LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA02747

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA02747

mercredi 21 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA02747
TypeDécision
Recoursplein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A... D... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de de prescrire une expertise aux fins de déterminer les conditions de sa prise en charge par l’hôpital d’instruction des armées Laveran, à compter du 19 novembre 2014, pour une opération d’une cataracte à l’œil droit.

Par une ordonnance n° 2201579 du 24 octobre 2022, il a été fait droit à cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2022, le ministre des armées demande à la cour de réformer l’ordonnance du 24 octobre 2022 pour limiter la mission de l’expert, s’agissant de l’évaluation de la perte de chance subie par Mme D..., à la communication des probabilités de survenue du préjudice en présence et en l’absence du fait générateur invoqué.

Il soutient que le juge des référés a commis une erreur de droit en demandant à l’expert d’évaluer le taux de perte de chance subie par Mme D..., la détermination de ce taux relevant de l’office du juge.

La requête a été communiquée à Mme D... et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône qui n’ont pas produit de mémoire.






Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


Aux termes du premier alinéa de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête (…) prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction ». En vertu de l’article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d’appel est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.


Par l’ordonnance attaquée du 24 octobre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a, à la demande de Mme D..., ordonné une expertise aux fins de déterminer les conditions de sa prise en charge par l’hôpital d’instruction des armées Laveran, à compter du 19 novembre 2014, pour une opération d’une cataracte à l’œil droit. Aux termes de cette ordonnance, le juge des référés a notamment demandé à l’expert, au point 4° de l’article 1er, « dans l’hypothèse où des manquements des services hospitaliers mis en cause seraient relevés, (d’) indiquer précisément les séquelles en relation directe et exclusive avec chacun de ces manquements, (de) déterminer, dans le cas où ces manquements ne seraient pas la cause directe des préjudices subis mais auraient fait perdre à Mme D... des chances de les éviter, l’importance de cette perte de chance, en pourcentage … ». Le ministre des armées demande la réformation de cette ordonnance en tant seulement que le juge des référés a ainsi demandé à l’expert d’évaluer, le cas échéant, le taux de perte de chance subie par Mme D....


Si le juge administratif ne peut poser à un expert que des questions de fait, à l’exclusion de toute question de droit, la mission ainsi confiée à l’expert ne peut se comprendre, à l’instar, du reste, de celle définie au point 3° s’agissant de l’identification d’éventuelles « fautes médicales, de soins, dans l’organisation du service », que comme visant à donner au juge tous les éléments factuels nécessaires, et notamment la probabilité que Mme D... aurait eu d’être atteinte des séquelles qu’elle a conservées de l’intervention chirurgicale si les éventuels manquements que l’expert constaterait ne s’étaient pas produits et l’ampleur de la perte de chance qu’elle a, en conséquence, subie d’éviter de telles séquelles, pour lui permettre de donner les qualifications juridiques adéquates aux faits que l’expert aura ainsi constatés et analysés au regard de l’état des connaissances scientifiques et techniques qui prévalaient à la date de l’intervention. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de réformer la mission ainsi confiée à l’expert par le juge des référés du tribunal administratif de Marseille.


Il résulte de ce qui précède que la requête du ministre des armées doit être rejetée.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête du ministre des armées est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre des armées, à Mme A... D..., à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône et au docteur C... B..., expert.


Fait à Marseille, le 21 décembre 2022

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions