LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA01255

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA01255

lundi 6 février 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA01255
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3
Avocat requérantDELAVAUD ANNE-SOPHIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :


La société Ny’r a demandé au tribunal administratif de Marseille d’annuler l’arrêté en date du 28 décembre 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé la fermeture administrative de l’établissement O’Tacos situé 6 boulevard Salvator à Marseille (13006) pour une durée de 15 jours.
Par une ordonnance n° 2200015 du 9 mars 2022, la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, donné acte du désistement d’instance de la société requérante.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 28 avril 2022, la société Ny’r, représentée par Me Delavaud, demande à la Cour :

1°) d’annuler l’ordonnance en date du 9 mars 2022 par laquelle la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille lui a donné acte de son désistement d’instance et de renvoyer l’affaire audit tribunal ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le paiement de la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l’ordonnance est entachée d’irrégularité dès lors que la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a commis une erreur de droit et a recouru abusivement à la procédure du désistement d’office en se fondant sur les dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative au lieu de celles de l’article R. 612-5-2 du même code.

La procédure a été communiquée au ministre de la santé et de la prévention qui n’a pas produit d’observations.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Vincent, présidente assesseure,
- et les conclusions de M. Pecchioli, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté en date du 28 décembre 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné la fermeture administrative pour une durée de 15 jours de l’établissement de restauration exploité sous l’enseigne O’Tacos situé 6 boulevard Salvator dans le 6ème arrondissement de Marseille au motif de l’absence de port du masque de protection de l’un des employés lors d’une visite de contrôle opérée le 27 décembre 2021. La société Ny’r, exploitante de cet établissement, demande à la Cour d’annuler l’ordonnance du 9 mars 2022 par laquelle la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a donné acte de son désistement d’instance sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ». Par ailleurs, aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l'état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ».
3. A l'occasion de la contestation en appel de l'ordonnance prenant acte du désistement d'un requérant en l'absence de réponse à l'expiration du délai qui lui a été fixé, il incombe au juge d'appel, saisi de moyens en ce sens, de vérifier que l'intéressé a reçu la demande mentionnée par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code justice administrative, que cette demande fixait un délai d'au moins un mois au requérant pour répondre et l'informait des conséquences d'un défaut de réponse dans ce délai, que le requérant s'est abstenu de répondre en temps utile et d'apprécier si le premier juge, dans les circonstances de l'affaire, a fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1.


4. La présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a jugé, en se fondant sur les dispositions de l’article R. 612-5-1 précité, que la circonstance que, par une ordonnance n° 2200016 du 6 janvier 2022 devenue définitive, le référé suspension déposé par la société Ny’r ait été rejeté pour absence de moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 28 décembre 2021 ordonnant la fermeture administrative de l’établissement pour une durée de 15 jours, était de nature à s’interroger sur l’intérêt que la requête aux fins d’annulation dudit arrêté conservait pour son auteur.


5. En premier lieu, si, du fait du rejet définitif du référé suspension déposé par la requérante pour défaut de moyen sérieux, le tribunal aurait pu mettre en œuvre, après une nouvelle notification régulière de ladite ordonnance, les dispositions précitées de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, cette circonstance n’est toutefois pas de nature à faire obstacle à ce que, si les conditions en sont par ailleurs remplies, le juge de première instance puisse se fonder sur les dispositions de l’article R. 612-5-1 du même code.


6. En deuxième lieu, en estimant, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 dudit code, que l’état du dossier permettait de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a fait une juste application de ces dispositions dès lors, d’une part, ainsi qu’il a été dit précédemment, que le référé suspension avait été définitivement rejeté pour absence de moyen sérieux et, d’autre part, que la mesure de fermeture administrative litigieuse, d’une durée limitée, avait été entièrement exécutée à la date de l’ordonnance attaquée sans que ne soient présentées de conclusions indemnitaires.


7. Il résulte de ce qui précède que la société Ny’r n’est pas fondée à soutenir que l’ordonnance attaquée serait entachée d’irrégularité. Il y a lieu, par suite, de rejeter ses conclusions aux fins d’annulation de cette ordonnance ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



DECIDE :

Article 1er : La requête de la société Ny’r est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société Ny’r et au ministre de la santé et de la prévention.

Une copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l’audience du 23 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Bocquet, président,
- Mme Vincent, présidente-assesseure,
- M. Mérenne, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2023.



Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions