mercredi 20 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA01421 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | TOSI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la nomination de M. D B au sein du conseil municipal de Cuers.
Par une ordonnance n° 2301575 du 30 mai 2023, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté cette demande comme irrecevable, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et infligé à M. C une amende pour recours abusif d'un montant de 1 000 euros.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 14 juin 2023, et un mémoire enregistré le 24 novembre 2023, M. C, représenté par Me Tosi, demande à la Cour d'annuler cette ordonnance en tant seulement qu'elle lui inflige une amende pour recours abusif.
Il soutient que cette amende est injustifiée.
La solution de cette affaire étant certaine, et insusceptible de préjudicier au droit des autres parties de première instance, l'affaire a été dispensée d'instruction par le président de la 6ème chambre de la Cour en application de l'article R. 611-8 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. Renaud Thielé, président assesseur de la 6ème chambre pour présider, en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative, la formation de jugement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Renaud Thielé, rapporteur,
- et les conclusions de M. François Point, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
2. La requête de M. C, qui était tête de liste électorale aux élections municipales de Cuers (Var) en 2020, tendait à la suspension de la désignation d'un conseil municipal en ses lieux et place, après qu'il a eu été contraint de démissionner en application de l'article L. 46 du code électoral. Cette demande de suspension était justifiée par le fait que M. C avait, par une requête distincte du 8 novembre 2022, contesté sa propre démission d'office en soulevant une question prioritaire contestant la constitutionnalité de l'article L. 46, qui prévoit une incompatibilité entre les fonctions de militaire en position d'activité et le mandat de conseiller municipal dans les communes de plus de 9 000 habitants.
3. Ce recours n'ayant aucun caractère abusif, M. C est fondé à soutenir qu'en lui infligeant une amende de 1 000 euros, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Toulon a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'article 2 de l'ordonnance n° 2301575 du 30 mai 2023 du président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Toulon est annulé.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 11 décembre 2023, où siégeaient :
- M. Renaud Thielé, président assesseur, présidant la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative,
- Mme Isabelle Gougot, première conseillère,
- Mme Isabelle Ruiz, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 décembre 2023. 2
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026