LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA01704

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA01704

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA01704
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantSELARL VEBER ASSOCIES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Le centre de ressources, d'expertise et de performance sportive (CREPS) Provence-Alpes-Côte d'Azur a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des cotisations de taxe sur les salaires auxquelles il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018.

Par un jugement no 2102990 du 18 avril 2023, le tribunal administratif de Marseille a réduit les bases d'imposition à hauteur des rémunérations versées aux agents de l'Etat y exerçant leurs fonctions, et a déchargé le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur des montants correspondants.

Procédure devant la cour :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 juillet et le 15 novembre 2023, le 16 janvier et le 7 mai 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du 18 avril 2023 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) de remettre à la charge du CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur les impositions dégrevées en exécution du jugement.

Il soutient que :

-sa requête est recevable ;

-le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur est l'employeur des agents de l'État qui y sont affectés, au sens du 1 de l'article 231 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense récapitulatif, enregistré le 9 juillet 2024, le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur, représenté par la SELARL Veber associés avocats, demande à la cour :

1°) de rejeter la requête du ministre ;

2°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge de l'État en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est tardive ;

- le moyen soulevé par le ministre n'est pas fondé ;

-les rémunérations sont exonérées en application du quatrième alinéa du 1. de l'article 231 du code général des impôts.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

-le code du sport ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu en audience publique :

- le rapport de M. Mérenne,

- et les conclusions de M. Ury, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur a été assujetti à la taxe sur les salaires au titre des années 2017 et 2018. Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique fait appel du jugement du 18 avril 2023 par lequel le tribunal administratif de Marseille a réduit l'assiette de cette taxe à hauteur des rémunérations versées aux agents de l'Etat y exerçant leurs fonctions, et a déchargé le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur des montants correspondants.

Sur le fond :

2. D'une part, aux termes du 1 de l'article 231 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années en litige : " Les sommes payées à titre de rémunérations aux salariés, à l'exception de celles correspondant aux prestations de sécurité sociale versées par l'entremise de l'employeur, sont soumises à une taxe égale à 4,25 % de leur montant évalué selon les règles prévues à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale, sans qu'il soit toutefois fait application du deuxième alinéa du I et du 6° du II du même article. Cette taxe est à la charge des entreprises et organismes qui emploient ces salariés, () qui paient ces rémunérations lorsqu'ils ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée ou ne l'ont pas été sur 90 % au moins de leur chiffre d'affaires au titre de l'année civile précédant celle du paiement desdites rémunérations. () ". La taxe sur les salaires est due par tout employeur à raison des rémunérations versées à ses employés, quelles que soient les modalités de paiement de celles-ci.

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 114-1 du code du sport : " Les centres de ressources, d'expertise et de performance sportive sont des établissements publics locaux de formation dans les domaines du sport, de la jeunesse et de l'éducation populaire. " Ces établissements exercent, au nom de l'État, les missions prévues à l'article L. 114-2 du même code, et peuvent exercer, au nom de la région, les missions prévues à l'article L. 114-3. L'article L. 114-12 prévoit qu'ils " disposent, pour l'accomplissement de leurs missions, des équipements, des personnels et des crédits qui leur sont attribués par l'État et la région. " Le 1° de l'article L. 114-4 précise à cet effet que l'État a la charge : " De la rémunération des agents de l'État exerçant dans les centres de ressources, d'expertise et de performance sportive, sous réserve de l'article L. 114-6 ". Le 2° du III de l'article R. 114-20 ajoute que les ressources du centre comprennent notamment " La subvention de l'Etat au titre des dépenses dont il a la charge en application de l'article L. 114-4 ". Enfin, le I de l'article L. 114-16 dispose que : " Par dérogation à la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, à la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et à la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, les agents de l'Etat ou de la région affectés dans un centre de ressources, d'expertise et de performance sportive conservent leur statut, sont administrés par la personne publique dont ils relèvent et sont placés sous l'autorité du directeur de l'établissement. Ils sont représentés au sein des instances relatives au dialogue social et aux conditions de travail de l'établissement. "

4. Il résulte de ces dispositions que les agents de l'État affectés dans les centres de ressources, d'expertise et de performance sportive sont recrutés et affectés par l'État, qui gère leur carrière et conserve, corrélativement à son pouvoir de nomination, le pouvoir disciplinaire à leur égard. Ces agents restent couverts par les dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État et par leurs statuts particuliers. Leur rémunération est à la charge par l'État. Ces agents sont placés sous l'autorité du directeur du centre, qui, conformément au troisième alinéa de l'article L. 114-11 du code du sport, représente l'État au sein de l'établissement, en particulier dans le cadre des missions exercées par ces agents au nom de l'État. Il suit de là que, quand bien même leur rémunération est versée par le centre, qui bénéficie en contrepartie d'une subvention de l'État, ces agents ont l'État pour employeur. Par suite, le tribunal administratif a retenu à bon droit que la rémunération de ces agents devait être exclue de l'assiette de la taxe dont le CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur est redevable.

5. Il résulte de ce qui précède que le ministre n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a déchargé le CREPS de la taxe sur les salaires à laquelle il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018. Sa requête doit donc être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros au CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique est rejetée.

Article 2 : L'État versera la somme de 2 000 euros au CREPS Provence-Alpes-Côte d'Azur en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au centre de ressources, d'expertise et de performance sportive (CREPS) Provence-Alpes-Côte d'Azur et au ministre du budget et des comptes publics.

Copie en sera adressée pour information à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, où siégeaient :

- Mme Paix, présidente,

- M. Platillero, président-assesseur,

- M. Mérenne, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.

No 23MA01704

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions