jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA01110 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | SCP KLEIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Pandora Prima a demandé au tribunal administratif de Nice de prononcer la décharge, en droits et majorations, du rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er juillet au 31 juillet 2013.
Par un jugement n° 1903914 du 25 février 2022, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril 2022 et 15 septembre 2023, la société Pandora Prima, représentée par Me Ciussi, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1903914 du 25 février 2022 du tribunal administratif de Nice ;
2°) de prononcer la décharge demandée ;
3°) à titre subsidiaire, de déduire des droits rappelés la somme de 512 232,94 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée déductible des années 2010 à 2013 ou d'ordonner une compensation pour le même montant ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les travaux réalisés dans l'immeuble dont elle était propriétaire n'ayant pas concouru à la production d'un immeuble neuf, sa revente était hors champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- elle n'a pas la qualité d'assujettie ;
- elle ne pouvait être taxée d'office ;
- la majoration de 10 % prévue à l'article 1728 du code général des impôts n'est pas fondée ;
- elle est recevable à invoquer en application de l'article R. 196-3 du livre des procédures fiscales et fondée à bénéficier de la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux dépenses engagées ;
- elle est recevable et fondée à bénéficier de la compensation prévue à l'article L. 203 du livre des procédures fiscales sur le terrain de la loi et de la doctrine.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 septembre 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions relatives à l'exercice du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée ne sont pas recevables ;
- les moyens invoqués par la société Pandora Prima ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Platillero,
- les conclusions de M. Ury, rapporteur public,
- et les observations de Me Finet pour la société Pandora Prima.
Considérant ce qui suit :
1. La société Pandora Prima, qui a notamment pour objet social l'acquisition, la rénovation et la construction d'immeubles, a fait l'objet d'un contrôle sur place, à l'issue duquel une proposition de rectification du 18 avril 2016 lui a été notifiée. Au terme de la procédure de taxation d'office mise en œuvre, elle a été assujettie à un rappel de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er juillet au 31 juillet 2013, assorti des intérêts de retard et de la majoration de 10 % prévue à l'article 1728 du code général des impôts. La société Pandora Prima relève appel du jugement du 25 février 2022 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à la décharge, en droits et majorations, de cette imposition.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : () 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes () ".
3. Il résulte de l'instruction que la société Pandora Prima n'a pas déposé dans le délai légal la déclaration de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle était tenue de souscrire en sa qualité de redevable, compte tenu de ce qui est dit au point 6. Elle n'est dès lors pas fondée à soutenir qu'elle ne pouvait faire l'objet d'une procédure de taxation d'office.
Sur le bien-fondé des impositions :
4. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel () ". Aux termes de l'article 256 A du même code : " Sont assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée les personnes qui effectuent de manière indépendante une des activités économiques mentionnées au cinquième alinéa, quels que soient le statut juridique de ces personnes, leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention () Les activités économiques visées au premier alinéa se définissent comme toutes les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de services, y compris les activités extractives, agricoles et celles des professions libérales ou assimilées. Est notamment considérée comme activité économique une opération comportant l'exploitation d'un bien meuble corporel ou incorporel en vue d'en retirer des recettes ayant un caractère de permanence ". Aux termes de l'article 257 de ce code : " I. Les opérations concourant à la production ou à la livraison d'immeubles sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions qui suivent () 2. Sont considérés : () 2° Comme immeubles neufs, les immeubles qui ne sont pas achevés depuis plus de cinq années, qu'ils résultent d'une construction nouvelle ou de travaux portant sur des immeubles existants qui ont consisté en une surélévation ou qui ont rendu à l'état neuf : a) Soit la majorité des fondations ; b) Soit la majorité des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage ; c) Soit la majorité de la consistance des façades hors ravalement ; d) Soit l'ensemble des éléments de second œuvre tels qu'énumérés par décret en Conseil d'Etat, dans une proportion fixée par ce décret qui ne peut être inférieure à la moitié pour chacun d'entre eux () ". Aux termes de l'article 245 A de l'annexe II au code général des impôts : " I. Pour l'application du d du 2° du 2 du I de l'article 257 du code général des impôts, les éléments de second œuvre à prendre en compte sont les suivants : a. les planchers ne déterminant pas la résistance ou la rigidité de l'ouvrage ; b. les huisseries extérieures ; c. les cloisons intérieures ; d. les installations sanitaires et de plomberie ; e. les installations électriques ; f. et, pour les opérations réalisées en métropole, le système de chauffage. II. La proportion prévue au d du 2° du 2 du I de l'article 257 du code général des impôts est fixée à deux tiers pour chacun des éléments mentionnés au I ".
5. La société Pandora Prima a acquis par un acte du 27 octobre 2010 un bien immobilier situé dans les Alpes-Maritimes pour un prix total de 700 000 euros. Par un acte du 26 juillet 2013, ce bien a été cédé pour un prix total de 6 000 000 euros. L'administration a estimé que la société Pandora Prima avait la qualité d'assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée en application des articles 256 et 256 A du code général des impôts et avait réalisé la livraison d'un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l'article 257 du même code. Elle l'a ainsi taxée d'office à la taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois de juillet 2013, sur le fondement du 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, en l'absence de déclaration.
6. Il résulte de l'instruction, notamment de l'acte d'acquisition du 27 octobre 2010, que la société Pandora Prima a acquis une " vieille bâtisse entièrement à restaurer " et son terrain d'assiette au prix de 700 000 euros et a fait réaliser des travaux d'un montant de 3 517 552 euros entre les années 2010 et 2013. Dans le cadre d'une procédure afférente aux droits de mutation à titre onéreux, la société Pandora Prima a reconnu, dans un courrier du 4 septembre 2013, en se prévalant d'un rapport d'expertise réalisé en 2010 par un expert contenant des photographies, l'état de délabrement intérieur de l'habitation et l'existence de matériaux ordinaires de construction. Elle a également précisé que seuls les murs extérieurs de la bâtisse existante ont été conservés, que les travaux ont consisté en une restructuration complète et que la maison existante n'avait aucune valeur lors de son acquisition, le seul intérêt de l'opération étant l'achat du terrain compte tenu de son emplacement à Villefranche-sur-Mer. Face à ces éléments, qui sont de nature à établir que chacun des éléments mentionnés au I de l'article 245 A de l'annexe II au code général des impôts a été entièrement rendu à l'état neuf, la société Pandora Prima n'apporte aucun élément en sens contraire, qu'elle seule est en mesure de produire, permettant de justifier que ces éléments de second œuvre n'auraient pas été rendu à l'état neuf dans la proportion mentionnée au II du même article. Par ailleurs, la société Pandora Prima n'allègue pas que l'opération en litige aurait procédé de la simple gestion d'un patrimoine privé, la réalisation des travaux, leur ampleur et le délai de moins de trois ans entre l'achat d'un bâtiment délabré et la revente d'un immeuble entièrement rénové caractérisant une activité économique de production en vue de la livraison d'un immeuble neuf. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a estimé que cette opération, réalisée par la société Pandora Prima en tant qu'assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, devait être regardée comme une livraison d'immeuble neuf, soumise à la taxe sur la valeur ajoutée en application du 2° du 2 du I de l'article 257 du code général des impôts, sans qu'il soit besoin d'examiner si les autres critères prévus à cet article étaient également remplis.
7. A cet égard, si la société Pandora Prima se prévaut de l'interprétation administrative BOI-TVA-CHAMP-10-10-20 n° 330 selon laquelle " la personne qui réalise occasionnellement une opération économique n'a en principe pas la qualité d'assujetti ", cette instruction, qui n'exclut en tout état de cause pas qu'une personne qui réalise à titre occasionnel une opération économique ait la qualité d'assujetti, ne donne pas d'interprétation différente de la loi fiscale de celle dont il est fait application par le présent arrêt.
Sur les pénalités :
8. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration () entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable () d'une majoration de : a. 10 % en l'absence de mise en demeure () ".
9. La société Pandora Prima se prévaut d'une absence de volonté frauduleuse et de demande de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les travaux, de sa bonne foi et de l'appréciation du notaire qui a estimé que la cession du bien en litige était soumise aux droits d'enregistrement. Toutefois, ces éléments sont sans incidence sur le bien-fondé de la majoration prévue au a. du 1 de l'article 1728 que l'administration a appliquée, qui résulte du seul défaut de production dans les délais prescrits de la déclaration de taxe sur la valeur ajoutée que la société Pandora Prima aurait dû souscrire.
Sur les conclusions subsidiaires :
10. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. Toutefois, les personnes qui effectuent des opérations occasionnelles soumises à la taxe sur la valeur ajoutée n'exercent le droit à déduction qu'au moment de la livraison () ". Aux termes de l'article 208 du code général des impôts : " I. Le montant de la taxe déductible doit être mentionné sur les déclarations déposées pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois, à condition qu'elle fasse l'objet d'une inscription distincte, la taxe dont la déduction a été omise sur cette déclaration peut figurer sur les déclarations ultérieures déposées avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'omission () ".
11. D'une part, à supposer que la société Pandora Prima ait effectué une opération occasionnelle soumise à la taxe sur la valeur ajoutée et pouvait exercer le droit à déduction au moment de la livraison en juillet 2013 en application du 2 de l'article 271 du code général des impôts, il est constant qu'elle n'a pas inscrit la taxe en litige, qui a grevé des dépenses engagées au cours des années 2010 à 2013, sur des déclarations qu'elle aurait déposées avant le 31 décembre 2015, mais s'est bornée à revendiquer un droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée portée sur les factures afférentes à la réalisation des travaux réalisés entre 2010 et 2013 sur le bien en litige par un courrier du 15 juin 2016. Le délai de forclusion prévu par l'article 208 de l'annexe II au code général des impôts était ainsi en tout état de cause acquis, sans que la société Pandora Prima puisse utilement se prévaloir de l'article R. 196-3 du livre des procédures fiscales, qui n'est relatif qu'au délai de réclamation ouvert au contribuable qui a fait l'objet d'une procédure de reprise ou de rectification de la part de l'administration et est sans incidence sur le délai prévu par l'article 208 de l'annexe II du code général des impôts.
12. D'autre part, ainsi qu'il a été dit précédemment, la taxe sur la valeur ajoutée déductible dont se prévaut la société Pandora Prima aurait dû être portée sur des déclarations déposées avant le 31 décembre 2015. Elle n'établit ainsi pas le bien-fondé de sa demande tendant au bénéfice de la compensation prévue à l'article L. 203 du livre des procédures fiscales. A cet égard, la société Pandora Prima n'est pas fondée à se prévaloir de l'interprétation administrative référencée BOI-CF-PGR-30-50 n° 60 et BOI-CTX-DG-20-40-10 n° 250 du 12 septembre 2012, dès lors que, outre qu'elle n'a pas omis par erreur des déductions autorisées mais a volontairement placé l'opération en litige hors du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée, cette interprétation administrative se rattache à la procédure contentieuse et ne peut ainsi être invoquée sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la société Pandora Prima n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande. Ses conclusions aux fins d'annulation de ce jugement et de décharge, en droits et majorations, de l'imposition en litige doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Pandora Prima demande au titre des frais qu'elle a exposés.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de la société Pandora Prima est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société Pandora Prima et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, où siégeaient :
- Mme Paix, présidente,
- M. Platillero, président assesseur,
- Mme Mastrantuono, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 mars 2024.
La greffière,
2
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026