LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-21MA04680

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-21MA04680

mercredi 12 avril 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-21MA04680
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3
Avocat requérantFRECHE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C D et Mme B A ont demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner la société de la rocade L2 de Marseille à leur verser la somme de 27 156,74 euros en réparation des préjudices ayant résulté de la réalisation d'un portique de signalisation autoroutier.

Par un jugement n° 1910912 du 5 novembre 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 décembre 2021 et le 5 juillet 2022, M. D et Mme A, représentés par Me Jullien, demandent à la cour :

1°) d'annuler le jugement du 5 novembre 2021 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) de condamner la société de la rocade L2 de Marseille à leur verser la somme de 27 156,74 euros ;

3°) de mettre à sa charge la somme de 3 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont la qualité de tiers à un ouvrage public ;

- la responsabilité sans faute de la société est engagée du fait de dommages permanents de travaux publics ;

-le portique a été installé en méconnaissance de la servitude prévue à l'article 678 du code civil ;

- les préjudices dont ils demandent l'indemnisation sont établis.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 20 juin et le 12 septembre 2022, la société de la rocade L2 de Marseille, représentée par Me Lampe, demande à la cour :

1°) de rejeter la requête présentée par M. D et Mme A ;

2°) de mettre à leur charge la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. D et Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

-le code de justice administrative.

Après avoir entendu en audience publique :

- le rapport de M. E,

-et les conclusions de M. Pecchioli, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. D et Mme A sont propriétaires d'une maison d'habitation située aux abords immédiats de l'autoroute A50 dans le sens Aubagne-Marseille. Dans le cadre de l'exécution d'un contrat de partenariat conclu avec l'État, la société de la rocade L2 de Marseille a fait réaliser un portique de signalisation autoroutier devant cette maison entre les mois de février et avril 2016. Par un jugement du 5 novembre 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de M. D et de Mme A tendant à l'indemnisation des préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait de ces travaux.

Sur le bien-fondé du jugement :

2. D'une part, le mur pignon de la maison de M. D et Mme A est situé à 1,80 mètre de la limite séparative avec l'autoroute A50. Ce mur comporte deux fenêtres dont la covisibilité avec l'autoroute était masquée par une haie végétale. La haie végétale a été retirée au cours de l'opération de travaux publics afin d'installer un socle en béton accueillant l'un des pieds du portique de signalisation autoroutier. La vue ainsi dégagée sur l'autoroute et son talus jonché de déchets conduit les propriétaires occupants à fermer les volets des deux fenêtres en question. Selon l'experte désignée par le juge judiciaire, il peut être remédié aux inconvénients résultant du retrait de la haie végétale par l'installation d'un brise-vue en limite des deux propriétés. Cette experte a évalué la perte de valeur vénale de l'habitation, représentative des préjudices de toute nature résultant du changement apporté à sa situation, à 2,5 % de sa valeur totale - un montant par ailleurs inférieur à la marge d'erreur de son estimation. Ces préjudices de toute nature ne présentent donc pas un caractère suffisant de gravité et d'anormalité pour excéder ceux que doivent supporter sans indemnité les riverains d'un ouvrage public. Le tribunal a ainsi écarté à juste titre le terrain de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage à l'égard des tiers à un ouvrage public et à une opération de travaux publics.

3. D'autre part, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la servitude de vue résultant de l'article 678 du Code civil à l'encontre d'un ouvrage établi sur le domaine public.

4. Il résulte de ce qui précède que M. D et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté leur demande.

Sur les frais liés au litige :

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. D et de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société de la rocade L2 de Marseille sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. C D et Mme B A et à la société de la rocade L2 de Marseille.

Délibéré après l'audience du 27 mars 2023, où siégeaient :

- M. Bocquet, président,

- Mme Vincent, présidente assesseure,

- M. Mérenne, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2023.

No 21MA04680

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions