lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA02851 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET ROSENFELD;AMSELLEM |
Vu la procédure suivante :
Procédures contentieuses antérieures :
I. M. A B a saisi le tribunal administratif de Nice d'une contestation du défaut de réponse de la directrice du centre INRIA de Sophia-Antipolis à son courrier du 16 décembre 2020.
Par une ordonnance n° 2101622 du 3 mai 2021, la présidente du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
II. M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au centre INRIA de Sophia-Antipolis de répondre à son courrier du 16 décembre 2020.
Par une ordonnance n° 2205369 du 14 novembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande et l'a condamné à payer une amende pour recours abusif de 500 euros.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2022, M. B doit être regardé comme faisant appel des ordonnances du 3 mai 2021 et du 14 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Selon l'article R. 811-7 du même code, les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent, en principe, être présentés, à peine d'irrecevabilité, par un avocat.
2. M. B ne peut utilement faire valoir qu'il doit être " dispensé " de l'obligation du ministère d'avocat, " au nom de [sa] liberté fondamentale d'exercer un recours effectif devant un juge ", dès lors qu'une telle obligation ne saurait être regardée, alors qu'un dispositif d'aide juridictionnelle permet aux justiciables dépourvus de ressources de bénéficier de l'assistance d'un avocat à titre gratuit, comme portant atteinte au droit constitutionnel des justiciables d'exercer un recours effectif devant une juridiction ou au droit à un procès équitable tel que garanti par l'article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme.
3. En premier lieu, par une requête enregistrée le 4 juin 2021 au greffe de la cour sous le n° 21MA02182, M. B a déjà fait appel de l'ordonnance n° 2101622 du 3 mai 2021 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande portant sur le défaut de réponse de la directrice du centre INRIA de Sophia-Antipolis à son courrier du 16 décembre 2020. La présidente de la Cour, par une ordonnance en date du 30 mai 2022, a rejeté sa requête pour n'avoir pas été présentée par le ministère d'un avocat et comme étant dès lors manifestement irrecevable.
4. Les conclusions de la présente requête par lesquelles M. B réitère cette précédente requête d'appel, en ne la présentant au demeurant toujours pas par le ministère d'un avocat, ne peuvent ainsi, de plus fort, qu'être rejetées en raison de leur irrecevabilité manifeste.
5. En second lieu, par une requête enregistrée le 28 juin 2021 au greffe de la cour sous le n° 21MA02503, M. B a entendu faire appel de l'ordonnance n° 2103327 du 22 juin 2021 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Nice, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté sa demande portant sur le défaut de réponse de la directrice du centre INRIA de Sophia-Antipolis à son courrier du 16 décembre 2020.
6. En application de l'article L. 523-1 du code de justice administrative, une telle ordonnance a été rendue " en dernier ressort " et ne peut ainsi faire l'objet que d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat. Eu égard à l'abus manifeste du droit d'ester en justice qui caractérise sa requête, en ce qu'elle prolonge et illustre la série des quelque 250 requêtes introduites par M. B devant les juridictions administratives de tous degrés, pour l'essentiel irrecevables ou manifestement infondées et reproduisant des prétentions identiques ou très similaires, il n'y a pas lieu de transmettre cette requête au Conseil d'Etat.
7. Par suite, l'ensemble des conclusions de la requête de M. B doit être rejeté, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 et de l'article R. 351-4 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Marseille, le 5 décembre 202
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026