mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA00850 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CARMIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A épouse C, représenté par Me Sylvain Carmier, a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé le renouvellement de son certificat de résidence algérien, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à Me Carmier au titre des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un jugement n° 2102056 du 22 février 2022, le tribunal administratif de Marseille a annulé la décision par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé le renouvellement de son certificat de résidence algérien, a enjoint au préfet de procéder à un réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 17 mars 2022, Me Carmier demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 22 février 2022 en ce qu'il a rejeté ses conclusions tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat et lui soit versée une somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Carmier au titre de la première instance et des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de la présente instance d'appel et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Me Carmier, conseil de Mme A épouse C, fait appel du jugement du 22 février 2022 du tribunal administratif de Marseille en ce qu'il a rejeté ses conclusions tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat et lui soit versée une somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'annuler l'article 3 du jugement en litige en tant qu'il rejette les conclusions de Me Carmier présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de mettre à la charge de l'Etat, en application de ces dispositions, le versement à son bénéfice de la somme de 1 000 euros.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre de la présente instance d'appel.
O R D O N N E :
Article 1er : Le jugement n° 2102056 en date du 22 février 2022 du tribunal administratif de Marseille est annulé en tant que, par son article 3, il rejette les conclusions de Me Carmier tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 2 : L'Etat versera à Me Carmier, au titre des frais exposés en première instance et non compris dans les dépens, la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Me Sylvain Carmier et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée pour information au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 19 octobre 202
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
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03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
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Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026