LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA00877

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA00877

lundi 17 avril 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA00877
TypeDécision
Recoursplein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A C a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de prescrire une expertise médicale portant sur les conditions de sa prise en charge par l'hôpital Nord de Marseille, à compter du 2 mai 2020, pour le traitement d'un traumatisme affectant son œil gauche, consécutif à un accident domestique dont il a été victime le 20 mars précédent.

Par une ordonnance n° 2207344 du 28 mars 2023, il n'a pas été fait droit à sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2023, M. C représenté par Me Attanasio, demande à la cour :

1°) d'annuler l'ordonnance du 28 mars 2023 ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande de première instance ;

3°) de condamner l'assistance publique - hôpitaux de Marseille (APHM) aux entiers dépens.

Il soutient qu'il n'a pas librement consenti aux deux interventions chirurgicales qui ont été pratiquées ; que l'expert désigné n'a pas répondu à la 5ème question de sa mission sur l'information qui lui a été délivrée ; qu'il n'a pas précisé si d'autres options thérapeutiques étaient envisageables ; que l'hôpital Nord a commis des fautes et des négligences dans la tenue de son dossier médical ; que l'expert désigné n'a pas répondu à la 9ème et à la 10ème question de sa mission sur l'évaluation du préjudice qu'il a subi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête () prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". En vertu de l'article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d'appel est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.

2. Par une ordonnance du 28 mai 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a confié au docteur D B, ophtalmologue, une expertise médicale portant sur les conditions de prise en charge de M. C par l'hôpital Nord de Marseille, à compter du 2 mai 2020, pour le traitement d'un traumatisme affectant son œil gauche consécutif à un accident domestique dont il a été victime le 20 mars précédent, deux interventions chirurgicales ayant ainsi été pratiquées sur M. C, la première, le 25 mai, pour l'ablation de fragments cristalliniens, la seconde, le 27 juillet, pour une greffe de cornée transfixiante à visée antalgique. L'expert a déposé son rapport le 23 février 2022. Par une requête enregistrée le 31 août 2022 et alors même qu'il ne faisait état d'aucun élément nouveau, M. C a demandé qu'une seconde expertise soit ordonnée portant sur les mêmes chefs de mission et confiée à un autre expert. Par l'ordonnance attaquée du 28 mars 2023, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a refusé de faire droit à sa demande, au motif que, celle-ci visant, en réalité, à contester le bien-fondé de l'expertise déjà réalisée, il ne pourrait appartenir, le cas échéant, qu'au juge du fond éventuellement saisi d'apprécier, au vu de l'ensemble des pièces du dossier, s'il y a lieu d'ordonner une nouvelle expertise.

3. Il résulte du rapport déposé par le docteur B, d'une part, que les traitements administrés à M. C étaient adaptés à son état et, en particulier, que les deux interventions chirurgicales pratiquées étaient légitimes, et, d'autre part, que les préjudices dont se plaint l'intéressé sont la " conséquence de l'état préalable à (sa) prise en charge ", étant rappelé que son œil gauche est non voyant depuis son adolescence et qu'il a subi un traumatisme du fait d'un accident domestique. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'expert doit ainsi bien être regardé comme ayant répondu à la 9ème et à la 10ème question de sa mission portant sur la détermination des éléments de préjudice propres à justifier une indemnisation et, le cas échéant, sur les perspectives d'aggravation ou d'amélioration de son état, dès lors qu'il estimait qu'aucun préjudice indemnisable ne pouvait être imputé à sa prise en charge par l'hôpital Nord de Marseille, à compter du 2 mai 2020.

4. Si l'expert n'a pas recherché, ainsi qu'il lui était demandé aux termes de la 5ème question de sa mission, si M. C avait bénéficié d'une information suffisante, et ne s'est pas prononcé, ce qui ne lui était, du reste, pas formellement demandé, sur le caractère libre et éclairé de son consentement préalable aux interventions chirurgicales pratiquées, au regard notamment de l'éventualité d'autres options thérapeutiques, le prononcé d'un complément d'expertise sur ces points n'apparaît, en tout état de cause, pas présenter le caractère d'utilité requis par l'article R. 532-1 du code de justice administrative, dès lors qu'ainsi qu'il a été dit au point précédent, l'expert n'a identifié aucun préjudice imputable à ces interventions.

5. Enfin, la circonstance que l'hôpital Nord aurait commis des fautes ou des négligences dans la tenue du dossier médical de M. C est, en tout état de cause, sans incidence sur l'utilité du prononcé d'une nouvelle mesure d'expertise.

6. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Marseille, le 17 avril 2023LH

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions