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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA01600

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA01600

mercredi 31 août 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA01600
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL PHELIP & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner le département des Bouches-du-Rhône à l'indemniser des préjudices résultant de l'accident dont elle a été victime le 27 juin 2017, d'ordonner une expertise afin de les évaluer, de condamner le département à lui verser une indemnité provisionnelle de 10 500 euros et de mettre à la charge du département une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige.

Par un jugement n° 2003389 du 8 avril 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 7 juin 2022 sous le n° 22MA01600, Mme B A, représentée par Me Rossi, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 8 avril 2022 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) de condamner le département des Bouches-du-Rhône à l'indemniser des conséquences de l'accident dont elle a été victime le 27 juin 2017 ;

3°) d'ordonner une expertise médicale aux fins d'évaluer ses préjudices ;

4°) de condamner le département à lui verser des indemnités provisionnelles d'un montant total de 10 500 euros, à parfaire après expertise ;

5°) de mettre à la charge du département une somme de 3 000 euros au titre des frais du litige.

Elle soutient que :

- alors qu'elle circulait à moto et procédait au dépassement d'un camion circulant à très faible allure, elle a été victime d'une chute provoquée par la présence sur la chaussée d'excavations particulièrement profondes sur une très longue distance, qui n'avaient fait l'objet d'aucun signalement ; contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, les photos produites montrent parfaitement l'état de dégradation de la chaussée alors, en outre, qu'un agent de constatation de la voirie lui a précisé s'être rendu sur les lieux et avoir rédigé un rapport transmis au département faisant état de ces dégradations ;

- une telle défectuosité, qui n'était pas signalée, constitue un défaut d'entretien normal de la voie publique de nature à engager la responsabilité du département ;

- eu égard aux conséquences de sa chute, elle est fondée à solliciter une expertise médicale et l'allocation d'indemnités provisionnelles de 10 500 euros.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel, les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ()".

2. Mme A relève appel du jugement du 8 avril 2022 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à ce que le département des Bouches-du-Rhône soit déclaré responsable des conséquences de la chute dont elle a été victime le 27 juin 2017 vers 6H00, alors qu'elle circulait à motocyclette sur le boulevard Anatole de la Forge à Marseille.

3. Ni les pièces, photographies et témoignage produits en première instance, ni ceux produits en appel, ne permettent de considérer que, ainsi que l'a retenu à juste titre le tribunal, les défectuosités de la chaussée auxquelles Mme A impute sa chute auraient, par leur importance, constitué un défaut d'entretien normal de l'ouvrage dont elle était usagère de nature à engager la responsabilité du département des Bouches-du-Rhône.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A, manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée en toutes ses conclusions par application des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée au département des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 31 août 2022.

1

N°22MA01600

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