mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-21MA04078 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Marseille de lui accorder la pension dont il peut bénéficier en sa qualité d'ancien combattant.
Par une ordonnance n° 2100866 du 2 août 2021, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande au motif que l'intéressé n'avait pas au préalable adressé au ministre des armées une telle demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2021, M. A demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 2 août 2021 ;
2°) de lui allouer une pension militaire.
Une demande de maintien de la requête a été adressée à M. A, le 28 juin 2023 en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative indiquant qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans un délai imparti, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
Par un courrier du 21 août 2023, M. A a maintenu ses conclusions.
Le 13 mars 2024, un formulaire de demande d'aide juridictionnelle a été adressé par le greffe de la Cour à M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Par l'ordonnance en litige, le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de M. A en raison de son irrecevabilité, résultant de la violation de l'article L. 711-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre dès lors que le requérant avait omis de former un recours administratif préalable à sa demande. La Cour a adressé, le 28 juin 2023, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative une demande de confirmation du maintien de ses conclusions dans un délai imparti, faute de quoi il serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par un courrier du 21 août 2023, M. A a affirmé maintenir ses conclusions. Par un courrier du 13 mars 2024, un formulaire de demande d'aide juridictionnelle a été adressé à M. A par le greffe de la Cour, à la même adresse que les précédents courriers. Cependant, M. A n'a formé à ce jour aucune demande d'aide juridictionnelle. Par ailleurs, aucune pièce du dossier ne permet d'infirmer les motifs de l'ordonnance attaquée, l'irrecevabilité de la demande adressée au tribunal n'étant pas contestée, et n'étant infirmée par aucune pièce détenue par la Cour. La requête de M. A ne contient aucun moyen de légalité, et le motif de l'ordonnance attaquée n'étant pas contestée, la requête de M. A ne peut qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre des armées.
Fait à Marseille, le 2 juillet 2024.
ot
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026