LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA00834

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA00834

lundi 17 avril 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA00834
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La SAS Allamanno a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de prescrire une expertise aux fins de rechercher tous les éléments permettant d'évaluer la nature, la consistance et le montant des prestations qu'elle a réalisées en exécution du lot n° 1 du marché public de travaux conclu avec la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence pour l'extension et la rénovation de l'école de management Kedge Business School de Marseille, et notamment d'évaluer les prestations supplémentaires qu'elle aurait effectuées ainsi que les difficultés qu'elle auraient rencontrées et de préciser les causes, l'imputabilité et les conséquences de l'allongement du délai d'exécution.

Par une ordonnance n° 2205829 du 14 mars 2023, il n'a pas été fait droit à sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 6 avril 2023, la SAS Allamanno, représentée par Me Carillo, demande à la Cour :

1°) d'annuler l'ordonnance du 14 mars 2023 ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande de première instance ;

3°) de mettre à la charge de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le litige concernant l'exécution d'un marché public de travaux située à Marseille, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille était territorialement et matériellement compétent ; que son appel est formé dans le délai de 15 jours ; que l'ordonnance attaquée est irrégulière faute d'avoir répondu tant à l'ensemble des objets de la mesure d'expertise demandée tels qu'énumérés dans son mémoire en réplique enregistré le 17 septembre 2022 qu'à l'ensemble des moyens développés au soutien de l'utilité de cette mesure ; que la mesure d'expertise qu'elle demande est utile dans le cadre du litige sur le décompte général et définitif du marché qui l'oppose à la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence, afin d'analyser les insuffisances, erreurs et incohérences affectant le projet élaboré par le maître d'œuvre, les fautes du mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre dans le cadre de sa mission de direction de l'exécution des travaux, les faits ou fautes imputables au maître d'ouvrage, les sujétions techniques imprévisibles qu'elle a subies, le règlement partiel par le maître d'ouvrage des travaux supplémentaires ainsi que les faits imputables à la société Gotec chargée d'une mission d'OPC ; que, de même, seul un expert pourra donner un avis technique sur les causes de l'allongement du délai d'exécution et son imputabilité à tel ou tel intervenant ; que ni son mémoire en réclamation, ni les pièces produites au débat ne sauraient se substituer à l'avis technique voire comptable d'un expert d'autant qu'elle ne possède pas les pièces afférents aux 20 autres lots du marché ; que la mission d'expertise demandée ne porte que sur l'appréciation de questions de fait et non de questions de droit ; que la saisine du juge du fond ne fait pas obstacle à la désignation d'un expert par le juge des référés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête () prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". En vertu de l'article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d'appel est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.

2. La SAS Allamanno a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de prescrire une expertise aux fins de rechercher tous les éléments permettant d'évaluer la nature, la consistance et le montant des prestations qu'elle a réalisées en exécution du lot n° 1 du marché public de travaux qu'elle a conclu avec la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence pour l'extension et la rénovation de l'école de management Kedge Business School de Marseille, et notamment d'évaluer les prestations supplémentaires qu'elle aurait effectuées ainsi que les difficultés qu'elle auraient rencontrées et de préciser les causes, l'imputabilité et les conséquences de l'allongement du délai d'exécution. Par l'ordonnance attaquée du 14 mars 2023, la juge des référés a refusé de faire droit à sa demande.

Sur la régularité de l'ordonnance :

3. En premier lieu, si la juge des référés du tribunal administratif a résumé cursivement la mission que la SAS Allamanno souhaitait voir confier à l'expert, en indiquant qu'elle visait à analyser les " difficultés qu'elle a rencontrée dans l'exécution du lot 1 (du marché mentionné au point 1) et d'en déterminer les conséquences économiques, de fournir tous éléments pour établir les comptes entre les parties et pour déterminer les imputabilités ", elle ne s'est pas méprise sur l'objet de la mesure d'expertise ainsi demandée, lequel est afférent au litige relatif au règlement de ce marché qui l'oppose à la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence, la société requérante n'ayant jamais soutenu, y compris aux termes du mémoire du 17 septembre 2022, du reste, dûment visé par l'ordonnance attaquée, qu'elle demandait le prononcé d'une mesure d'expertise également dans la perspective d'une action en responsabilité quasi-délictuelle qu'elle serait susceptible d'exercer à l'encontre des autres co-contractants.

4. En second lieu, en jugeant que " les parties disposent de tous les éléments, notamment techniques, produits notamment dans le cadre du mémoire de réclamation, permettant d'évaluer, par postes, le montant des sommes réclamées par la société Allamanno au maître d'ouvrage ", que la mission confiée à l'expert " ne pourrait, à ce stade, consister qu'à fournir une appréciation sur la valeur et la pertinence de ces éléments et donc apprécier le bien-fondé de la réclamation alors que les questions de droit ne relèvent pas de (sa) compétence " et qu'enfin, " il appartiendra au juge du fond, saisi dans le cadre de l'instance n° 2206073, s'il s'estime insuffisamment éclairé par les éléments produits, de faire procéder à une expertise ", la juge des référés doit être regardée comme ayant motivé de façon suffisante, eu égard à son office, le rejet de la mesure d'expertise qui lui était demandée, quand bien même elle n'a pas écarté explicitement tous les arguments invoqués par la société requérante à l'appui de cette utilité.

5. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'irrégularité de l'ordonnance attaquée doit être écarté.

Sur le bien-fondé de l'ordonnance :

6. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. S'il résulte de l'article R. 625-1 du code de justice administrative qu'il peut être fait application des dispositions de l'article R. 532-1, alors même qu'une requête au fond est en cours d'instruction, il appartient au juge des référés d'apprécier l'utilité de la mesure demandée sur ce fondement (cf. CE, 27.11.2014, n° 385843 et 385844).

7. A la date de la présente ordonnance, comme, du reste, à la date à laquelle la juge des référés du tribunal administratif s'est prononcée, est pendante devant le tribunal administratif de Marseille une requête, enregistrée sous le n° 2206073, présentée par la SAS Allamanno tendant à la condamnation in solidum de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence et des sociétés GPAA et GOTEC à lui verser la somme de 2 019 062,69 euros TTC, au titre du solde restant dû du lot n° 1 du marché mentionné au point 1. La société requérante fait valoir qu'elle a été contrainte de déposer ce recours dans le délai de six mois prévu par l'article 50.32 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés publics de travaux mais que le juge du fond n'a été saisi que le 20 juillet 2022, soit postérieurement à sa demande en référé, enregistrée le 13 juillet. La société requérante allègue également l'urgence à disposer de l'avis d'un expert, en se bornant à soutenir, à l'appui de cette allégation, que sa trésorerie est fortement obérée par ce litige, ce dont, au demeurant, elle ne justifie pas. Ces seules circonstances ne sont toutefois pas de nature à conférer à la mesure d'expertise qu'il est ainsi demandé au juge des référés d'ordonner un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge saisi de cette requête, pourra décider, le cas échéant, dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction.

8. Il résulte de ce qui précède que la SAS Allamanno n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par l'ordonnance attaquée, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SAS Allamanno est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Allamanno.

Fait à Marseille, le 17 avril 2023LH

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions