mercredi 21 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA01879 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BRACCINI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement n° 2111150 du 30 décembre 2021, la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022, M. A, représenté par Me Braccini, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 30 décembre 2021 de la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille ;
2°) d'annuler les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au réexamen de sa demande et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant la mention " en vue de démarches auprès de l'OFPRA " dans le délai de soixante-douze heures à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de lui délivrer les documents nécessaires permettant de formuler une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ;
5°) en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative, de décider que l'ordonnance sera exécutoire aussitôt qu'elle aura été rendue ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant transfert aux autorités allemandes :
- elle est insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 5 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 dit règlement Dublin III, dans la mesure où il n'est pas établi que l'entretien ait été conduit par une personne qualifiée en droit national ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 17 du règlement Dublin III, L. 741-1 et L. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, 53-1 alinéa 2 de la Constitution, 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
Sur la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale, par la voie d'exception de l'illégalité de la décision portant transfert aux autorités allemandes ;
- elle méconnaît l'article 28 point 2 du règlement Dublin III, en l'absence de risque non négligeable de fuite.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européenne et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité turque, demande l'annulation du jugement par lequel la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
3. La décision du 24 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille a été envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception à l'adresse fournie par M. A. La mention " Présenté / Avisé le " de l'avis de réception apposée sur l'enveloppe est complétée par un tampon " 20 APR 2022 ", établissant que la lettre a été présentée au domicile de l'intéressé le 20 avril 2022, et la case " Pli avisé et non réclamé " d'une étiquette autocollante apposée sur l'avis de réception est cochée à la main. Il ressort de ces mentions claires et précises que M. A a été régulièrement avisé le 20 avril 2022 que le pli contenant la décision susmentionnée était mis en instance au bureau de poste. Dans ces conditions, le délai d'appel a couru à compter du 20 avril 2022, date de présentation du pli. La requête de M. A tendant à l'annulation du jugement du 30 décembre 2021 de la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille n'a été enregistrée au greffe de la Cour que le 1er juillet 2022, soit postérieurement à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti pour interjeter appel, ce délai ayant expiré au 20 mai 2022. La requête de M. A est donc tardive et, par suite irrecevable. Par conséquent, il y a lieu de rejeter sa demande qui est, en tout état de cause, manifestement irrecevable sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Braccini.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 21 décembre 202
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
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03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
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Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026