LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA01879

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA01879

mercredi 21 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA01879
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBRACCINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n° 2111150 du 30 décembre 2021, la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022, M. A, représenté par Me Braccini, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du 30 décembre 2021 de la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille ;

2°) d'annuler les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au réexamen de sa demande et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant la mention " en vue de démarches auprès de l'OFPRA " dans le délai de soixante-douze heures à compter de la notification de la décision à intervenir ;

4°) de lui délivrer les documents nécessaires permettant de formuler une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ;

5°) en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative, de décider que l'ordonnance sera exécutoire aussitôt qu'elle aura été rendue ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant transfert aux autorités allemandes :

- elle est insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 5 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 dit règlement Dublin III, dans la mesure où il n'est pas établi que l'entretien ait été conduit par une personne qualifiée en droit national ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 17 du règlement Dublin III, L. 741-1 et L. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, 53-1 alinéa 2 de la Constitution, 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale, par la voie d'exception de l'illégalité de la décision portant transfert aux autorités allemandes ;

- elle méconnaît l'article 28 point 2 du règlement Dublin III, en l'absence de risque non négligeable de fuite.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européenne et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, de nationalité turque, demande l'annulation du jugement par lequel la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre les arrêtés du 23 décembre 2021 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

3. La décision du 24 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille a été envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception à l'adresse fournie par M. A. La mention " Présenté / Avisé le " de l'avis de réception apposée sur l'enveloppe est complétée par un tampon " 20 APR 2022 ", établissant que la lettre a été présentée au domicile de l'intéressé le 20 avril 2022, et la case " Pli avisé et non réclamé " d'une étiquette autocollante apposée sur l'avis de réception est cochée à la main. Il ressort de ces mentions claires et précises que M. A a été régulièrement avisé le 20 avril 2022 que le pli contenant la décision susmentionnée était mis en instance au bureau de poste. Dans ces conditions, le délai d'appel a couru à compter du 20 avril 2022, date de présentation du pli. La requête de M. A tendant à l'annulation du jugement du 30 décembre 2021 de la magistrate désignée du tribunal administratif de Marseille n'a été enregistrée au greffe de la Cour que le 1er juillet 2022, soit postérieurement à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti pour interjeter appel, ce délai ayant expiré au 20 mai 2022. La requête de M. A est donc tardive et, par suite irrecevable. Par conséquent, il y a lieu de rejeter sa demande qui est, en tout état de cause, manifestement irrecevable sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Braccini.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 21 décembre 202

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions