mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA02510 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) de l'Aude, l'association Avenir d'Alet, l'association Aide à l'Initiative pour le Respect de l'Environnement (AIRE), M. B C et M. D A ont demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 20 novembre 2014 par lequel le préfet de l'Aude a délivré un permis de construire à la société Véraza Energies pour un parc de trois éoliennes sur le territoire de la commune de Véraza.
Par un jugement n° 1500400 du 13 juillet 2017, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 17MA03931 du 30 juin 2020, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la Ligue de Protection des Oiseaux de l'Aude et autres contre ce jugement.
Par une décision n° 443458 du 22 septembre 2022, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt du 30 juin 2020 et a renvoyé l'affaire à la Cour.
Procédure devant la Cour après renvoi :
Par un mémoire, enregistrée le 27 octobre 2022, la société Véraza Energies, représentée par la société d'avocats BCTG, informe la Cour de l'abandon du projet en litige.
Par un mémoire, enregistré le 6 juillet 2023, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires informe la Cour que, par un arrêté du 17 mai 2023, le préfet de l'Aude a retiré le permis de construire du 20 novembre 2014, ainsi que ses arrêtés modificatifs.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un arrêté du 20 novembre 2014, le préfet de l'Aude a délivré à la société Veraza Energies un permis de construire pour un parc de trois éoliennes sur le territoire de la commune de Veraza, au lieu-dit Brugues d'Al Bourdel, sur le massif de Saint-Salvayre. Par un jugement du 13 juillet 2017, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté la demande de l'association la Ligue pour la Protection des Oiseaux de l'Aude, l'association Avenir d'Alet, l'association Aide à l'Initiative pour le Respect de l'Environnement, M. C et M. A, tendant à l'annulation de cet arrêté. Par un arrêt du 30 juin 2020, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par les requérants contre ce jugement. Par une décision n° 443458 du 22 septembre 2022, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt du 30 juin 2020 et a renvoyé l'affaire à la Cour.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 17 mai 2023, devenu définitif, le préfet de l'Aude a, postérieurement à l'introduction de la requête, retiré le permis de construire accordé le 20 novembre 2014 à la société Veraza Energies, ainsi que les permis modificatifs en date des 10 mai 2016 et 27 juin 2017. Dès lors, les conclusions de la requête de la Ligue pour la Protection des Oiseaux de l'Aude et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 novembre 2014 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
4. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ses frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) de l'Aude et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 novembre 2014 du préfet de l'Aude.
Article 2 : Les conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Ligue pour la Protection des Oiseaux de l'Aude, à l'association Avenir d'Alet, à l'association Aide à l'Initiative pour le Respect de l'Environnement, à M. B C, à M. D A, à la société Véraza Energies et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de l'Aude.
Fait à Marseille, le 5 décembre 2023.
22MA02510
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026