médecin de prévention en lui proposant une position et une affectation conformes à son état de santé ; à plusieurs reprises, elle a alerté l’administration sur sa situation, en lui demandant de tirer les conséquences de l’avis du médecin de prévention ;
- il résulte de ce qui précède qu’étant en situation de congés maladie ou de congés annuels au cours de la période couverte par le titre de perception, elle avait droit au versement du traitement correspondant, de sorte que ce titre doit être annulé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2022, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation conclut au rejet de la requête de Mme C....

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme C... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. B...,
- les conclusions de M. Angéniol, rapporteur public,
- et les observations de Me Rojano, représentant Mme C....
Considérant ce qui suit :

1. Mme C..., affectée depuis le 1er septembre 2002 à l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Sartène, au sein duquel elle exerçait les fonctions de professeure certifiée de l’enseignement agricole, a été convoquée par son employeur à une visite médicale auprès du médecin de prévention le 8 novembre 2016. L’intéressée ne s’est plus présentée sur son poste de travail à la suite de l’avis émis par ce médecin. Par courrier du 24 juin 2019, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation lui a adressé une mise en demeure de reprendre son poste dans un délai de dix jours à compter de la réception de ce même courrier. Mme C... ne s’étant toutefois pas présentée sur son poste de travail le 8 juillet suivant, date d’expiration du délai de dix jours qui lui avait été imparti, sa radiation des cadres pour abandon de poste a été prononcée par arrêté du 29 juillet 2019. Par ailleurs, un titre de perception d’un montant de 44 827,39 euros a été émis à son encontre le 18 novembre 2019 en vue de procéder au recouvrement du montant correspondant aux rémunérations indument perçues. Par la présente requête, Mme C... relève appel du jugement du 10 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Bastia a rejeté ses demandes tendant à l’annulation de ces décisions.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Si Mme C... soutient que les premiers juges ont omis de statuer sur le moyen tiré de ce qu’elle avait à plusieurs reprises alerté son administration sur sa situation et la nécessité de tirer les conséquences de l’avis du médecin de prévention, il ne s’agissait pas d’un moyen mais d’un argument au soutien du moyen tiré de ce qu’elle ne pouvait être regardée comme ayant entendu rompre le lien avec le service, moyen qui a été expressément analysé et écarté au point 13 du jugement contesté. Par suite, elle n’est pas fondée à soutenir que ce jugement serait entaché d’irrégularité.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

3. En premier lieu, aux termes de l’article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat : « Le fonctionnaire en activité a droit : (…) / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. (…) Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35 (…) ». Aux termes de l’article 25 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréées, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : « Pour obtenir un congé de maladie ainsi que le renouvellement du congé initialement accordé, le fonctionnaire adresse à l'administration dont il relève, dans un délai de quarante-huit heures suivant son établissement, un avis d'interruption de travail. Cet avis indique, d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail. / En cas d'envoi de l'avis d'interruption de travail au-delà du délai prévu à l'alinéa précédent, l'administration informe par courrier le fonctionnaire du retard constaté et de la réduction de la rémunération à laquelle il s'expose en cas de nouvel envoi tardif dans les vingt-quatre mois suivant l'établissement du premier arrêt de travail considéré. (…) L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite. / Le comité médical compétent peut être saisi, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé (…) ».


4. Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l’agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu’il appartient à l’administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d’un document écrit, notifié à l’intéressé, l’informant du risque qu’il court d’une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l’agent ne s’est pas présenté et n’a fait connaître à l’administration aucune intention avant l’expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l’absence de toute justification d’ordre matériel ou médical, présentée par l’agent, de nature à expliquer le retard qu’il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d’estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l’intéressé. En outre, l’agent qui se trouve en position de congé de maladie est regardé comme n’ayant pas cessé d’exercer ses fonctions. Par suite, il ne peut en principe faire l’objet d’une mise en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service à la suite de laquelle l’autorité administrative serait susceptible de prononcer, dans les conditions définies au point ci-dessus, son licenciement pour abandon de poste.

5. Il ressort des pièces du dossier, d’une part, qu’à la suite de la visite médicale du 8 novembre 2016, le médecin de prévention a estimé que le poste d’enseignante en biologie-écologie occupé par Mme C... était incompatible avec son état de santé. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier ni n’est établi par l’intéressée qu’à la suite de cet avis, elle aurait adressé à son employeur, conformément aux dispositions précitées de l’article 25 du décret du 14 mars 1986, un avis d'interruption de travail, ni qu’un congé de maladie lui aurait été accordé au vu d’un tel avis. Dans ces conditions, tant à la date de réception du courrier de mise en demeure de reprendre son poste qu’à la date d’expiration du délai qui lui était imparti pour se présenter sur son lieu de travail, l’intéressée ne pouvait être regardée comme étant en position de congé maladie en application des dispositions combinées de l’article 34 de la loi du 11 janvier 1984 et de l’article 25 du décret du 14 mars 1986. D’autre part, contrairement à ce qui est soutenu, la seule circonstance que les vacances scolaires de l’été 2019 avaient débuté à la date à laquelle ce dernier délai a expiré, soit le 8 juillet 2019, ne saurait, par elle-même, suffire à établir que Mme C... était en situation de congés annuels à cette même date dès lors qu’il est toujours loisible à l’autorité compétente, ainsi d’ailleurs qu’en atteste l’arrêté du 17 juillet 2017 produit par l’appelante, qui fixe le calendrier des vacances scolaires de l’année 2018-2019, d’appeler des enseignants à participer aux opérations liées aux examens et à les maintenir en service, postérieurement à la date de début des vacances scolaires d’été, jusqu’à la date fixée pour la clôture de ces examens. Il résulte de ce qui précède que tant à la date de réception de la mise en demeure de reprendre son poste qu’à la date d’expiration du délai qui lui était imparti à cette fin, Mme C... n’était ni en position de congés maladie, ni en congés annuels. Elle n’est dès lors pas fondée à soutenir que, pour ce motif, elle ne pouvait légalement faire l’objet d’une mesure de radiation pour abandon de poste.

6. En deuxième lieu, il résulte de ce qui vient d’être exposé que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article 25 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréées, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires doit, dans ses différentes branches, être écarté comme étant inopérant dès lors que Mme C... n’a jamais été placée, ainsi qu’il a été dit, en position de congés maladie.



7. En troisième lieu, un abandon de poste est caractérisé dès lors que le fonctionnaire, en refusant de rejoindre son poste sans raison valable, se place dans une situation telle qu'il rompt le lien avec son service.

8. Mme C... soutient d’abord qu’elle ne peut être regardée comme ayant entendu rompre tout lien avec le service dès lors qu’il appartenait à l’administration de lui proposer un aménagement de poste à la suite de l’avis du médecin du travail. Toutefois, si, par cet avis, le médecin de prévention a indiqué que, compte tenu des éléments portés à sa connaissance, un retour au sein de l’établissement exposerait l’agent à un risque psycho-social certain, aucune proposition d’aménagement de poste n’a été formalisée par le praticien. Il en résulte que l’appelante ne peut utilement soutenir qu’il appartenait à l’administration, en application des dispositions du décret du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, de lui proposer un poste conforme à son état de santé. Au demeurant, s’il ressort d’un courrier du 20 octobre 2019 adressé conjointement au chef du service des ressources humaines par Mme C... et son conjoint, également agent titulaire au sein de l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Sartène, qu’ils ont dénoncé en 2016 des faits de harcèlement moral, la requérante n’établit pas ni même n’allègue que le contexte dans l’établissement aurait été de nature, à compter du 1er septembre 2017, à laisser présumer une possible persistance de tels faits.

9. Si Mme C... soutient ensuite qu’elle a maintenu le lien avec le service mais qu’en revanche, l’administration n’a jamais répondu à ses demandes tendant à ce que l’avis du médecin de prévention du 8 novembre 2016 soit pris en compte, il ressort des pièces du dossier que sa demande de congé formation, datée du 20 juillet 2016, est antérieure à l’avis médical dont elle se prévaut, que le courrier du 20 octobre 2019 précédemment cité est postérieur à la décision de radiation des cadres pour abandon de poste attaquée, et que la fiche de saisine du médiateur est elle-même postérieure à la date de notification de la mise en demeure de reprise des fonctions formulée par courrier du 24 juin 2019. De plus, il ressort des pièces du dossier qu’au cours de la période qui s’est écoulée entre le 8 novembre 2016 et cette mise en demeure, par un courrier du 3 avril 2017, le directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Corse a proposé un rendez-vous à Mme C... afin d’effectuer un bilan de sa situation professionnelle, rendez-vous qui n’a pas été honoré par l’intéressée au simple motif qu’elle n’était pas disponible et qu’un bilan de sa situation professionnelle avait déjà été réalisé avec le médecin de prévention. Par ailleurs, Mme C... n’a pas davantage répondu au courrier que lui a adressé le 12 juin 2018 la directrice de l’établissement, s’étonnant de son absence au cours de l’année scolaire 2017/2018 et l’invitant à la contacter dans les meilleurs délais.

10. Enfin, si Mme C... soutient qu’en réponse à la mise en demeure qui lui a été adressée le 24 juin 2019, elle a fait parvenir à son employeur le certificat médical du 8 novembre 2016 et qu’elle devait, de ce simple fait, être regardée comme n’ayant pas entendu rompre le lien avec le service dans la mesure où, sur le fondement de ce seul document, elle pouvait se considérer comme étant légitimement en position de congé maladie, elle ne pouvait toutefois pas ignorer qu’un tel document était déjà en possession de son employeur, de sorte qu’elle ne peut être regardée comme lui ayant transmis une justification d’ordre matériel ou médical de nature à expliquer le retard qu’elle aurait eu à manifester un lien avec le service.

11. Par suite, au regard de l’ensemble de ces éléments, Mme C... n’est pas fondée à soutenir qu’elle ne pouvait être regardée comme ayant entendu rompre tout lien avec le service.

12. En quatrième et dernier lieu, il résulte de ce qui vient d’être exposé que la décision de radiation des cadres pour abandon de poste du 29 juillet 2019 n’est pas entachée d’illégalité. Il suit de là que Mme C... n’est pas fondée à soutenir que le titre de perception du 18 novembre 2019 serait illégal au seul motif qu’au cours de la période couverte par celui-ci, elle était en situation d’absence justifiée.

13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C... n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bastia a rejeté ses demandes d’annulation de la décision de radiation des cadres pour abandon de poste du 29 juillet 2019 et du titre de perception du 18 novembre 2019.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’a pas la qualité de partie perdante, la somme que demande Mme C... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A... C... et au ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Délibéré après l’audience du 6 décembre 2022, où siégeaient :

- M. Marcovici, président,
- M. Revert, président assesseur,
- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 20 décembre 2022.


Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions