LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA02092

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA02092

vendredi 22 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA02092
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre - formation à 3
Avocat requérantSARL LE PRADO - GILBERT

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Danveau,

- les conclusions de M. Gautron, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. G F, présentant des douleurs dans la fosse iliaque droite évoluant depuis trois jours, a été hospitalisé le 18 mai 2016 au centre hospitalier d'Arles pour une appendicectomie, qui a conduit à pratiquer une hémicolectomie droite par coelioscopie. Le 21 mai 2016, une reprise chirurgicale a été pratiquée afin d'évacuer un hématome de la zone opératoire. A partir du 25 mai 2016, l'état de santé de M. F, présentant des signes infectieux, s'est dégradé. Un scanner abdominal, réalisé le 31 mai suivant, a mis en évidence une péritonite stercorale évoluée, qui a donné lieu à une nouvelle intervention chirurgicale le 1er juin 2016. Le 13 juin 2016, un scanner du rachis cervical a objectivé une paresthésie des deux membres supérieurs. L'intéressé a regagné son domicile le 18 juin 2016 mais a souffert, dans les suites de ces interventions, d'hypoglycémies, de troubles du transit invalidants et d'une déhiscence pariétale au niveau de la cicatrice de la laparotomie, cette dernière ayant donné lieu à une intervention chirurgicale le 6 septembre 2017. Estimant que sa prise en charge par le centre hospitalier d'Arles avait été fautive, M. F a saisi la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), aux droits de laquelle vient la société Relyens Mutual Insurance, d'une demande indemnitaire préalable. Un protocole transactionnel a été conclu entre M. F et la SHAM le 9 août 2019, prévoyant une indemnisation de 150 877 euros pour l'ensemble des postes de préjudice, à l'exception de la perte de gains professionnels. Une nouvelle demande indemnitaire a été présentée le 11 mai 2020 par l'intéressé ainsi que par Mme B F, son épouse, et M. C F, son fils, Mme A F, sa fille et Mme D E, sa belle-fille, qui a été implicitement rejetée.

2. Par un jugement du 27 juin 2022, le tribunal administratif de Marseille a condamné solidairement le centre hospitalier d'Arles et la SHAM à verser à Mme B F la somme de 8 000 euros, à M. C F, Mme A F et Mme D E, la somme de 3 000 euros chacun et a rejeté le surplus des conclusions des parties. M. G F relève appel de ce jugement en tant qu'il n'a pas fait droit à sa demande d'indemnisation de son préjudice d'incidence professionnelle.

Sur la demande d'indemnisation du préjudice d'incidence professionnelle :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 2044 du code civil : " La transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître ". Aux termes de son article 2052 : " Les transactions ont, entre les parties, l'autorité de la chose jugée en dernier ressort. Elles ne peuvent être attaquées pour cause d'erreur de droit, ni pour cause de lésion ". En vertu des dispositions précitées de l'article 2052 du code civil, le contrat de transaction, par lequel les parties terminent une contestation née ou préviennent une contestation à naître, a entre ces parties l'autorité de la chose jugée en dernier ressort.

4. Il résulte de l'instruction et des termes mêmes du procès-verbal de transaction conclu le 9 août 2019 entre M. F et la SHAM et dont la validité n'est pas contestée, que, sous réserve de paiement effectif, M. F tient et reconnaît le centre hospitalier d'Arles et la SHAM entièrement quittes et déchargés de toute réclamation de sa part s'agissant des préjudices listés et déclare se désister de toute instance et de toute action devant quelque juridiction que ce soit pour l'accident en cause, sauf aggravation de son état de santé en lien avec la faute médicale commise. Il suit de là que les parties ont entendu réparer par l'octroi de cette indemnité l'ensemble des préjudices subis du fait de l'ensemble des fautes reconnues et commises lors de l'hospitalisation de M. F au centre hospitalier d'Arles.

5. L'indemnité fixée aux termes de ce protocole transactionnel s'élève à la somme totale de 150 777 euros, sous déduction d'une provision versée de 2 000 euros, et recouvre notamment le préjudice d'incidence professionnelle, indemnisé à hauteur de 63 750 euros. Dès lors, et ainsi que le font valoir le centre hospitalier d'Arles et la société Relyens Mutual Insurance, M. F ne peut demander, au seul motif qu'il subirait des pertes de droits à la retraite, la réparation devant le juge de ce même préjudice qui a déjà été indemnisé et qui se distingue des pertes de gains professionnels, non visés par la transaction. Par ailleurs, il n'est ni établi ni même allégué que l'état de santé de M. F se serait, du fait de la faute commise par le centre hospitalier d'Arles, aggravé depuis la conclusion de la transaction et qu'il serait donc en droit de bénéficier d'une des clauses de celle-ci stipulant que l'aggravation de l'état de la victime pourra faire l'objet d'une indemnisation complémentaire dès lors que celle-ci apparaît en lien avec les fautes commises lors de son hospitalisation. Enfin, il ne résulte pas davantage de l'instruction que la transaction n'aurait pas été exécutée par la société Relyens Mutual Insurance, qui vient aux droits de la SHAM. Par suite, la demande de réparation devant le juge du préjudice d'incidence professionnelle présentée par M. F doit être rejetée.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner l'expertise sollicitée à titre subsidiaire ni de se prononcer sur l'autre fin de non-recevoir opposée en défense, que M. F n'est pas fondé à se plaindre que c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont rejeté ses conclusions tendant à la réparation du préjudice d'incidence professionnelle.

Sur la déclaration d'arrêt commun :

7. Il résulte de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que la caisse doit être appelée en déclaration d'arrêt commun dans l'instance ouverte par la victime contre le tiers responsable, le juge étant, le cas échéant, tenu de mettre en cause d'office la caisse si elle n'a pas été appelée en déclaration d'arrêt commun. La caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône n'a fait valoir aucune observation devant la cour. Par suite, il y a lieu de lui déclarer le présent arrêt commun.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge solidaire du centre hospitalier d'Arles et de la société Relyens Mutual Insurance qui, dans la présente instance, ne sont pas parties perdantes, une somme au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt est déclaré commun à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. G F, au centre hospitalier d'Arles, à la société Relyens Mutual Insurance et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, où siégeaient :

- Mme Fedi, présidente de chambre,

- Mme Rigaud, présidente assesseure,

- M. Danveau, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 22 décembre 2023.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions