jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA00075 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FESSLER JORQUERA & ASSOCIES;VAILLANT;POLETTI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société civile immobilière Victor Hugo 21 a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble de condamner le centre hospitalier Alpes-Isère à lui payer une provision de 498 571,49 euros, à parfaire, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2202198 du 9 novembre 2022, la juge des référés a fait droit à cette demande.
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Lyon, et un mémoire récapitulatif enregistré le 17 février 2023, le centre hospitalier Alpes-Isère, représentée par Me Vivien, conclut :
1°) à l'annulation de cette ordonnance ;
2°) à titre principal, au rejet de la demande de provision ;
3°) à titre subsidiaire, à ce que le versement de cette provision soit conditionné à la constitution d'une garantie par la société Victor Hugo 21 ;
4°) en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de cette société.
Il soutient que :
- le juge des référés a fait une analyse erronée de ses moyens, et omis de se prononcer sur les moyens dont il était réellement saisi ;
- l'obligation dont se prévaut la société Victor Hugo 21 est sérieusement contestable.
Par une ordonnance n° 22LY03446 du 8 décembre 2022, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis le dossier de cette requête au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Par une décision n° 469599 du 6 janvier 2023, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué le jugement de la requête à la cour administrative d'appel de Marseille.
Procédure devant la Cour :
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 3 et 20 février 2023, la société Victor Hugo 21, représentée par la SCP Fessler-Jorquera et Associés, doit être regardée comme concluant au rejet de la requête, à ce qu'une somme supplémentaire de 60 633,83 euros soit mise à la charge du centre hospitalier au titre du premier trimestre de l'année 2023, et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que les moyens de l'appel sont infondés, et qu'elle a droit en outre à une majoration de la somme due à titre de provision.
Par une lettre du 6 mars 2023, les parties ont été informées que la décision à intervenir dans cette affaire est susceptible d'être fondée sur le moyen tiré de ce que l'intervention de l'arrêt n° 21MA04312 du 27 février 2023 statuant au fond sur le litige opposant les parties prive l'ordonnance contestée du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble de son effet exécutoire, ce qui a pour conséquence de priver l'appel dirigé contre cette ordonnance de son objet.
Par un mémoire, enregistré le 9 mars 2023, la société Victor Hugo 21 s'est désistée de ses conclusions.
Par un mémoire, enregistré le 10 mars 2023, le centre hospitalier Alpes-Isère maintient ses conclusions en déclarant ne pas s'opposer au prononcé d'un non-lieu à statuer.
Vu la décision du 1er septembre 2022 désignant M. Renaud Thielé, président assesseur de la 6ème chambre de la Cour, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les décisions des juges des référés statuant en première instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée ;
- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics ;
- le décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qu'il a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".
2. Par un arrêt n° 21MA04312 en date du 27 février 2023, la Cour, statuant au fond sur le litige opposant la société Victor Hugo 21 et le centre hospitalier, a annulé le contrat de bail en l'état futur d'achèvement conclu le 31 août 2017 entre le centre hospitalier Alpes-Isère et la société Victor Hugo 21, et rejeté les demandes de cette société tendant à la condamnation du centre hospitalier Alpes-Isère, présentées sur un fondement contractuel et quasi-contractuel, à lui payer une somme au titre des locaux mis à sa disposition en vertu de ce bail.
3. Cet arrêt statuant au fond sur le litige opposant les parties prive l'ordonnance contestée du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble de son effet exécutoire, ce qui a pour conséquence de priver l'appel dirigé contre cette ordonnance de son objet.
4. Par ailleurs, la société Victor Hugo 21 s'est désistée de son appel incident. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu de lui en donner acte.
5. L'article L. 761-1 du code de justice administrative fait obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge du centre hospitalier, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de la société Victor Hugo 21 à ce même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête du centre hospitalier Alpes-Isère.
Article 2 : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions présentées par la société Victor Hugo 21 dans la présente instance.
Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier Alpes-Isère tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier Alpes-Isère et à la société Victor Hugo 21.
Fait à Marseille, le 16 mars 2023. 2
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026