lundi 19 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA00964 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | RAVESTEIN;DS AVOCATS - PARIS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a contesté devant le tribunal administratif de Marseille une " décision " du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 10 mars 2023.
Par une ordonnance n° 2302920 du 31 mars 2023, la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2023, et un mémoire enregistré le
6 décembre 2023, M. B, représenté par Me Ravestein, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 31 mars 2023 ;
2°) d'annuler la décision de rejet de sa demande d'autorisation préalable à l'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle du 16 février 2023 ;
3°) d'enjoindre au CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable à l'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir.
Il soutient que :
- son recours n'était pas irrecevable ;
- la décision du CNAPS est intervenue au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que les agents qui ont consulté son dossier n'y étaient pas habilités ;
- l'enquête administrative menée par le CNAPS est irrégulière à défaut de saisine préalable de la police nationale ou de la gendarmerie nationale ;
- le CNAPS a commis une erreur d'appréciation.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille du 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. C pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B relève appel de l'ordonnance du 31 mars 2023 par laquelle la présidente de la 9ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête dirigée contre une décision du CNAPS du 10 mars 2023, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ".
3. Il ressort du dossier de première instance que M. B a contesté, devant le tribunal administratif, un courrier du CNAPS du 10 mars 2023, qui se borne à accuser réception de la demande de l'intéressé de délivrance d'une autorisation préalable en vue d'accéder à une formation d'agent privé de sécurité, et à l'informer des voies et délais de recours applicables dans l'hypothèse où une décision implicite de rejet naîtrait du silence du directeur du CNAPS, à l'issue d'un délai de deux mois à compter de la réception de la demande. M. B précise par ailleurs en cause d'appel qu'il a reçu une décision non datée portant refus de délivrance d'une autorisation préalable au mois d'avril 2023, qu'il a contestée devant le tribunal administratif de Marseille par une requête du 4 mai 2023 enregistrée sous le n° 2304229. Dans ces conditions, M. B ne conteste pas utilement le caractère irrecevable de sa requête de première instance en ce qu'elle vise un acte ne faisant pas grief, et par conséquent insusceptible de faire l'objet d'un recours.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B, qui est manifestement infondée au sens du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris ses conclusions à fin d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Ravestein.
Copie en sera adressée au conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Marseille, le 19 février 2024.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026