lundi 20 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA00249 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BONNEAU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Par un jugement n° 2105515 du 15 décembre 2021, le tribunal administratif de Nice a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2022, M. A, représenté par Me Bonneau, demande à la Cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler le jugement du 15 décembre 2021 du tribunal administratif de Nice en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de sa destination ;
3°) d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2021 du préfet des Alpes-Maritimes ;
4°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le tribunal a omis de répondre au moyen tiré de l'erreur de droit quant à l'examen par le préfet de sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dans la mesure où le préfet n'a pas examiné sa demande au regard des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et où le préfet est investi d'un pouvoir discrétionnaire;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions des articles L. 432-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 435-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dans la mesure où le préfet n'est pas en situation de compétence liée pour prononcer une telle décision ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité marocaine, demande l'annulation du jugement du 15 décembre 2021 du tribunal administratif de Nice en tant qu'il a rejeté le surplus des conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions du 20 septembre 2021 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de sa destination.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter, (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
3. Par décision du 24 mars 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille a statué sur la demande d'aide juridictionnelle présentée par le requérant et a admis celui-ci au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale pour la présente instance d'appel. Dès lors, les conclusions présentées par M. A tendant à ce que la Cour l'admette provisoirement à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet à la date de la présente ordonnance.
Sur la régularité du jugement :
4. Il résulte des motifs mêmes du jugement attaqué que le tribunal a expressément répondu aux moyens contenus dans le mémoire produit par le requérant. En particulier, le tribunal, qui n'est pas tenu de répondre à tous les arguments avancés par les parties, n'a pas omis de répondre au moyen tiré de l'erreur de droit dans la mesure où le préfet n'aurait pas examiné sa demande de titre de séjour au regard des dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auquel il a répondu au point 11 du jugement attaqué.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
5. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ". Selon l'article L. 211-5 de ce même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Enfin, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
6. La décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et vise notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, retrace le parcours de M. A en France, rappelle ses conditions de séjour sur le territoire français et notamment le fait qu'il n'a pas demandé le renouvellement de son visa long séjour en qualité d'étudiant ayant expiré le 10 septembre 2016, rappelle ses conditions de séjour sur le territoire français et sa situation privée et familiale, et relève qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 24 octobre 2016 qu'il n'a pas exécutée et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel résident ses parents et ses deux sœurs. La circonstance qu'il ne vise pas les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne s'appliquent pas aux ressortissants marocains qui demandent une carte de séjour en qualité de salarié, ainsi qu'il est indiqué au point 8 ci-après, n'est pas de nature à affecter la régularité de cette motivation. Dès lors, le moyen tiré de ce que cette décision serait insuffisamment motivée doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles () ". Aux termes de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles et justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
8. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-2 précité n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Si un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-2 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 modifié, en son article 3, il peut en revanche s'en prévaloir afin d'obtenir un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Toutefois, il ressort de la demande de titre de séjour de M. A qu'il a sollicité la délivrance d'une carte de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au titre de sa participation à l'activité en matière d'économie sociale de la communauté Emmaüs, qui ne peut être utilement invoqué par un ressortissant marocain dans cette hypothèse et d'une carte de séjour vie privée et familiale sur le fondement de " l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Il ne saurait donc utilement soutenir que le préfet n'a pas examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet des Alpes-Maritimes a estimé être saisi, notamment d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et a pris en compte à ce titre notamment son appartenance à la communauté Emmaüs y compris l'existence de cotisations sociales acquittées à son profit par cette communauté en contrepartie d'une activité. Il a relevé que l'intéressé avait candidaté pour un poste de responsable de la communauté. Il a également constaté que l'intéressé ne produisait aucune promesse d'embauche ou contrat de travail. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas examiné sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. En se fondant sur ces éléments pour rejeter cette demande, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. M. A soutient être entré en France le 14 septembre 2015, sous couvert d'un visa long séjour " étudiant " ayant expiré le 10 septembre 2016 dont il n'a pas demandé le renouvellement. Il était inscrit à l'université Nice Sophia Antipolis au titre de l'année scolaire 2015-2016. Il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 24 octobre 2016, qu'il n'a pas exécuté. Il s'est inscrit en troisième année de licence Administration Economique et Sociale au sein de la même université au titre de l'année scolaire 2019-2020, licence qu'il a obtenue en octobre 2020. Il avait intégré la communauté Emmaüs en novembre 2017 où il assurait des tâches de réception, valorisation et vente de meubles, bibelots et livres ainsi que des tâches de livraison. Il réside au sein de la communauté, participe aux activités communautaires et est devenu administrateur de la communauté Emmaüs Côte d'Azur. Néanmoins, ces circonstances ne permettent pas d'établir une intégration socio-professionnelle d'une intensité et d'une qualité particulière. En outre, l'intéressé n'allègue pas même être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, et ne conteste pas les mentions de la décision attaquée qui indiquent que ses parents et ses sœurs résident dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt ans. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale de l'intéressé, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ce refus a été pris et n'a donc méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un carte séjour portant la mention " vie privée et familiale " au titre d'une admission exceptionnelle au séjour.
12. En dernier lieu, il y a lieu d'écarter le moyen tiré du vice de procédure au regard des dispositions des articles L. 432-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal au point 10 de son jugement, qui n'appellent pas de précisions en appel.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de la décision portant refus de séjour. Ainsi qu'il a été dit aux points 5 et 6, la décision de refus de séjour est suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire doit être écarté.
14. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. A, il ne ressort pas des termes de la décision contestée que le préfet des Alpes-Maritimes, qui a développé de manière distincte les motifs du refus de séjour puis les motifs de l'obligation de quitter le territoire français opposés à l'intéressé, se serait cru en situation de compétence liée en l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A, qui est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions à fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. A.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Bonneau.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Marseille, le 20 juin 2022.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026