jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA00643 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | BOUVERET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A C a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la délibération du 7 octobre 2019 par laquelle le conseil municipal des Arcs-sur-Argens a approuvé la modification n° 3 du plan local d'urbanisme communal, ainsi que la décision du 28 janvier 2020 portant rejet de son recours gracieux.
Par un jugement n° 2001000 du 28 décembre 2021, le tribunal administratif de Toulon a annulé cette délibération du 7 octobre 2019 en tant qu'elle approuve la création, d'une part, d'une zone de rétention des eaux pluviales sur la propriété de Mme C et, d'autre part, de six parcs de stationnement arborés dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3, ainsi que, dans la même mesure, la décision du 28 janvier 2020 portant rejet de son recours gracieux.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 février et 5 juillet 2022, la commune des Arcs-sur-Argens, représentée par la SELAS LLC et Associés, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Toulon du 28 décembre 2021 en ce qu'il prononce l'annulation partielle de la délibération du 7 octobre 2019 et de la décision du 28 janvier 2020 ;
2°) de rejeter l'appel incident de Mme C ;
3°) de mettre à la charge de Mme C la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions d'appel incident de Mme C sont irrecevables dès lors qu'elles soulèvent un litige distinct de l'appel principal ;
- contrairement à ce qu'a jugé le tribunal, l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 n'est pas illégale en tant qu'elle prévoit la création, dans le secteur des Laurons, d'une zone de rétention des eaux pluviales, laquelle est nécessaire et justifiée, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant l'institution d'un emplacement réservé ;
- cette orientation d'aménagement n'est pas davantage illégale en tant qu'elle prévoit l'aménagement de six parcs de stationnement arborés, cet aménagement justifié dans le projet d'aménagement et de développement durables étant nécessaire au regard de la vocation du secteur des Laurons.
Par des mémoires en défense enregistrés les 25 mai et 23 juin 2022, Mme C, représentée par Me Bouveret, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de rejeter la requête de la commune des Arcs-sur-Argens ;
2°) par la voie de l'appel incident, de réformer le jugement attaqué en ce qu'il n'a pas fait droit à l'intégralité de ses conclusions à fin d'annulation et d'annuler en totalité la délibération du 7 octobre 2019 ainsi que la décision du 28 janvier 2020 ;
3°) et de mettre à la charge de la commune des Arcs-sur-Argens la somme de 15 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens invoqués par la commune requérante ne sont pas fondés ;
- contrairement à ce qu'a estimé le tribunal, la modification litigieuse ne respecte pas l'objectif de mixité sociale ;
- le jugement attaqué a été rendu au terme d'une procédure irrégulière faute pour le tribunal d'avoir rouvert l'instruction à la suite de la production de son dernier mémoire contenant des éléments nouveaux ;
- les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2015-1174 du 23 septembre 2015 ;
- le décret n° 2015-1783 du 28 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Roux, rapporteur public,
- et les observations de Me Baudino, représentant la commune des Arcs-sur-Argens.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 7 octobre 2019, le conseil municipal des Arcs-sur-Argens a approuvé la modification n° 3 du plan local d'urbanisme communal, laquelle porte notamment sur l'institution, dans le secteur des Laurons, d'une zone 1AUC d'une superficie de 8,28 hectares dont les conditions d'aménagement et d'équipement sont notamment définies par l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 dénommée " Quartier des Laurons ". Par un jugement du 28 décembre 2021, le tribunal administratif de Toulon, faisant partiellement droit à la demande de Mme C, a annulé cette délibération en tant qu'elle approuve la création d'une zone de rétention des eaux pluviales et de six parcs de stationnement arborés dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3, ainsi que, dans la même mesure, la décision du 28 janvier 2020 portant rejet du recours gracieux de l'intéressée. La commune des Arcs-sur-Argens relève appel de ce jugement en tant qu'il prononce cette annulation partielle. Par la voie de l'appel incident, Mme C sollicite l'annulation de ce jugement en tant qu'il n'a pas fait droit à l'intégralité de sa demande.
Sur l'appel principal :
2. Aux termes de l'article L. 151-1 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme respecte les principes énoncés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 () ". L'article L. 151-2 du même code dispose que : " Le plan local d'urbanisme comprend : / 1° Un rapport de présentation ; / 2° Un projet d'aménagement et de développement durables ; / 3° Des orientations d'aménagement et de programmation ; / 4° Un règlement ; / 5° Des annexes. / Chacun de ces éléments peut comprendre un ou plusieurs documents graphiques () ".
3. Aux termes de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements () ". Selon l'article L. 151-7 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur : " I. - Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : () / 4° Porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager ; / 5° Prendre la forme de schémas d'aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics () ".
4. Le premier alinéa de l'article R. 123-3-1 du code de l'urbanisme, applicable à la modification approuvée par la délibération litigieuse en vertu des dispositions du VI de l'article 12 du décret du 28 décembre 2015 relatif à la partie réglementaire du livre Ier du code de l'urbanisme et à la modernisation du contenu du plan local d'urbanisme, précise que les orientations d'aménagement et de programmation " peuvent, le cas échéant par quartier ou par secteur, prévoir les actions et opérations d'aménagement () ". Selon le deuxième alinéa de l'article R. 123-6 du même code, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de la zone. Les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement ".
5. Le préambule du règlement de la zone 1AUC du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens indique que cette zone à urbaniser située au sud-ouest du village correspond au quartier des Laurons. Il précise que l'ouverture à l'urbanisation de la zone 1AUC est subordonnée à la réalisation des équipements nécessaires à son fonctionnement et que cette zone fait l'objet d'une orientation d'aménagement et de programmation.
En ce qui concerne la zone de rétention des eaux pluviales :
6. Le schéma d'aménagement de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 relative au quartier des Laurons fait apparaître, au sud de ce quartier correspondant à la zone 1AUC, une " zone de rétention des eaux pluviales ". La partie écrite de cette orientation précise que, conformément à l'orientation d'aménagement et de programmation n° 4, " un ouvrage de rétention devra être réalisé au nord-ouest de la bastide " La Micocoulière " qui est un point bas sur le site ".
7. D'une part, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens fixe un objectif visant à " tenir compte des risques naturels dans le développement et l'aménagement du territoire " et prévoit notamment, à ce titre, de " redéfinir les zones urbanisables en fonction du risque (d')inondation et de ruissellement " et de " prévoir des aménagements pour réduire le risque (d')inondation ".
8. D'autre part, la note de présentation de la modification n° 3 du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens indique que le quartier des Laurons est exposé à " de forts ruissellements provenant du vallon de Fantroussières " et fait état de l'existence d'un risque de ruissellement des eaux pluviales lié à l'augmentation des surfaces imperméabilisées dans le cadre de l'urbanisation de ce quartier. Cette note comporte, en annexe, une étude hydraulique élaborée à la demande de la commune et relative à la gestion du phénomène de ruissellement des eaux pluviales dans le quartier des Laurons. L'étude hydraulique en cause définit les modalités de compensation de l'imperméabilisation des sols dans ce quartier présentant une " pente douce nord-sud ". Elle recommande la mise en place, dans le cadre de chaque opération immobilière, d'un bassin de rétention adapté à cette opération et détaille les modalités d'évacuation des eaux pluviales collectées.
9. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'étude hydraulique mentionnée au point précédent, que le quartier des Laurons est exposé à un phénomène de ruissellement des eaux pluviales que les auteurs de la modification n° 3 du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens ont pris en compte notamment en fixant, au 2.2 de l'article 4 - 1AUC du règlement de ce plan, des prescriptions en matière de gestion et d'évacuation des eaux pluviales. Ces dispositions réglementaires prévoient que les pétitionnaires devront se conformer à l'orientation d'aménagement et de programmation n° 4, laquelle envisage différentes modalités de rétention des eaux pluviales sur les terrains d'assiette des projets d'aménagement ou de construction. Par ailleurs, l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 relative au quartier des Laurons prévoit, ainsi qu'il a été dit au point 6, la création d'une " zone de rétention des eaux pluviales " localisée dans la partie sud de ce secteur marqué par la présence d'une faible pente orientée vers le sud. Si l'étude hydraulique annexée à la note de présentation de la modification en litige ne fait pas mention d'une telle zone de rétention des eaux pluviales, cette circonstance ne faisait pas, par elle-même, obstacle à ce que les auteurs du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens prévoient la création d'un tel dispositif. La commune requérante soutient, sans contredit sérieux, que cette zone de rétention, venant s'ajouter aux bassins de rétention exigés dans le cadre de chaque opération de construction, vise en particulier à permettre de récupérer les eaux pluviales provenant des voies et espaces communs du futur quartier des Laurons. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la zone de rétention des eaux pluviales en litige, dont les caractéristiques exactes ne sont au demeurant pas précisées, présenterait, ainsi que le soutient Mme C, un caractère disproportionné. Au regard des objectifs du projet d'aménagement et de développement durables rappelés au point 7, et compte tenu de la topographie du secteur des Laurons et du risque de ruissellement identifié en son sein, l'orientation consistant en la création de cette zone de rétention des eaux pluviales en partie basse de ce secteur à urbaniser n'apparaît pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les parcs de stationnement :
10. Le schéma d'aménagement de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 prévoit la création, dans le périmètre du quartier des Laurons, d'environ 260 places de stationnement réparties dans six espaces désignés comme des " parkings arborés " d'une superficie totale légèrement supérieure à 6 500 mètres carrés.
11. D'une part, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens fixe notamment un objectif consistant en la création de " parkings de proximité " afin d'améliorer l'attractivité du village.
12. D'autre part, il ressort de la note de présentation de la modification n° 3 du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens, ainsi que du règlement de la zone 1AUC, que cette zone à urbaniser, qui fait l'objet de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 dénommée " Quartier des Laurons ", a vocation à accueillir des constructions à destination d'habitation, de commerces, de services et de bureaux, des constructions liées aux activités artisanales compatibles avec la fonction résidentielle, ainsi que des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif. La note de présentation fait également état de la création de deux nouveaux emplacements réservés destinés respectivement, s'agissant de l'emplacement n° 113, à la création d'un parc public, d'espaces publics et verts ainsi que de cheminements piétonniers et, s'agissant de l'emplacement n° 114, à la création d'une voie d'accès à l'opération d'ensemble du quartier des Laurons ainsi que d'une zone de stationnement.
13. Si la note de présentation mentionnée au point précédent ne comporte pas de précisions relatives aux besoins en matière de stationnement dans le futur quartier des Laurons, cette circonstance ne faisait pas, par elle-même, obstacle à ce que les auteurs de la modification n° 3 du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens prévoient, en cohérence notamment avec l'objectif du projet d'aménagement et de développement durables évoqué au point 11 et afin d'accompagner l'importante urbanisation à venir de ce quartier, la création de plusieurs parcs de stationnement au sein du périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3, lequel correspond à celui de la zone 1AUC d'une superficie totale d'un peu plus de 8 hectares. Il n'apparaît pas que l'institution de l'emplacement réservé n° 114 - d'une superficie totale de 2 000 mètres carrés dont une partie seulement est destinée à accueillir une " zone de stationnement " dont la capacité n'est d'ailleurs pas précisée - suffirait à répondre aux besoins en matière de stationnement dans l'ensemble du secteur en cause, lesquels ne sauraient être satisfaits par les seules places de stationnement liées aux logements devant être créés dans le quartier des Laurons. Il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard du parti d'aménagement retenu ainsi que de la destination et du nombre des constructions susceptibles d'être édifiées dans la zone 1AUC, que l'orientation visant à créer six " parkings arborés " serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
14. Il résulte de ce qui précède que la commune des Arcs-sur-Argens est fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal a jugé que la création d'une zone de rétention des eaux pluviales et de six parcs de stationnement dans le cadre de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3 est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
15. Il y a lieu pour la cour d'examiner, dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel, les autres moyens de Mme C, invoqués tant en première instance qu'en appel, relatifs à la création d'une zone de rétention des eaux pluviales et de parcs de stationnement dans le cadre de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3.
16. D'une part, les dispositions du code de l'urbanisme citées aux points 3 et 4 ne font pas obstacle à ce qu'une orientation d'aménagement et de programmation prévoit la réalisation d'aménagements ou d'équipements sur des propriétés privées. D'autre part, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait aux auteurs du plan local d'urbanisme des Arcs-sur-Argens d'instituer des emplacements réservés en vue de la création de la zone de rétention des eaux pluviales et des parcs de stationnement arborés prévus par l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3. La délibération contestée n'est donc pas entachée d'erreur de droit en tant qu'elle approuve, dans le cadre de cette orientation relative au quartier des Laurons, la création de cette zone de rétention des eaux pluviales et de ces parcs de stationnement.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la commune des Arcs-sur-Argens est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulon a annulé partiellement la délibération du 7 octobre 2019 et la décision du 28 janvier 2020. Il y a lieu d'annuler ce jugement en tant qu'il prononce cette annulation partielle à ses articles 1er et 2.
Sur l'appel incident :
18. Un appel incident est recevable, sans condition de délai, s'il ne soumet pas au juge un litige distinct de celui soulevé par l'appel principal.
19. Les conclusions d'appel incident présentées par Mme C, qui tendent à la réformation du jugement attaqué et à l'annulation totale de la délibération et de la décision en litige, soulèvent un litige distinct de l'appel principal de la commune des Arcs-sur-Argens, lequel tend uniquement à l'annulation du jugement attaqué en ce qu'il prononce, à la demande de l'intéressée, l'annulation partielle mentionnée au point 1. Par suite, ces conclusions d'appel incident, présentées après l'expiration du délai d'appel, sont irrecevables.
Sur les frais liés au litige :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les articles 1er et 2 du jugement du tribunal administratif de Toulon du 28 décembre 2021 sont annulés.
Article 2 : La demande présentée par Mme C devant le tribunal administratif de Toulon et le surplus des conclusions des parties sont rejetés.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la commune des Arcs-sur-Argens et à Mme A C.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Portail, président,
- M. Quenette, premier conseiller,
- M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026