LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-21MA04347

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-21MA04347

lundi 20 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-21MA04347
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation6ème chambre - formation à 3
Avocat requérantJULLIEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B, agissant en sa qualité de représentante légale de son fils mineur à l'époque, Matteo B, a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner l'Etat au paiement de la somme de 20 000 euros à valoir sur la réparation du préjudice corporel subi par son enfant mineur.

Par un jugement n° 2001055 du 12 octobre 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 10 novembre 2021, M. B, représenté par Me Jullien, demande à la Cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de de condamner l'Etat au paiement de la somme de 20 000 euros à valoir sur la réparation de son préjudice corporel ;

3°) de de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'agression dont il a été victime résulte d'un défaut de surveillance du collège de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

- il a subi un préjudice physique et psychique ;

- à la suite de cette agression, il a eu un comportement angoissé et phobique, ainsi que des céphalées qui ont présenté un caractère récurrent et a dû être scolarisé dans un autre établissement ;

- la juridiction est compétente pour connaître de la responsabilité de l'Etat en raison de la carence de l'établissement dans la surveillance des élèves ;

- les préjudices qu'il a subis doivent être réparés par versement d'une somme de 20 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 mai 2022, le recteur de la région académique Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.

Il soutient renvoyer à son mémoire en défense de première instance.

Par ordonnance du 9 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 mai 2022.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la Cour a décidé, par décision du 23 mai 2022, de désigner M. Philippe Portail, président assesseur, pour présider par intérim la 6éme chambre en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gilles Taormina, rapporteur,

- et les conclusions de M. Renaud Thielé, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le jeune A B, élève au collège François Villon à Marseille, a été victime d'une agression dans la cour de l'établissement, le 19 septembre 2016, pendant la récréation. Mme B, sa mère, a recherché auprès du recteur de l'académie d'Aix-Marseille l'indemnisation du préjudice physique et moral subi par son fils et résultant de cette agression.

2. M. B, devenu majeur, relève appel du jugement rendu le 12 octobre 2021, par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande tendant à la condamnation de l'Etat à réparer .

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

3. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de l'éducation (ancien article 2 de la loi du 5 avril 1937) : " Dans tous les cas où la responsabilité des membres de l'enseignement public se trouve engagée à la suite ou à l'occasion d'un fait dommageable commis, soit par les élèves ou les étudiants qui leur sont confiés à raison de leurs fonctions, soit au détriment de ces élèves ou de ces étudiants dans les mêmes conditions, la responsabilité de l'Etat est substituée à celle desdits membres de l'enseignement qui ne peuvent jamais être mis en cause devant les tribunaux par la victime ou ses représentants ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un préjudice allégué est imputé à une faute commise par un membre du personnel enseignant, la responsabilité de ce dernier ne peut être recherchée que devant la juridiction judiciaire. En revanche, la juridiction administrative est compétente pour statuer sur l'engagement de cette responsabilité lorsque le préjudice allégué est imputé à un défaut d'organisation du service public de l'enseignement.

4. En l'espèce et en premier lieu, M. B n'allègue pas qu'une faute d'un membre de l'enseignement serait en cause dans l'agression dont a été victime son fils, mais invoque, à l'encontre de l'Etat, une faute dans l'organisation du service. Dès lors, la juridiction administrative est compétente pour connaître de son action en responsabilité, alors que, comme l'ont justement rappelé les premiers juges, si M. B devait être regardé comme ayant entendu fonder sa demande indemnitaire sur des fautes imputables aux surveillants, sa demande ne pourrait qu'être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, seul le juge judiciaire étant compétent pour en connaître.

5. En second lieu, s'agissant de la responsabilité de l'Etat, il résulte de l'instruction que le jeune A B a été victime d'une agression le 19 septembre 2016, au cours de laquelle un élève du collège dans lequel il était scolarisé l'a frappé pendant la récréation, en lui donnant un coup de pied dans le cou, puis dans le ventre. Il résulte du procès-verbal d'audition du jeune A B du 19 septembre 2016, que ce dernier n'avait jamais eu de problème avec l'élève qui l'a agressé et qu'aucun événement particulier ne laissait présager le comportement de ce dernier. Il ne résulte pas de l'instruction que des actes de violences aient été précédemment perpétrés à l'intérieur du collège François Villon. Si M. B soutient qu'une surveillance plus active de la cour du collège aurait permis d'éviter son agression, cette allégation est dépourvue de précisions et ne révèle pas un défaut d'organisation du service. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est tort que le tribunal administratif de Marseille a considéré qu'il ne résulte pas de l'instruction que les préjudices résultant de l'agression dont il a été victime, puissent être regardés comme imputables à un manquement de l'Etat dans l'organisation du service public de l'enseignement susceptible d'engager sa responsabilité.

6. Compte tenu de ce qui précède, doivent également être rejetées les conclusions de M. B formulées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille et à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes.

Délibéré après l'audience du 8 juin 2022, où siégeaient :

- M. Philippe Portail, président par intérim, présidant la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative

- M. Gilles Taormina, président assesseur,

- M. François Point, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 juin 2022.ia

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions