lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA00063 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL GRIMALDI - MOLINA & ASSOCIÉS - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler, d'une part, la lettre du 7 janvier 2021 par laquelle le maire de la commune d'Ollières l'a informée de son licenciement pour insuffisance professionnelle ainsi que la décision du 15 février 2021 rejetant son recours gracieux ; d'autre part, d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2021 par lequel le maire de la commune d'Ollières a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle ; enfin, d'annuler l'arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de la commune d'Ollières a modifié la date de prise d'effet de ce licenciement, ainsi que la décision du 3 mai 2021 rejetant son recours gracieux.
Par un jugement n° 2101823 du 4 juillet 2022, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 9 janvier 2023, Mme B, représentée par Me Khendoudi, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Toulon du 4 juillet 2022 ;
2°) d'annuler la lettre du 7 janvier 2021 par laquelle le maire de la commune d'Ollières l'a informée de son licenciement pour insuffisance professionnelle ainsi que la décision du 15 février 2021 rejetant son recours gracieux ;
3°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2021 par lequel le maire de la commune d'Ollières a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle ;
4°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de la commune d'Ollières a modifié la date de prise d'effet de ce licenciement, ainsi que la décision du 3 mai 2021 rejetant son recours gracieux.
Elle soutient que :
- le jugement du tribunal est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les arrêtés du 25 janvier 2021 et du 15 février 2021 sont insuffisamment motivés ;
- la commission consultative paritaire n'a pas été saisie avant la mesure de licenciement prononcée ;
- la décision de licenciement n'est pas fondée sur des éléments permettant de démontrer son insuffisance professionnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, la commune d'Ollières, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête, qui ne comporte aucune critique du jugement du tribunal, est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, sa demande tendant à l'annulation des décisions litigieuses est irrecevable comme tardive ; le recours formé contre l'arrêté du 25 janvier 2021 qui est confirmatif de la décision du 7 janvier 2021, est irrecevable ; les observations manuscrites portées sur les arrêtés du 25 janvier 2021 et du 15 février 2021 doivent être regardées comme constituant un recours gracieux, de sorte que le deuxième recours gracieux exercé le 12 avril 2021 est irrecevable ;
- à titre infiniment subsidiaire, les moyens soulevés par la requérante sont infondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 28 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : // () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (). "
2. L'article R. 811-2 du code de justice administrative dispose : " Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 à R. 751-4-1 () ".
3. Il ressort des pièces du dossier de première instance, et en particulier de la preuve de distribution du service clients de La Poste adressé au greffe du tribunal administratif de Toulon, que Mme B s'est vu notifier le jugement dont elle relève appel le 8 juillet 2022. Sa requête n'a cependant été enregistrée au greffe de la cour que le 9 janvier 2023, soit après l'expiration du délai prévu par les dispositions précitées de l'article R. 811-2 du code de justice administrative. La requête d'appel, présentée tardivement, est par suite tardive et, comme telle, entachée d'une irrecevabilité manifeste qui n'est pas susceptible d'être régularisée. Il y a donc lieu de la rejeter, en toutes ses conclusions, par application des dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune d'Ollières présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Ollières présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune d'Ollières.
Fait à Marseille le 8 janvier 2024.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026