LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA01967

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA01967

mercredi 14 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA01967
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Avocat requérantSELARL D'AVOCATS LE ROUX - BRIN - KUJAWA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La Métropole Aix-Marseille-Provence a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de prescrire une expertise aux fins de constater l’état du parc de stationnement public souterrain Castellane / Cantini et d’apprécier les éventuelles incidences sur ce parc de stationnement des travaux d’extension du tramway de Marseille.

Par une ordonnance n° 2200676 du 7 février 2022, il a été fait droit à cette demande.

La Société méditerranéenne de stationnement a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille d’étendre la mission d’expertise ainsi ordonnée.

Par une ordonnance n° 2200676 du 27 juin 2022, il a été fait droit à cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 11 juillet et 10 août 2022, la Métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Cabanes, demande à la cour :

1°) d’annuler l’ordonnance du 27 juin 2022 en tant qu’elle confie à l’expert la mission de donner « son avis sur l’impact de ces travaux sur le parc de stationnement Castellane / Cantini incluant leur incidence sur le fonctionnement du débouché de la grille de ventilation et de désenfumage du parc de stationnement » et de constater « à cet effet les débits d’extraction avant et après les travaux de déplacement du débouché de la grille de ventilation et de désenfumage du parc de stationnement » ;

2°) à titre subsidiaire, de mettre à la charge de la Société méditerranéenne de stationnement les frais liés à l’organisation d’une nouvelle réunion de constat contradictoire des débits d’extraction et les frais d’expertise induits par l’extension de la mission de l’expert ;

3°) de mettre à la charge de la Société méditerranéenne de stationnement la somme de 5 000 euros, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu’ainsi que les études qu’elle a fait réaliser le démontrent, le projet de réaménagement n’est pas susceptible d’impacter le fonctionnement du débouché de la grille ; qu’à titre subsidiaire, les frais afférents au constat des débits d’extraction avant et après les travaux de déplacement du débouché de la grille devraient être mis à la charge de la Société méditerranéenne de stationnement.

Par un mémoire, enregistré le 27 juillet 2022, la Société méditerranéenne de stationnement, représentée par Me Le Roux, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la Métropole Aix-Marseille-Provence, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’extension de la mission de l’expert, admise par le tribunal administratif, vise à prévenir des dommages éventuels pouvant être causés par les travaux d’installation d’une plateforme de manœuvre de tramways au-dessus du parking souterrain exploité par la concluante, incluant leur incidence sur le fonctionnement du débouché de sa grille de ventilation et de désenfumage.

La requête a également été communiquée à la société Egis Rail, à la société Bureau Veritas, à la société Gregori Provence et à la société ETF qui n’ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête (…) prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction. / Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l’exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l’état des immeubles susceptibles d’être affectés par des dommages ainsi qu’aux causes et à l’étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission. (…) ». Aux termes de l’article R. 532-3 du même code : « Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, (…) étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission (…) ». En vertu de l’article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d’appel est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.

La Métropole Aix-Marseille-Provence, en sa qualité de maître d’ouvrage des travaux d’extension du tramway de Marseille entre la place Castellane et La Gaye, a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de prescrire une expertise, en application du deuxième alinéa de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, aux fins de constater l’état du parc de stationnement public souterrain Castellane / Cantini exploité par la Société méditerranéenne de stationnement et d’apprécier les éventuelles incidences que ces travaux seraient susceptibles d’avoir sur celui-ci. Par ordonnance du 7 février 2022, le juge des référés a fait droit à sa demande et M. A... B... a été désigné à cet effet. Conformément à cette demande, la mission confiée à l’expert portait notamment sur « les impacts potentiels des travaux de modification de la grille de ventilation », c’est-à-dire la grille de ventilation et de désenfumage au Nord-Ouest du parc de stationnement, dont le déplacement est prévu dès lors qu’elle est située sous l’emplacement des quais du futur tramway. Le 15 avril 2022, soit dans le délai de deux mois à compter de la première réunion d’expertise qui s’est tenue le 25 février 2022, la Société méditerranéenne de stationnement a demandé au juge des référés, en application de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, d’étendre la mission de l’expert aux fins notamment qu’il donne « son avis sur l’impact de ces travaux sur le parc de stationnement Castellane / Cantini incluant leur incidence sur le fonctionnement du débouché de la grille de ventilation et de désenfumage du parc de stationnement » et constate « à cet effet les débits d’extraction avant et après les travaux de déplacement du débouché de la grille de ventilation et de désenfumage du parc de stationnement ». La Métropole Aix-Marseille-Provence demande l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du 27 juin 2022 en tant qu’il a été fait droit à cette demande.

En premier lieu, ainsi qu’il a été dit au point précédent, la mission d’expertise confiée initialement à M. B... portait sur l’ensemble des incidences que les travaux d’extension du tramway de Marseille pouvaient avoir sur le parc de stationnement public souterrain Castellane / Cantini et visait précisément les impacts potentiels du déplacement de la grille de ventilation et de désenfumage. Une éventuelle modification des débits d’extraction de l’air font nécessairement partie de ces impacts. Par suite, la Métropole Aix-Marseille-Provence n’est pas fondée à demander l’annulation de l’ordonnance attaquée qui, sur ce point, n’a fait que préciser la mission de l’expert. Il appartiendra toutefois à l’expert d’apprécier les investigations qu’il est utile de conduire, eu égard notamment aux études déjà réalisées par la métropole et sous réserve de la précision apportée au point suivant.

En second lieu, en vertu de l’article R. 621-13 du code de justice administrative, la ou les parties qui assumeront la charge des frais d’expertise sont désignées par le président de la cour aux termes de l’ordonnance qui fixera, après le dépôt du rapport, les frais et honoraires de l’expert, sans préjudice de l’attribution préalable d’une allocation provisionnelle, en application de l’article R. 621-12 du même code. Il n’appartient donc pas au juge des référés de prévoir préalablement à la charge de quelle partie seront mis tout ou partie des frais d’expertise. Les conclusions subsidiaires de la Métropole Aix-Marseille-Provence tendant à ce que les frais afférents à l’extension de la mission de l’expert soit mis à la charge de la Société méditerranéenne de stationnement doivent donc être rejetées. Toutefois, il appartiendra à l’expert, avant de mettre en œuvre des mesures d’investigation particulières, et notamment de recourir à une assistance technique, d’informer les parties de leur coût prévisible, afin de s’assurer que l’une d’entre-elles est bien disposée à les prendre en charge, et d’en rendre compte dans son rapport.

Il résulte de ce qui précède que la requête de la Métropole Aix-Marseille-Provence doit être rejetée.

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’une somme soit mise à ce titre à la charge de la Société méditerranéenne de stationnement qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la Métropole Aix-Marseille-Provence la somme demandée, à ce titre, par la Société méditerranéenne de stationnement.
O R D O N N E :



Article 1er : La requête de la Métropole Aix-Marseille-Provence est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la Société méditerranéenne de stationnement présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Métropole Aix-Marseille-Provence, à la Société méditerranéenne de stationnement, à la société Egis Rail, à la société Bureau Veritas, à la société Gregori Provence, à la société ETF et à M. A... B..., expert.


Fait à Marseille, le 14 septembre 2022



Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions