lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA02023 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DALANÇON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a fait interdiction de retour pour une durée de deux ans.
Par un jugement n° 22MA01030 en date du 9 mai 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande.
Procédure devant la Cour :
I. Par une requête, enregistrée 18 juillet 2022 sous le n° 22MA02023, Mme B, représentée par Me Dalançon, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2020 ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai ou, à titre subsidiaire et sous la même astreinte, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation de séjour lui permettant de travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Dalançon sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, en faisant valoir que, par décision du 14 décembre 2022, il lui avait délivré un certificat de résidence valable du 14 décembre 2022 au 13 décembre 2023.
Par un mémoire, enregistré le 27 février 2023, Mme B s'est désistée de sa requête.
II. Par une requête, enregistrée 18 juillet 2022 sous le n° 22MA02028, Mme B, représentée par Me Dalançon, demande à la Cour :
1°) de prononcer le sursis à exécution du jugement du 9 mai 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer, dans un délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Dalançon sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, en faisant valoir que, par décision du 14 décembre 2022, il lui avait délivré un certificat de résidence valable du 14 décembre 2022 au 13 décembre 2023.
Par un mémoire, enregistré le 27 février 2023, Mme B s'est désistée de sa requête.
Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 24 juin 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les deux requêtes susvisées sont dirigées contre une même décision et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
3. Le désistement de Mme B dans les deux affaires susvisées est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Dalançon et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 6 mars 2023.
Nos 22MA02023 - 22MA02028 2
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026