LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-22MA03120

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-22MA03120

mardi 3 janvier 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-22MA03120
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice de prescrire une expertise aux fins de déterminer les préjudices résultant du défaut de prise en charge médicale d’une blessure à la main droite survenue début décembre 2021, tant lors de sa détention à la maison d’arrêt de Grasse que lors de son placement au centre de rétention administrative de Nice.

Par une ordonnance n° 2202830 du 15 décembre 2022, il n’a pas été fait droit à sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2022, M. B..., représenté par Me Lendom, demande à la Cour :

1°) d’annuler l’ordonnance du 15 décembre 2022 ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande de première instance ;

3°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire.

Il soutient que le juge administratif est compétent pour connaître de sa demande dès lors que des négligences préjudiciables tant de la maison d’arrêt de Grasse que du centre de rétention administrative de Nice seraient de nature à engager la responsabilité de l’Etat ; que la demande d’expertise est formulée dans la perspective d’un tel litige ; qu’il a dû attendre une dizaine de jours avant d’être examiné par le médecin de la maison d’arrêt de Grasse le dernier jour avant sa libération ; que, dès son arrivée au centre de rétention administrative, l’unité médicale a demandé la réalisation de radiographies et le juge des libertés et de la détention a relevé l’absence de soins adéquats et les risques d’aggravation de son état de santé ; qu’il continue d’avoir de vives douleurs.
Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête (…) prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction ». En vertu de l’article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d’appel est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.

Sur l’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire :

Aux termes de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle : « L'aide juridictionnelle peut être demandée avant ou pendant l'instance ». Aux termes de l’article 20 de cette loi : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. (…) ».

M. B..., déjà représenté par un avocat, ne justifie pas du dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle auprès du bureau d’aide juridictionnelle compétent et n’a pas joint à son appel une telle demande. Aucune situation d’urgence ne justifie qu’il soit fait application des dispositions de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Sa demande d’aide juridictionnelle provisoire ne peut, dans ces conditions, qu’être rejetée.

Sur la mesure d’expertise :

M. B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice de prescrire une expertise aux fins de déterminer les préjudices résultant du défaut de prise en charge médicale d’une blessure à la main droite survenue début décembre 2021, tant lors de sa détention à la maison d’arrêt de Grasse que lors de son placement au centre de rétention administrative de Nice, à compter du 15 décembre 2021. Par l’ordonnance attaquée du 15 décembre 2022, le juge des référés a refusé de faire droit à sa demande, au motif que la mesure d’expertise demandée ne satisfait pas à la condition d’utilité requise par les dispositions du code de justice administrative dès lors qu’en l’état des pièces figurant au dossier, d’une part, le « requérant n’apporte aucun élément précis ni sur la date exacte, ni sur les circonstances de l’accident dont il déclare avoir été victime début décembre 2021 dans les locaux de la maison d’arrêt de Grasse » et, d’autre part, « ne démontre pas avoir subi des complications médicales ou un quelconque préjudice résultant du retard de diagnostic qu’il allègue être imputable à l’établissement pénitentiaire ou du CRA de Nice ».

L’utilité d’une mesure d’instruction ou d’expertise qu’il est demandé au juge des référés d’ordonner sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d’une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d’autres moyens et, d’autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l’intérêt que la mesure présente dans la perspective d’un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d’expertise permettant d’évaluer un préjudice, en vue d’engager la responsabilité d’une personne publique, en l’absence manifeste, en l’état de l’instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur (cf. CE, 27.07.2022, n° 459159).

Le requérant qui se borne à reproduire purement et simplement devant le juge d’appel les termes de sa demande de première instance, ne conteste pas les motifs qui ont été opposés à cette demande par le juge des référés de première instance et ne fait état d’aucun élément nouveau propre à établir l’utilité de la mesure d’expertise qu’il demande. En particulier, ainsi que l’a relevé le premier juge, il résulte du compte-rendu établi par le service des urgences du centre hospitalier Simone Veil de Cannes, le 9 février 2022, qu’aucune fracture n’a été « visualisée » et qu’il présente une douleur de la main droite « sans gravité ». S’il produit devant la Cour, le compte-rendu d’une infiltration carpatométacarpienne qui date du 13 avril 2022, cette pièce ne saurait, à elle seule, témoigner des « vives douleurs » qu’il allègue toujours ressentir, à la date de présentation de sa requête d’appel, étant précisé qu’il n’allègue, par ailleurs, aucun déficit fonctionnel. Dans ces conditions, en l’absence manifeste, en l’état de l’instruction, d’un préjudice propre à être évalué par un expert susceptible d’avoir été causé par un retard de prise en charge de l’accident dont M. B... soutient avoir été victime début décembre 2020, le requérant n’est pas fondé à se plaindre que de ce que, par l’ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Marseille, le 3 janvier 2023


Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions