LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA02671

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA02671

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA02671
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL BAUDUCCO-ROTA-LHOTELLIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A née D a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2018 par lequel le maire de Pourrières a délivré à cette commune un permis de construire portant sur bâtiment multi-activités et un complexe sportif situé 18 route de Pourcieux, lieu-dit E, sur le territoire communal.

Par un jugement n° 1901359 du 18 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulon, en application de l'article L. 605-5-1 du code de l'urbanisme, a sursis à statuer sur cette demande dans l'attente de la régularisation des vices tirés de la méconnaissance du 2) de l'article UE 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, de l'article UE 7 du règlement du PLU s'agissant de la distance séparant le club-house de la limite de la voie de desserte, et de la méconnaissance de l'article UE 12 de ce règlement s'agissant, premièrement, de l'aire de stationnement de 8 places située au sud-ouest en bordure du terrain de football, de l'aire de stationnement de 9 places en épi située au sud-est sous le terrain de tennis et de l'aire de 6 places prévue au nord-est au niveau de l'accès principal et, deuxièmement, s'agissant des arbres à replanter en remplacement des cyprès existants en limite séparative nord et des arbres à planter dans l'espace paysager bordant le cheminement piétonnier au nord.

Par un jugement du 18 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulon a jugé que les vices relevés dans le jugement avant dire droit et tenant à la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et des articles UE 3 et UE 12 du règlement du plan local d'urbanisme n'avaient pas été régularisés par le permis de construire modificatif délivré le 26 juillet 2022 par le maire de Pourrières, et a annulé l'arrêté portant permis de construire en litige.

Par une requête enregistrée le 27 octobre 2022, et un mémoire complémentaire enregistré le 30 novembre 2022, la commune de Pourrières, représentée par Me Grimaldi, demande à la Cour d'ordonner le sursis à exécution du jugement du 18 octobre 2022 jusqu'à ce que la Cour statue sur sa requête en appel et de mettre à la charge de Mme D la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens de sa requête au fond étant sérieux et de nature à justifier l'annulation du jugement du tribunal administratif de Toulon du 18 octobre 2022, elle est fondée à demander le sursis à exécution du jugement attaqué sur le fondement de l'article R. 811-15 du code de justice administrative ;

- le permis de construire modificatif a régularisé la méconnaissance des articles UE3 et UE12 du règlement du plan local d'urbanisme et R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

Par un mémoire enregistré le 18 novembre 2022, Mme D, représentée par Me Lhotellier, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la commune de Pourrières de la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la commune n'invoque pas de moyens sérieux.

Vu la requête n° 22MA02670, par laquelle la commune de Pourrières relève appel du jugement n° 1901359 du 18 octobre 2022 du tribunal administratif de Toulon.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 décembre 2022 :

- le rapport de M. C,

- et les observations de Me Schwing, représentant la commune de Pourrières, et de Me Lhotellier, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de sursis à exécution :

1. Aux termes de l'article R. 811-14 du code de justice administrative : " Sauf dispositions particulières, le recours en appel n'a pas d'effet suspensif s'il n'en est autrement ordonné par le juge d'appel dans les conditions prévues par le présent titre. ". Aux termes de l'article R. 811-15 du même code : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ".

2. En l'état de l'instruction, les moyens susvisés tirés de ce que le permis de construire ne méconnaît ni les articles UE3 et UE12 du règlement du plan local d'urbanisme de Pourrières ni l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ne paraissent pas sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. Il y a lieu dès lors de rejeter la requête de la commune de Pourrières aux fins de sursis à exécution.

Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge de chaque partie, les frais qu'elles ont exposés, non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la commune de Pourrières est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Pourrières et de Mme D fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Pourrières et à Mme B D.

Fait à Marseille le 15 décembre 2022.nb

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions