mercredi 6 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA01993 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner le centre hospitalier d'Hyères à lui payer la somme de 4 548 euros en réparation des préjudices subis en lien avec sa prise en charge à compter du 11 mai 2017 par l'établissement hospitalier.
La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Var a demandé au tribunal administratif de condamner le centre hospitalier d'Hyères à lui payer la somme de 79 019,15 euros au titre de ses débours exposés pour M. B, assortie des intérêts au taux légal avec capitalisation, et la somme de 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Par un jugement n° 2100453 du 13 juillet 2023, le tribunal administratif de Toulon a condamné le centre hospitalier d'Hyères à payer à M. B une somme de 2 500 euros, et à la CPAM du Var une somme de 79 019,15 euros au titre des débours assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 mars 2021 avec capitalisation, et une somme de 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2023, le centre hospitalier d'Hyères, représenté par Me Zandotti, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Toulon du 13 juillet 2023 en tant qu'il l'a condamné à payer à la CPAM du Var diverses sommes ;
2°) à titre principal, de rejeter la demande de la CPAM du Var hormis le remboursement de la somme de 1 793 euros correspondant à l'hospitalisation du 3 août 2017 ;
3°) à titre subsidiaire, de limiter à 50% les demandes indemnitaires de la CPAM du Var portant sur les sommes versées à compter du 4 octobre 2017, soit 40 406,07 euros ;
4°) de rejeter les conclusions de la CPAM du Var relatives à l'application du taux d'intérêt légal et à la capitalisation des intérêts et de réduire la somme sollicitée au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative " Toute partie présente dans une instance devant le tribunal administratif ou qui y a été régulièrement appelée, alors même qu'elle n'aurait produit aucune défense, peut interjeter appel contre toute décision juridictionnelle rendue dans cette instance. Toutefois, le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : () 8° Sauf en matière de contrat de la commande publique sur toute action indemnitaire ne relevant pas des dispositions précédentes, lorsque le montant des indemnités demandées n'excède pas le montant déterminé par les articles R. 222-14 et R. 222-15 ; () ". Aux termes de l'article R. 222-14 de ce code : " Les dispositions du 10° de l'article précédent sont applicables aux demandes dont le montant n'excède pas 10 000 euros. ". Enfin, aux termes de l'article R. 222-15 du même code : " Ce montant est déterminé par la valeur totale des sommes demandées dans la requête introductive d'instance. Les demandes d'intérêts et celles qui sont présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 sont sans effet sur la détermination de ce montant. ()". Il résulte de ces dispositions que le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort sur les actions indemnitaires lorsque le montant des indemnités demandées dans le mémoire introductif d'instance, à l'exclusion des demandes d'intérêts et de celles qui sont présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, est inférieur ou égal à 10 000 euros.
2. D'autre part, en vertu de l'article R. 351-2 du même code, lorsqu'une cour administrative d'appel est saisie de conclusions qu'elle estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, le dossier doit être transmis au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire.
3. M. B a présenté le 22 février 2021 devant le tribunal administratif de Toulon une demande tendant à la condamnation du centre hospitalier d'Hyères à lui payer la somme de 4 548 euros. La requête dont a été saisi le tribunal administratif tend ainsi à la condamnation à une somme inférieure à 10 000 euros, sans qu'il y ait lieu de prendre en compte pour la détermination du seuil défini par l'article R. 222-15 du code de justice administrative les débours demandés par ailleurs par la CPAM du Var en cours d'instance par un mémoire enregistré le 18 mars 2021 (CE, 8.03.2006, n°267873 et 2368042). Le Conseil d'État est seul compétent pour connaître de la contestation du jugement. Il y a donc lieu, par application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, de transmettre cette requête au Conseil d'Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête du centre hospitalier d'Hyères est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier d'Hyères.
Fait à Marseille, le 6 septembre 2023.
N°23MA01993
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026