LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA00585

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA00585

vendredi 23 février 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA00585
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3
Avocat requérantCABINET CORNET-VINCENT-SEGUREL CVS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'avis de sommes à payer émis le 7 mai 2019 à son encontre par le département des Alpes-Maritimes pour le recouvrement des indemnités de 2 390,20 euros mises à sa charge du fait de l'occupation du domaine public au cours de l'année 2018, à fin d'entreposage d'un navire et d'une structure de type Algeco, d'annuler le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé le 3 décembre 2020, d'adresser diverses injonctions au département, et de condamner la collectivité à lui verser la somme de 300 000 euros en réparation des préjudices subis.

Par un jugement n° 1903196, 2000450 du 24 janvier 2023, le tribunal administratif de Nice a rejeté ses demandes.

Procédure devant la Cour :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 mars et 6 octobre 2023, ainsi qu'un mémoire enregistré le 26 décembre 2023 et non communiqué, M. A, représenté par Me Frölich, demande à la Cour :

1°) d'annuler ce jugement du 24 janvier 2023 ;

2°) d'annuler l'avis de sommes à payer émis le 7 mai 2019 ;

3°) de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes une somme de 7 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-le jugement est irrégulier dès lors qu'il ne vise pas le mémoire produit par ses soins le 12 décembre 2021 qui demandait une jonction d'instance supplémentaire dans l'intérêt de la bonne administration de la justice ;

-il disposait d'une autorisation de stationnement avant la reprise du service en régie par le département, à un tarif beaucoup plus faible que celui appliqué et dont il s'est toujours acquitté ;

-la redevance demandée en application de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques n'est pas justifiée au regard des tarifs applicables pour le stationnement sur un terre-plein non aménagé comme des caractéristiques et de la durée d'entreposage du container.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 août et 15 décembre 2023, le département des Alpes-Maritimes, représenté par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la requête est non fondée dans les moyens qu'elle soulève.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code général de la propriété des personnes publiques ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme Poullain,

-les conclusions de M. Guillaumont, rapporteur public,

-et les observations de M. A et de Me Pichon, représentant le département des Alpes-Maritimes.

Une note en délibéré présentée par M. A a été enregistrée le 9 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Le navire de M. A, dénommé le " Trait d'Union ", construit en 1948, était stationné en cale sèche, aux côtés d'une structure de type Algeco que ce dernier utilisait à fin de stockage, sur le terre-plein dit " C " du port de Villefranche-Darse situé à Villefranche-sur-Mer lorsque, le 1er janvier 2018, le département des Alpes-Maritimes a repris, en régie simple, la gestion de ce port, jusqu'alors confiée à la chambre de commerce et d'industrie. M. A relève appel du jugement du tribunal administratif de Nice ayant notamment rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'avis de sommes à payer émis le 7 mai 2019 à son encontre par le département des Alpes-Maritimes pour le recouvrement des indemnités mises à sa charge du fait de l'occupation du domaine public au cours de l'année 2018, à hauteur de la somme de 2 390,20 euros.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Si le requérant fait valoir que le tribunal administratif a, en méconnaissance des prescriptions de l'article R. 741-2 du code de justice administrative, omis de mentionner, dans les visas, le mémoire qu'il avait présenté dans l'instance n° 2000450 le 12 décembre 2021, lequel avait été produit avant la clôture de l'instruction et comportait des conclusions nouvelles tendant à une jonction d'affaires, une telle circonstance n'est, par elle-même, pas de nature à vicier la régularité du jugement attaqué dès lors que le tribunal n'était tenu ni de viser de telles conclusions, qui portent sur les pouvoirs propres du juge, ni d'y répondre explicitement, et qu'il n'est pas allégué que ledit mémoire aurait comporté d'autres éléments nouveaux auquel il n'aurait pas été répondu dans les motifs.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

3. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique () donne lieu au paiement d'une redevance () ". Aux termes de l'article L. 2125-3 du même code : " La redevance due pour l'occupation ou l'utilisation du domaine public tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l'autorisation ".

4. Le gestionnaire du domaine public est fondé à réclamer à l'occupant qui utilise de manière irrégulière le domaine une indemnité compensant les revenus qu'il aurait pu percevoir d'un occupant régulier pendant cette période. A cette fin, il doit rechercher le montant des redevances qui auraient été appliquées si l'occupant avait été placé dans une situation régulière, soit par référence à un tarif existant, lequel doit tenir compte des avantages de toute nature procurés par l'occupation du domaine public, soit, à défaut de tarif applicable, par référence au revenu, tenant compte des mêmes avantages, qu'aurait pu produire l'occupation régulière de la partie concernée du domaine public. La circonstance que l'occupation en cause serait irrégulière soit du fait qu'elle serait interdite, soit du fait que l'utilisation constatée de celui-ci contreviendrait aux termes de l'autorisation délivrée, n'empêche pas le gestionnaire du domaine de fixer le montant de l'indemnité due par l'occupant irrégulier par référence au montant de la redevance exigible, selon le cas, pour un emplacement similaire ou pour une utilisation procurant des avantages similaires.

5. En premier lieu, eu égard aux exigences qui découlent tant de l'affectation normale du domaine public que des impératifs de protection et de bonne gestion de ce domaine, l'existence de relations contractuelles en autorisant l'occupation privative ne peut se déduire de sa seule occupation effective, même si celle-ci a été tolérée par l'autorité gestionnaire et a donné lieu au versement de redevances domaniales. En conséquence, une convention d'occupation du domaine public ne peut être tacite et doit revêtir un caractère écrit. Ainsi, M. A ne saurait soutenir qu'il n'occupait pas irrégulièrement le domaine public portuaire en se prévalant de l'accord tacite de son précédent gestionnaire et de l'acquittement des redevances qui lui étaient jusqu'alors demandées, alors qu'il n'est pas contesté qu'il ne disposait d'aucune autorisation écrite. Il ne saurait davantage prétendre détenir un droit au maintien du tarif jusqu'alors acquitté.

6. En second lieu, le règlement intérieur des ports départementaux de Villefranche-sur-Mer, approuvé par délibération du 8 décembre 2017, prévoit une grille tarifaire pour l'usage des quais, une seconde pour l'utilisation de la " Zone technique ", et une troisième correspondant au stationnement " Domanial ". Il n'est pas allégué que cette tarification ne tiendrait pas compte des avantages de toute nature procurés par l'occupation du domaine public.

7. D'une part, pour fixer l'indemnité mise à la charge de M. A pour l'entreposage de son bateau, les services du port se sont référés, non pas au tarif du stationnement de la " Zone technique " correspondant aux aires de carénage, mais à celui fixé pour le " Stationnement des navires et remorques " par la troisième grille. M. A ne saurait dès lors contester cette référence au motif qu'il n'a pas bénéficié d'une aire de carénage. Il ne saurait davantage prétendre à l'application, au sein de la grille de stationnement " Domanial ", du tarif " Terre-plein non aménagé " dès lors que le stationnement des navires et remorques y fait l'objet d'une tarification spécifique, nécessairement exclusive de ce dernier tarif.

8. D'autre part, le tarif " Terre-plein non aménagé " distingue un tarif générique et un tarif pour les " Entreposages divers autorisés (conteneurs) ". Les services du port se sont dès lors à bon droit référé, malgré l'absence d'autorisation de M. A, s'agissant de la structure de type Algeco parfaitement assimilable à celle d'un conteneur, à ce dernier tarif. Le requérant n'établit pas que la durée d'entreposage retenue pour calculer l'indemnité mise à sa charge ne correspondrait pas au temps effectif durant lequel il a laissé cette structure sur le terre-plein.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'avis de sommes à payer émis le 7 mai 2019 à son encontre.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge du département des Alpes-Maritimes qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A une somme à verser au département sur ce fondement.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le département des Alpes-Maritimes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au département des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 9 février 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Chenal-Peter, présidente de chambre,

- Mme Vincent, présidente assesseure,

- Mme Poullain, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 23 février 2024.

fa

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions