LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA02478

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA02478

mardi 30 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA02478
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre-formation à 3
Avocat requérantMCL AVOCATS;PERES;POLETTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 17 décembre 2020 par laquelle le maire de la commune de Saint-Martin-de-Crau lui a infligé un blâme, et d'enjoindre à cette même autorité de la réintégrer, de la recruter en contrat à durée indéterminée, et de reconstituer sa carrière en conséquence depuis son éviction illégale, dans un délai de deux semaines à compter du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ladite astreinte commençant à courir dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.

Par un jugement n° 2101336 du 13 juillet 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme A.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2022, Mme A, représentée par Me Fiol, demande à la Cour :

1°) de réformer le jugement n° 2101336 du 13 juillet 2022 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) d'annuler la décision du 17 décembre 2020 par laquelle le maire de la commune de Saint-Martin-de-Crau lui a infligé un blâme ;

3°) en conséquence, de prononcer l'effacement de la sanction disciplinaire prise à son encontre, et de prononcer sa reconstitution de carrière et le rétablissement dans ses droits à pension en procédant à la régularisation de ses cotisations afférentes à cette période d'éviction, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ladite astreinte commençant à courir dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Martin-de-Crau la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle n'a commis aucun manquement et aucune faute ne peut lui être reprochée ;

- la sanction est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; l'administration n'apporte aucune preuve objective des faits qui lui sont reprochés, qui reposent sur les seules déclarations d'un agent ; la sanction est uniquement motivée par la circonstance qu'elle a sollicité un contrat à durée indéterminée ; elle a été victime d'un harcèlement qui a eu un important retentissement psychologique, physique et professionnel ; cette sanction méconnaît l'article 6 bis de la loi du 6 août 2019 ;

- la sanction est disproportionnée.

Par ordonnance du 28 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 mars 2023 à 12 heures.

Un mémoire, présenté pour la commune de Saint-Martin-de-Crau par Me Ladouari, enregistré le 12 mai 2023 après clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martin,

- les conclusions de M. Angéniol, rapporteur public,

- les observations de Me Chavalarias, substituant Me Fiol, représentant Mme A,

- et les observations de Me Daïmallah, substituant Me Ladouari, représentant la commune de Saint-Martin-de-Crau.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été recrutée au sein des services de la commune de Saint-Martin-de-Crau pour exercer des fonctions d'agent d'entretien des bâtiments communaux et de surveillance aux termes de contrats à durée déterminée successifs conclus entre le 31 mai 2013 et le 18 décembre 2020. Par une décision du 17 décembre 2020, le maire de cette commune lui a infligé un blâme. Mme A relève appel du jugement n° 2101336 du 13 juillet 2022 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale. ", et aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / Premier groupe : / l'avertissement ; / le blâme ; / () ".

3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, pour prononcer la sanction en litige à l'encontre de Mme A, le maire de la commune de Saint-Martin-de-Crau a relevé que le jeudi 5 novembre 2020, alors qu'elle exerçait ses fonctions d'entretien des bâtiments communaux au sein du centre technique municipal des ateliers et des bureaux en binôme avec une collègue de travail, Mme A a mélangé des produits (javel et détartrant), provoquant une émanation de gaz la mettant en danger ainsi que sa collègue, qui a été victime d'une forte crise d'asthme et a dû se rendre en urgence en consultation médicale. La décision attaquée relève également que Mme A n'a pas informé sa hiérarchie de cet évènement ni porté assistance à sa collègue, à laquelle elle a d'ailleurs demandé de taire cet accident. Si Mme A conteste la matérialité de ces faits, il ressort des rapports établis les 9 et 23 novembre 2020 par la responsable du service entretien de la commune et la directrice des ressources humaines qu'au jour de ces faits, précisément à 17 heures, l'agent travaillant en binôme avec Mme A s'est présentée à la responsable du service, avec des difficultés pour parler et respirer, pour lui demander l'autorisation d'aller consulter en urgence son médecin. Après avoir examiné l'intéressée, ce praticien lui a prescrit un arrêt de travail d'une semaine pour une crise d'asthme survenue dans un contexte d'exposition à l'eau de javel et au gel détartrant. Dans ces conditions, la matérialité des faits reprochés à Mme A, qui n'apporte aucune pièce de nature à les remettre en cause, doit être regardée comme établie. Il ressort de surcroît des pièces du dossier que, par plusieurs notes de service, diffusées notamment le 6 mars 2017 et le 8 mai 2020, les agents de la commune ont été informés, à la suite d'un précédent incident, de l'interdiction formelle d'utiliser tous produits chimiques et de procéder à des mélanges avec les produits mis à leur disposition, et d'informer la responsable du service entretien de tout incident. Dans ces conditions, les faits reprochés à Mme A, qui révèlent une absence de respect des consignes de sécurité diffusées par sa hiérarchie, sont fautifs et de nature à justifier une sanction disciplinaire.

5. D'autre part, Mme A, qui se borne à citer les dispositions de l'article 6 bis de la loi du 13 juillet 1983, n'apporte à la Cour aucun élément ou précision de nature à établir qu'elle aurait été victime d'une mesure ou pratique empreinte de discrimination. L'intéressée, qui soutient par ailleurs que la sanction qu'elle conteste est intervenue dans un climat de harcèlement, n'apporte pas davantage d'élément permettant d'établir l'existence du retentissement psychologique, physique et professionnel, résultant du harcèlement qu'elle affirme avoir subi. Au demeurant, la circonstance que la sanction serait intervenue alors que son conseil avait demandé à la commune de poursuivre leur relation dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée n'est pas, à elle seule, de nature à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral.

6. Enfin, eu égard au danger pour la santé et la sécurité des agents que constitue la manipulation de produits d'entretien en dehors de tout respect des consignes de sécurité, et alors même que Mme A ne conteste pas avoir eu connaissance des notes de service précédemment citées, la sanction du blâme qui lui a été infligée, compte tenu par ailleurs des conséquences de la faute commise sur l'état de santé de sa collègue, n'est pas disproportionnée ni entachée d'erreur d'appréciation.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande d'annulation de la décision du 17 décembre 2020. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte doivent être rejetées, ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme B A et à la commune de Saint-Martin-de-Crau.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, où siégeaient :

- M. Marcovici, président,

- M. Revert, président assesseur,

- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 30 mai 2023.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions