mercredi 24 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA02670 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BAUDUCCO-ROTA-LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler, d'une part, l'arrêté du 10 décembre 2018 par lequel le maire de Pourrières a délivré à cette commune un permis de construire portant sur un complexe sportif existant, sis 18 Route de Pourcieux, lieu-dit C sur le territoire communal, ensemble la décision du 28 février 2019 par laquelle le maire de Pourrières a rejeté son recours gracieux, et, d'autre part, l'arrêté du 26 juillet 2022 du maire de Pourrières portant permis de construire modificatif.
Par un jugement n° 1901359 du 18 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulon a annulé, d'une part, l'arrêté du 10 décembre 2018 du maire de Pourrières, ensemble la décision du 28 février 2019 portant rejet du recours gracieux, et, d'autre part, l'arrêté du 26 juillet 2022 du maire de Pourrières.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 octobre et 23 décembre 2022, la commune de Pourrières, représentée par Me Grimaldi, demande à la Cour :
1°) à titre principal, d'annuler le jugement du 18 octobre 2022 du tribunal administratif de Toulon ; à titre subsidiaire, de prononcer un sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ; à titre infiniment subsidiaire, de ne prononcer qu'une annulation partielle en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ;
2°) de mettre à la charge de Mme B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés contestés ne méconnaissent pas les dispositions des articles UE 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Pourrières et R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le tribunal a dénaturé les pièces du dossier et entaché le jugement attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il a commis une erreur de droit au regard du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles UE 3 du règlement du PLU de Pourrières et R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- les arrêtés contestés ne méconnaissent pas les dispositions de l'article UE 12 du règlement du PLU de Pourrières ;
- le juge de première instance a méconnu son office en s'abstenant de faire usage des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
- les vices entachant les arrêtés contestés sont régularisables au sens des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
- le permis de construire contesté peut faire l'objet d'une annulation partielle au sens des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2023, Mme B, représentée par Me Lhotellier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune de Pourrières la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 22 septembre 2023, la commune de Pourrières, représentée par Me Grimaldi, déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande qu'il soit donné acte de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de la commune de Pourrières est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B tendant à la mise à la charge de la requérante d'une somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Pourrières.
Article 2 : Les conclusions de Mme B tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Pourrières et à Mme A B.
Fait à Marseille, le 24 janvier 2024
nb
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026