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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA01432

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA01432

jeudi 9 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA01432
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantMCL AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 2 juillet 2020 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a suspendu son agrément d'assistante maternelle et de mettre à la charge de ce département une somme de 2 000 euros au titre des frais d'instance.

Par un jugement n° 2006345 du 16 mars 2022, le tribunal administratif de Marseille a annulé la décision contestée de la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et a mis à la charge de ce département une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 18 mai 2022 à 15H20, le département des Bouches-du-Rhône, représenté par Me Mendes Constante, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 16 mars 2022 et de rejeter la demande présentée par Mme A devant le tribunal administratif ;

2°) de mettre à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige.

.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des () cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ;() ".

2. Aux termes de l'article R. 811-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 à R. 751-4-1 () ". Aux termes de l'article R.751-4-1 de ce même code : " Par dérogation aux articles R. 751-2, R. 751-3 et R. 751-4, la décision peut être notifiée par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 aux parties qui sont inscrites dans cette application () // Ces parties sont réputées avoir reçu la notification à la date de première consultation de la décision, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique () ".

3. Il résulte des accusés de mise à disposition et de réception délivrés par l'application télérecours que le jugement n° 2006345 du 16 mars 2022 du tribunal administratif de Marseille, accompagné d'un courrier précisant sans la moindre équivoque les voie et délai d'appel, a été notifié le 16 mars 2022 à 11H51 au département des Bouches-du-Rhône, qui en a pris connaissance le jour même à 11H54, de sorte que le délai dont il disposait pour se pourvoir devant la cour a commencé à courir dès le 16 mars 2022 pour s'achever, au plus tard, le 17 mai 2022 à 24H00. Il suit de là que la requête d'appel par laquelle le département des Bouches-du-Rhône demande l'annulation de ce jugement, enregistrée au greffe de la cour le 18 mai 2022 à 15H20 est tardive et, comme telle, entachée d'une irrecevabilité manifeste.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête du département des Bouches-du-Rhône doit, en toutes ses conclusions, être rejetée par application des dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête du département des Bouches-du-Rhône est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au département des Bouches-du-Rhône et à Mme B A.

Fait à Marseille, le 9 juin 2022.

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