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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA00429

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA00429

mercredi 19 avril 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA00429
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L'association U Levante a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler l'arrêté du maire de Calenzana en date du 6 octobre 2020 octroyant un permis de construire à M. A pour une maison, une piscine et clôture en limite de propriété.

Par un jugement n° 2001322 du 6 décembre 2022, le tribunal administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 6 octobre 2020.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2023, M. B A, représenté par Me Giovannangeli, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du 6 décembre 2022 ;

2°) rejeter la requête présentée par l'association U Levante en première instance ;

3°) de mettre à la charge de l'association U Levante ou de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le maire de de la commune de Calenzana a, par un arrêté du 6 octobre 2020, délivré à M. A un permis de construire pour une maison d'une surface de plancher de 168 m², une piscine d'une surface de 55 m² et une clôture sur la parcelle cadastrée E 465. Le tribunal administratif de Bastia a fait droit à la requête de l'association U Levante dirigée contre l'arrêté du 6 octobre 2020.

2. D'une part aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". D'autre part, aux termes de l'article R. 811-2 : " Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 et R. 751-4 ".

3. Le jugement attaqué rendu le 6 décembre 2022 a été notifié à M. A le lundi 12 décembre 2022 accompagné d'un courrier du greffier mentionnant expressément que le délai d'appel est de deux mois à compter de la notification du jugement. La requête d'appel de M. A n'a été enregistré que le mardi 21 février 2023, soit après l'expiration du délai d'appel de deux mois. Par suite, la requête de M. A est tardive et entachée d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Corse.

Fait à Marseille, le 19 avril 2023.

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