lundi 18 mars 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA01427 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MIMOUNA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 22 mars 2023 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination de son pays d'origine, lui interdisant de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an et procédant à son inscription au système d'information Schengen (SIS).
Par un jugement n° 2302867 du 11 mai 2023, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 7 juin 2023, M. A, représenté par Me Mimouna, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement de la magistrate désignée par la présidente du tribunal de Marseille du 11 mai 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 mars 2023 ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le jugement attaqué est insuffisamment motivé dans sa réponse au moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige ;
- il est entaché de contradiction et la première juge n'a pas précisé les critères qui l'ont conduite à estimer que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation de M. A ;
- le tribunal n'a pas répondu de manière pertinente et convaincante au moyen tiré de ce que l'arrêté en litige a méconnu son droit d'ester en justice et son droit à un procès équitable garanti par les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le tribunal a fait une appréciation erronée de sa situation personnelle ;
Sur la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle méconnaît les dispositions de l'article 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée au regard de sa vie privée et familiale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. A par une décision du 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité algérienne, demande l'annulation du jugement par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête dirigée contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 22 mars 2023 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination de son pays d'origine, lui interdisant de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an et procédant à son inscription au système d'information Schengen (SIS).
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. En écartant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige en indiquant que " l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de M. A, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cet énoncé suffit à mettre utilement en mesure le requérant de discuter et le juge de contrôler les motifs de cette décision. () " au point 5 du jugement, la première juge a suffisamment motivé son jugement sur ce point.
4. Le requérant soutient par ailleurs que le jugement serait contradictoire pour avoir indiqué d'une part, " l'arrêté attaqué qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de M. A ", et d'autre part que " l'arrêté attaqué repose sur un examen particulier de la situation de l'intéressé. ". D'une part, la circonstance que le préfet ne mentionne pas l'ensemble des éléments de la situation personnelle de M. A ne signifie pas qu'il n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation. D'autre part, la citation du jugement faite par le requérant est tronquée, et la première juge a indiqué à la fin du point 5 du jugement attaqué que " () Contrairement à ce qui est soutenu, eu égard à la motivation circonstanciée, l'arrêté attaqué repose sur un examen particulier de la situation de l'intéressé. ". Dans ces conditions, le jugement n'est pas entaché de contradiction et la première juge a au demeurant explicité les raisons pour lesquelles elle avait considéré que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation de M. A.
5. Enfin, hormis dans le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative attaquée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. M. A ne peut donc utilement se prévaloir de l'absence de pertinence des réponses de la première juge ou de l'appréciation erronée qu'elle aurait porté sur sa situation pour contester la régularité du jugement attaqué et en demander l'annulation. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. A, célibataire et sans enfant, soutient résider habituellement sur le territoire national depuis qu'il y est entré au cours de l'année 2019, sans toutefois l'établir, aux côtés de sa mère et ses deux sœurs. Les deux attestations établies le 23 mars et le 25 avril 2023 par sa sœur titulaire d'une carte de séjour, qui sont toutes deux postérieures à l'arrêté en litige, et les copies de cartes d'admission à l'aide médicale d'état dont il a bénéficié du 9 novembre 2016 au 20 août 2021 puis du 22 septembre 2022 au 21 septembre 2023 ne permettent cependant pas d'établir à elles seules que M. A résiderait habituellement sur le territoire ainsi qu'il le soutient, son passeport, dont il ne produit que la première page, lui ayant d'ailleurs été délivré le 4 janvier 2023 en Algérie ainsi que le fait valoir le préfet dans ses écritures de première instance. Si M. A fait valoir que sa mère et ses deux sœurs résident régulièrement sur le territoire, il ne produit aucune pièce, hormis l'attestation de sa sœur Latifa qui indique le numéro de sa carte de séjour, afin de l'établir, et ne démontre en tout état de cause pas l'existence de liens qu'il entretiendrait avec elles. Si l'attestation précitée du 25 avril 2023 de la sœur du requérant indique que M. A s'occupe de ses enfants et des tâches quotidiennes, elle n'est corroborée par aucune autre pièce du dossier. M. A n'établit pas plus être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de trente-cinq ans, en dépit du décès de son père qui est intervenu cours de l'année 2014 ainsi qu'il l'a indiqué lors de son audition par les services de police. Si M. A produit l'extrait du répertoire Sirene indiquant qu'il a créé une entreprise de construction le 1er mars 2023, cette circonstance, eu égard à son caractère très récent et en l'absence d'autres éléments, ne permet pas d'établir une insertion socioprofessionnelle significative, M. A ayant par ailleurs bénéficié de l'assistance d'un interprète lors de son audition par les services de police. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux conditions de séjour de M. A sur le territoire, le préfet des Bouches-du-Rhône, en l'obligeant à quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ce refus a été pris. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;() 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
9. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet a refusé d'octroyer un délai de départ volontaire à M. A aux motifs qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, et qu'il souhaite se maintenir sur le territoire national. Ces trois motifs pouvaient, en application des dispositions précitées des 1°) 4°) et 8°) de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, légalement fonder cette décision. Si M. A fait valoir qu'il justifie de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il a un passeport en cours de validité et qu'il est hébergé par sa sœur, les seules attestations d'hébergement susmentionnées établies par cette dernière ne permettent pas d'établir qu'il justifie d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. M. A ne fait valoir aucune circonstance particulière permettant d'établir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
11. Il résulte de ces dispositions, que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-1-0, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
12. D'une part, M. A a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. L'intéressé n'a justifié d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, c'est à bon droit que le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de prendre à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français. D'autre part, il résulte des termes de l'arrêté en litige que, pour fixer à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet s'est fondé sur l'absence de résidence habituelle du requérant sur le territoire depuis l'année 2019, sur le fait qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, et que, célibataire et sans enfant, il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dès lors, quand bien même l'intéressé n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ni ne représente de menace pour l'ordre public, le préfet des Bouches-du-Rhône, qui a en outre suffisamment motivé sa décision, n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire à un an.
13. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7, la décision portant interdiction de retour n'est pas disproportionnée quant au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant eu égard aux buts poursuivis, et le préfet, par suite, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A, qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Mimouna.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 18 mars 2024.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026